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Turquie, Syrie et...
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narine
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Inscrit le: 24 Jan 2007
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MessagePosté le: 22 Aoû 2014 5:49    Sujet du message: Répondre en citant

cengiz-han a écrit:
C'est le début de la fin je dirais...

Il était le ministres des affaires étrangÚres qui voulait un conflit avec la Syrie... Dieu merci des écoutes nous ont sauvé.

On avait accusĂ© le "paralel" mais peut-ĂȘtre que c'est l'Allemagne qui Ă©coutait la Turquie qui a sauvĂ© la Turquie en rendant public cette rĂ©union soit disant ultra secrete!!!


Un peu plus haut sur cette page, il y a une traduction partielle de ces écoutes téléphoniques sous le titre:
"La Turquie prĂ©parait une opĂ©ration ‘sous faux drapeau’ pour agresser la Syrie"

Le problÚme c'est que jusqu'à quand les américains vont se servir de ces cireurs de chaussures?
Bien que mĂ©diatiquement ils font la guerre Ă  l’État Islamique qui est leur propre crĂ©ation, mais ils savent aussi qui est T.Erdogan ou Ahmet Davutoglu ou encore Hakan Fidan !
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narine
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Inscrit le: 24 Jan 2007
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MessagePosté le: 23 Aoû 2014 4:46    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
La rĂ©solution internationale de lutte contre l’EIIL : vĂ©ritĂ© ou duperie?


Par Amin Hoteit
Mondialisation.ca, 21 août 2014
thawra.alwehda.gov.sy





Ces derniers jours ont vu l’Occident camper deux positions Ă  l’encontre de « Daech », le crĂ©ateur du califat Islamique en Irak et en Syrie [EIIL] ; la premiĂšre s’étant traduite par des frappes aĂ©riennes US sur le nord de l’Irak Ă  la frontiĂšre du Kurdistan ; la seconde s’étant soldĂ©e par une rĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© contre « Daech » et « Jabhat al-Nosra ».

Certains pourraient expliquer ces prises de position par le fait que l’Occident aurait finalement dĂ©cidĂ© d’admettre la vĂ©ritĂ© et de s’attaquer sĂ©rieusement au terrorisme pratiquĂ© par ces deux organisations. Est-ce le cas ?

En rĂ©ponse, nous disons qu’un dossier ne se lit pas en partant de la derniĂšre page, voire de la derniĂšre ligne, mais qu’il nous faut lier les choses les unes aux autres, respecter le passĂ© pour comprendre le prĂ©sent et prĂ©voir l’avenir, et ramener le secondaire Ă  l’essentiel pour en dĂ©duire le vĂ©ritable objectif.

Par consĂ©quent, nous devons partir d’une vĂ©ritĂ©, reconnue par tous, qui se rĂ©sume Ă  dire que l’émergence de ces deux organisations terroristes est indissociable de l’Occident, de ses alliĂ©s et de ses instruments rĂ©gionaux, Ă©tant donnĂ© qu’il est dĂ©sormais incontestablement Ă©tabli et largement documentĂ© que la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar sont les pays qui ont parrainĂ©, financĂ©, et couvĂ© ces deux organisations dans l’espoir d’abattre l’État syrien et de l’extirper en tant que citadelle mĂ©diane de l’Axe de la RĂ©sistance, en prĂ©lude Ă  l’anĂ©antissement de l’ensemble des chainons de cet Axe, comme le voudrait le projet amĂ©ricano-sioniste. Autant de vĂ©ritĂ©s dĂ©masquĂ©es qui ne peuvent mĂȘme plus Ă©chapper aux gens ordinaires ou Ă  ceux qui ne souhaitent pas faire l’effort de consacrer un peu de leur temps aux questions politiques et stratĂ©giques.

D’autre part et sur la base de preuves tangibles, il est Ă©vident que le lĂąchage de Daech sur la Syrie, et Ă  partir de lĂ  sur l’Irak, est survenu :

en premier lieu dans un contexte que nous pouvons dĂ©signer par « la stratĂ©gie de l’ordre serrĂ© » contre l’Axe de la rĂ©sistance ; ce qui nous rappelle l’opĂ©ration adoptĂ©e par M. Bachir Gemayel pendant la guerre civile lorsqu’il a appelĂ© Ă  « l’unification de tous les fusils chrĂ©tiens », opĂ©ration qui a conduit Ă  la formation des « Forces Libanaises » et Ă  son Ă©lection, en tant que leur commandant en chef, Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique au cours de l’invasion israĂ©lienne du Liban en 1982 [1 ]

en second lieu dans le cadre de la mise en Ɠuvre du nouveau plan US consistant Ă  saigner l’Axe de la RĂ©sistance et Ă  couper son cordon matĂ©riel avec la RĂ©sistance palestinienne Ă  Gaza ; un plan que Daech s’est chargĂ© d’exĂ©cuter en Irak, en Syrie, au Liban et qu’IsraĂ«l s’est chargĂ© d’exĂ©cuter Ă  Gaza.

C’est pourquoi, bien que certains pourraient penser que l’Occident refuse le comportement criminel de Daech et qu’il s’est effectivement dĂ©cidĂ© Ă  le combattre autant par des frappes aĂ©riennes que par une rĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU, nous pensons qu’il serait prudent d’aller au-delĂ  de l’arbre qui cache la forĂȘt et, en l’occurrence, de nous mĂ©fier des piĂšges tendus par les Occidentaux. En effet :

Les frappes aĂ©riennes US sur l’Irak :

Nous ne croyons absolument pas que les frappes aĂ©riennes sur l’Irak aient Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©es pour la sĂ©curitĂ© et la souverainetĂ© de l’Irak ou, comme le prĂ©tendent certains politiciens irakiens qui cherchent Ă  les justifier, conformĂ©ment au prĂ©tendu accord stratĂ©gique du dit « Contrat sĂ©curitaire amĂ©ricano-irakien ». Si tel Ă©tait le cas, les États-Unis auraient frappĂ© au moment oĂč les autoritĂ©s irakiennes ont officiellement demandĂ© leur aide pour contrer l’avancĂ©e de L’EIIL [2] au lendemain de la mise en scĂšne de « l’invasion daĂ©chienne de Mossoul » [3] ou, tout au moins, quand leurs satellites ont enregistrĂ© l’exĂ©cution de 1700 personnes dans Mossoul et ses environs, ou encore lorsqu’ils ont eu confirmation des actes gĂ©nocidaires et crimes contre l’humanitĂ© commis par Daech contre les YĂ©zidis Ă  Sinjar et contre les chrĂ©tiens ou d’autres minoritĂ©s tout autour de Mossoul. Mais rien de tout cela n’a eu lieu. En revanche, Obama a clairement dĂ©clarĂ© que « les États-Unis ont un intĂ©rĂȘt stratĂ©gique Ă  arrĂȘter les avancĂ©es de l’EIIL et qu’ils ne serviraient pas de forces aĂ©riennes aux chiites irakiens ou Ă  toute autre faction » [4].

C’est Ă  la lumiĂšre de cette dĂ©claration que nous devons interprĂ©ter les frappes aĂ©riennes en Irak. Nous n’irons pas jusqu’à dire que les États-Unis, qui ont crĂ©Ă© et nourri l’organisation terroriste Al-QaĂŻda et ses diverses branches, se sont retournĂ©s contre leur crĂ©ature en fin de parcours. Mais nous disons que c’est parce qu’ils ont vu leurs intĂ©rĂȘts menacĂ©s par des « Ă©lĂ©ments indisciplinĂ©s » au sein de Daech, qu’ils ont lancĂ© leur aviation pour Ă  la fois :

punir les dévoyés et rappeler à Daech les limites politiques et terrestres fixées au préalable,

se disculper face aux accusations de nombre d’analystes et de chercheurs qui les jugent responsables du terrorisme de Daech,

s’assurer de l’intĂ©gritĂ© des frontiĂšres du Kurdistan irakien qu’ils n’ont cessĂ© d’utiliser contre notre rĂ©gion tel un poignard plantĂ© Ă  mi-chemin entre indĂ©pendance inachevĂ©e vis-Ă -vis de l’Irak et rĂ©tablissement impossible de son lien organique avec l’État central irakien, d’oĂč le nouveau concept d’« État quasi-indĂ©pendant » !

Ceci sans omettre la possibilitĂ© pour les États-Unis de crĂ©er un prĂ©cĂ©dent sur lequel ils pourraient s’appuyer, plus tard, pour justifier une intervention militaire en Syrie sous prĂ©texte de frapper Daech, puis laisser la situation Ă©voluer dans le sens souhaitĂ© sans avoir Ă  se heurter Ă  n’importe quel obstacle d’oĂč qu’il vienne. C’est, Ă  notre avis, la raison de l’adoption de la RĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© et c’est ce que nous nous proposons de dĂ©montrer.

La rĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU N° 2170 [5]

Cette rĂ©solution -dont le projet a Ă©tĂ© soumis au Conseil de sĂ©curitĂ© par l’Occident et sous la prĂ©sidence de la Grande-Bretagne- aussi importante soit-elle d’un point de vue principiel, ne remĂ©die en rien au problĂšme. Certes, elle condamne Daech et Al-Nosra ainsi que tous ceux qui les soutiennent, invite Ă  les combattre, appelle Ă  l’interdiction de leur financement direct ou indirect, de leur armement, de leur acheminement, etc., mais une Ă©tude dĂ©taillĂ©e et approfondie nous fait penser Ă  la fable de la montagne ayant accouchĂ© d’une souris !

En effet, malgrĂ© son importance juridique, cette rĂ©solution est vide de tout processus opĂ©rationnel et de tout ce qui pourrait amener Ă  demander des comptes aux États qui soutiennent Daech et facilitent ses opĂ©rations criminelles, alors que le monde entier est dĂ©sormais au courant, tout du moins, du rĂŽle jouĂ© par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar hier et aujourd’hui.

À cela, il nous faut ajouter, l’irritation manifeste du prĂ©sident britannique de la sĂ©ance du Conseil de sĂ©curitĂ© devant les interventions des dĂ©lĂ©guĂ©s de la Syrie [6] et de l’Irak, irritation interprĂ©tĂ©e comme un refus de permettre le moindre Ă©clairage sur les lacunes de la rĂ©solution et ce qu’elle pouvait dissimuler.

C’est pourquoi et en dĂ©pit de tout ce qui a Ă©tĂ© dit Ă  propos de cette rĂ©solution, nous pensons que son seul point positif est la reconnaissance unanime, par tous les membres du Conseil de sĂ©curitĂ©, de la vĂ©racitĂ© des dĂ©clarations antĂ©rieures de la Syrie quant au caractĂšre terroriste des deux organisations prĂ©citĂ©es. Ce qui implique que la Syrie subit une agression Ă©trangĂšre terroriste et non une rĂ©volution populaire, comme certains États membres de ce mĂȘme Conseil de sĂ©curitĂ© continuent de prĂ©tendre !

Mis Ă  part ce constat, nous ne voyons dans cette rĂ©solution rien qui puisse donner satisfaction ou inspirer un sĂ©rieux espoir quant Ă  la volontĂ© de l’Occident de lutter contre le terrorisme. À ce propos, nous profitons de cette occasion pour poser quelques questions Ă  ceux qui ont Ă©tĂ© les inspirateurs du projet de cette rĂ©solution et qui ont poussĂ© Ă  son adoption, donc aux États-Unis et Ă  la Grande-Bretagne en particulier :

1. Pourquoi Abou Bakr al-Baghdadi et ses 12 collaborateurs immĂ©diats ne figurent-ils pas sur la liste du terrorisme international ? Pourquoi n’a-t-on pas gelĂ© leurs avoirs ? Pourquoi n’ont-ils pas Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©s devant la Cour pĂ©nale internationale par dĂ©cision du Conseil de sĂ©curitĂ© ? Cette derniĂšre dĂ©cision aurait-elle Ă©tĂ© compromettante pour les fonctionnaires US photographiĂ©s en compagnie d’Al-Baghdadi et d’autres ?

2. Qui fournit Ă  Daech les cartes dĂ©taillĂ©es des territoires syrien et irakien ? Qui prĂ©cise Ă  Daech les points forts de la structure dĂ©fensive Ă  Ă©viter et les points faibles Ă  infiltrer dans ces deux pays ? Qui planifie les invasions de Daech en fonction de ces renseignements ? N’est-ce pas les forces qui possĂšdent des satellites braquĂ©s sur la rĂ©gion et les agences de renseignement internationales, notamment celles des États-Unis et de l’OTAN ?

3. La Turquie, membre de l’OTAN, n’est-elle pas le seul pays Ă  travers lequel transite le pĂ©trole volĂ©, en Syrie et en Irak, pour ĂȘtre vendu sur le marchĂ© international et notamment Ă  l’Europe ; ce qui rapporterait Ă  Daech trois millions de dollars par jour ? Pourquoi ne pas prendre des mesures radicales contre la Turquie pour arrĂȘter cela ?

4. La Turquie n’est-elle pas dĂ©sormais le principal point de passage des terroristes de Daech vers la Syrie et l’Irak ? Pourquoi ne pas leur interdire ses ports et aĂ©roports ? Pourquoi ne lui adresse-t-on pas un simple blĂąme ?


5. N’est-il pas notoirement Ă©tabli que le Qatar, l’Arabie saoudite et d’autres États du Golfe financent en permanence ces deux organisations terroristes qui ont justement adoptĂ© l’idĂ©ologie du wahhabisme alliĂ© aux USA ? [7].

Beaucoup de questions Ă  poser avec Ă  chaque fois des rĂ©ponses qui indiquent que si l’Occident en gĂ©nĂ©ral et l’AmĂ©rique en particulier avaient sĂ©rieusement voulu combattre le terrorisme de Daech et de Jabhat al-Nosra, ils auraient pu tarir les sources de leur force en quelques mois, si bien que nous n’aurions mĂȘme pas besoin d’une quelconque rĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU. Les États-Unis et leurs alliĂ©s dans l’OTAN ainsi que les Ă©tats rĂ©gionaux, qui leur sont infĂ©odĂ©s, en seraient capables Ă  partir du moment oĂč ils le dĂ©cideraient. Mais la dĂ©cision devrait venir des USA et elle ne viendra pas, car les États-Unis voit toujours dans le terrorisme, et ses bandes armĂ©es, son « armĂ©e secrĂšte » qui lui permet d’atteindre des objectifs que son armĂ©e conventionnelle est incapable d’atteindre !

Finalement, la rĂ©solution 2170 s’explique par le fait que l’Occident, qui porte la responsabilitĂ© physique et morale des crimes de Daech et de Jabhat al-Nosra, a cherchĂ© Ă  se disculper de son propre crime en le niant, tout en crĂ©ant un prĂ©cĂ©dent qui justifierait des frappes aĂ©riennes US sur le territoire syrien sous couvert de la guerre contre Daech
 et c’est contre cela que nous devons prĂ©venir !

Dr Amin Hoteit

18/08/2014



Source : Al-Thawra, al Wehda [Syrie]

http://thawra.alwehda.gov.sy/_print_veiw.asp?FileName=9743819720140818002513

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca



Notes :

[1] OpĂ©ration Paix en GalilĂ©e ou Invasion du Liban de 1982 : Le 6 Juin 1982, l’armĂ©e israĂ©lienne envahit le sud du Liban, officiellement dans le but de faire cesser les attaques palestiniennes de l’OLP lancĂ©es depuis le Liban


[2] L’Irak demande aux États-Unis d’intervenir contre les djihadistes

http://www.lesoir.be/576062/article/actualite/monde/2014-06-18/l-irak-demande-aux-etats-unis-d-intervenir-contre-djihadistes

[3] Quels sont les buts de la mise en scùne de l’invasion de l’Irak par l’EIIL?

http://www.mondialisation.ca/quels-sont-les-buts-de-la-mise-en-scene-de-linvasion-de-lirak-par-leiil/5389190
[4] Obama Vows To Continue Iraq Air Strikes ‘If Necessary’

http://www.defensenews.com/article/20140809/DEFREG04/308090014/Obama-Vows-Continue-Iraq-Air-Strikes-Necessary-

[5] La rĂ©solution N°2170 : le conseil de sĂ©curitĂ© adopte Ă  l’unanimitĂ© une rĂ©solution sur l’interdiction de tout support Ă  “l’EIIL” et au “front Nosra”

http://www.sana.sy/fr/?p=8681

[6] VidĂ©o : Intervention du Dr Bachar al-Jaafari, dĂ©lĂ©guĂ© permanent de la Syrie auprĂšs des Nations Unies, suite Ă  l’adoption de la rĂ©solution 2170

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=s4IzgpvOetw

[7] US Sponsored “Islamic Fundamentalism”: The Roots of the US-Wahhabi Alliance

http://www.globalresearch.ca/us-sponsored-islamic-fundamentalism-the-roots-of-the-us-wahhabi-alliance/5303558



Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.


J'aurais aimé lire vos pronostics maintenant que A.Davutoglu sera premier ministre turc et Hakan Fidan futur ministre des affaires extérieures!
Allez, lachez-vous ! Smile
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narine
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MessagePosté le: 26 Aoû 2014 22:48    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, pour le moment Hakan Fidan ne semble pas devenir ministre des affaires extérieures! Very Happy Mais on ne sait jamias ! Very Happy

Deux images assez révoltantes:
Le premier est Ă  Rakka en Syrie, oĂč on voit comment les femmes esclaves sont traitĂ©es par l'EIIL :




La seconde image de Mosul- Irak, Marché de femmes esclaves sans différence ethnique.
Les femmes enlevées en Syrie et Irak (Il y a bien des femmes kurdes, yézidis, alevis, turkmÚnes et chrétiens!) sont vendues au marché de Mosul.
Certaines personnes disent qu'elles prient pour détourner le sujet de l'image, mais si on regarde bien les femmes de devant sont bien enchainées les unes aux autres :




New-York Times d'aujourd'hui accuse la Turquie de soutenir les djihadistes d'EIIL :

Citation:
New York Times'tan TĂŒrkiye'ye Ɵok suçlama
ABD'nin New York Times gazetesinin baƟyazısında TĂŒrkiye'yi terör örgĂŒtĂŒ IÞİD'e destek vermekle suçladı!



Ortadoğu'da dehƟet saçan Irak Þam Ä°slam Devleti (IÞİD) dĂŒnyanın da gĂŒndeminde. ABD’nin saygın gazetelerinden New York Times, TĂŒrkiye’nin IÞİD örgĂŒtĂŒnĂŒn militanlarının sınırlarından geçmesine ve silah taĆŸÄ±masına mĂŒsaade ettiğini öne sĂŒrdĂŒ.

IÞİD'in, tarihteki 'en baƟarılı radikal örgĂŒt' olduğu vurgulanan yazıda, çözĂŒm adına bölgedeki MĂŒslĂŒman ĂŒlkelerin IÞİD’in durdurulması için adım atması gerektiğine iƟaret edildi.

TÜRKİYE DURMALI

New York Times, gazetesinde yer alan baƟyazıda IÞİD’in bugĂŒne kadar, bölgedeki birçok MĂŒslĂŒman ĂŒlkeden beslenerek gĂŒcĂŒnĂŒ artırdığı ifade edildi. Kuveyt, Katar, Suudi Arabistan ve TĂŒrkiye’nin dolaylı yoldan IÞİD’e destek olmakla suçlandığı baƟyazıda, “IÞİD, Kuveyt ve Katar’daki baÄŸÄ±ĆŸĂ§Ä±lardan finansal destek aldı. Suudi Arabistan Suriyeli muhaliflere adeta silah yağdırdı ve IÞİD’e gidip gitmediğini hiç umursamadı. TĂŒrkiye, IÞİD’li miltanlara ve sınırlarından silahların geçiƟine mĂŒsaade etti. Bunların hepsi durmalı” ifadelerine yer verildi.

UZUN BÄ°R OPERASYON GEREK

BaƟyazıda, “Medeni dĂŒnyayı dehƟete dĂŒĆŸĂŒren gaddar bir örgĂŒt” olarak tanımlanan IÞİD’e karĆŸÄ± ABD’nin yalnız savaƟamayacağı ifade edildi. ABD Merkez Kuvvetler Komutanlığı (CENTCOM) verilerine göre 8 Ağustos'tan bu yana ABD ordusunun IÞİD’e yönelik gerçekleƟtirdiği toplam 96 hava saldırısının, dini azınlıklar ve diğer halkı biraz olsun rahatlatmÄ±ĆŸ olsa da yeterli olamacayağının dile getirildiği baƟyazıda, IÞİD’in yok edilmesi veya bĂŒyĂŒk ölĂ§ĂŒde zayıflatılabilmesi için uzun dönem ve organize bir operasyonun gerektiği belirtildi.

ÖrgĂŒtĂŒn, ABD ve Batı dĂŒnyasına tehdit olabileceği görĂŒntĂŒsĂŒ verse de asıl bĂŒyĂŒk bedeli MĂŒslĂŒmanlara ödettiğine dikkat çekilerek, Obama’nın “Ortadoğu’daki hĂŒkĂŒmet ve halklar, IÞİD kanserinin yayılmasını engellemek, ortadan kaldırmak adına ortak çaba göstermeli” Ɵeklindeki ifadelerinde haklı olduğu vurgulandı.

IÞİD TARİHİN EN BAÞARILI ÖRGÜTÜ

BaƟyazıda, Savunma Bakanı Chuck Hagel’in IÞİD’e yönelik “Daha önce gördĂŒklerimizin çok ötesinde...” açıklaması hatırlatılarak, bunun sebebinin, IÞİD’in çok yönlĂŒlĂŒÄŸĂŒ, maddi gĂŒcĂŒ ve taktiksel yetenekleri olduğu kaydedildi. Hatta bazı analistlerin daha da öteye giderek IÞİD’i "tarihin en baƟarılı radikal örgĂŒtĂŒ" olarak tanımladığına da dikkat çekildi.

BÖLGESEL BİR ASKERİ GÜCE İHTİYAÇ VAR

ÇözĂŒm adına bölgedeki MĂŒslĂŒman ĂŒlkelerin IÞİD’in durdurulması için adım atması gerektiğine vurgu yapan gazete, TĂŒrkiye ve Körfez Arap Ülkeleri İƟ Birliği Konseyi’nin desteklerini içeren bölgesel bir askeri gĂŒcĂŒn ihtiyaç olabileceğini kaydetti. BaƟyazıda, “Bu, kesinlikle para, istihbarat paylaĆŸÄ±mı, diplomatik iƟbirliği ve IÞİD’e yönelik finansmanın kesilmesi ile ĂŒlkeler arasında IÞİD militanlarının dolaĆŸÄ±mının engellenmesi için net bir plan gerektiriyor” ifadelerine yer verildi.

BaƟyazıda ayrıca, MĂŒslĂŒman ĂŒlkeleri içeren geniƟ katılımlı ĂŒlkeler koalisyonunda, IÞİD’e yönelik askeri tehdidin yanı sıra bölgedeki siyasi ve dini problemlerin de ele alınması gerektiğinin altı çizildi.

http://www.cumhuriyet.com.tr/haber/dunya/110523/New_York_Times_tan_Turkiye_ye_sok_suclama.html


New York Times a bien raison, on voit ci-dessous un stand de campagne d'aide Ă  EIIL Ă  Fatih-Istanbul :



Et le prefet d'Istanbul comme à son habitude dira qu'ils n'ont pas demandé d'authorisation, donc la préfecture n'était pas au courant !! Laughing
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cengiz-han
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MessagePosté le: 28 Aoû 2014 0:54    Sujet du message: Répondre en citant

Il est évident que l'Occident ou les USA seront obligés d'anéantir une nouvelle fois le frankenstein qu'ils ont crée.

A quel prix?

Et les femmes? Marché aux femmes en 2014 d'une part et à Fatih Istanbul d'autre part on collecte des fonds pour ces créateurs qui se réclament d'Islam...

Le tableau est énormément affligeant, frustrant, enlÚve l'espoir.

Au fait combien de million de femmes, citoyennes turques ont voté pour Erdogan?
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narine
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MessagePosté le: 29 Aoû 2014 20:38    Sujet du message: Répondre en citant

Si vous avez déjà pensé que Besancenot était un manipulateur manipulé :

Citation:
France: L'offensive de l'EIIL en Irak révÚle le soutien de la pseudo-gauche à la guerre en Syrie
Par Alex Lantier
27 juin 2014


L'offensive de la milice Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL) contre le rĂ©gime irakien soutenu par les Etats-Unis, dĂ©masque de façon dĂ©vastatrice la politique pro-impĂ©rialiste du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France. SidĂ©rĂ© par le tournant pris par l'EIIL qui passe d'une guerre en Syrie, soutenue par le NPA, Ă  une guerre en Irak, qui empiĂšte sur les intĂ©rĂȘts impĂ©rialistes français, le NPA prend un virage Ă  180 degrĂ©s, critiquant avec cynisme l'EIIL tout en minimisant le risque d'une nouvelle guerre des Etats-Unis et de l'OTAN en Irak, qui pourrait dĂ©vaster la rĂ©gion et le monde.

La brÚve analyse des événements par le NPA, intitulée « L'offensive de l'EIIL en Irak » cherche à camoufler le rÎle central joué par la politique de l'impérialisme américain et européen dans la création de cette crise, une politique que le NPA a farouchement soutenue.

Le NPA ne fait peser la responsabilitĂ© du bain de sang que sur le rĂ©gime fantoche d'Irak, conduit par les chiites et Ă  la botte des Etats-Unis. DĂ©plorant le fait que le premier ministre irakien Nouri al-Maliki « avait donc laissĂ© pourrir la situation », le NPA Ă©crit: «Avec la rĂ©volution syrienne, il a reçu des ordres de l’Iran : soutenir le rĂ©gime syrien. Il est entrĂ© en conflit avec le Kurdistan qui aidait les Kurdes de l’opposition [en Syrie]. Enfin, en Ă©crasant toute reprĂ©sentation sunnite modĂ©rĂ©e, il a poussĂ© les militants sunnites vers les extrĂ©mistes. »

Quelle dissimulation lamentable! Ce qui a dĂ©clenchĂ© la rĂ©volte sunnite dirigĂ©e par l'EIIL en Irak est, d'un cĂŽtĂ© l'armement massif de milices islamistes sunnites d'extrĂȘme-droite en Syrie, opĂ©ration menĂ©e par la CIA et que le NPA soutient et glorifie de façon Ă©hontĂ©e comme Ă©tant une « rĂ©volution », et de l'autre cĂŽtĂ© les tensions ethno-sectaires profondes crĂ©es en Irak par la guerre et l'occupation amĂ©ricaines de 2003 Ă  2011, au cours de laquelle Washington a poursuivi la stratĂ©gie du diviser pour mieux rĂ©gner afin d'affaiblir la rĂ©sistance irakienne.

Le NPA est directement responsable de ce tout dernier bain de sang, car depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 il n'a eu de cesse depuis trois ans de presser les puissances impérialistes à armer des forces islamistes tel l'EIIL et, plus largement, d'intensifier la guerre en Syrie tandis qu'elle déstabilisait la région entiÚre.

« Fabius [Ministre français des Affaires Ă©trangĂšres] est en boucle, cela fait des mois qu'il tient le mĂȘme discours. Qu'il donne gracieusement des armes aux rĂ©volutionnaires syriens, » a dĂ©clarĂ© Olivier Besancenot, porte-parole du NPA et ancien candidat Ă  la prĂ©sidentielle, Ă  RFI en septembre dernier, tandis que Washington et Paris menaçaient la Syrie d'une attaque directe.

Besancenot a mĂȘme rejetĂ© les inquiĂ©tudes soulevĂ©es par certaines sections de l'establishment impĂ©rialiste responsable de la politique Ă©trangĂšre, selon lesquelles inonder d'armes l'opposition syrienne revenait Ă  armer les djihadistes liĂ©s Ă  al-QaĂŻda, tel l'EIIL. « Ceux qui disent 'il ne faut surtout pas donner d'armes parce que cela va finir chez les djihadistes', c'est dĂ©jĂ  le cas ... » avait-il dit pompeusement avant d'ajouter, « C'est ma constance en tant qu'internationaliste de faire confiance aux peuples pour dĂ©cider de leur propre destin. »

Le fait que Besancenot soutienne l'armement de l'EIIL par les puissances impĂ©rialistes et leurs alliĂ©s arabes et qu'il tente de le faire passer pour une position de gauche « internationaliste » illustre le rĂŽle pourri jouĂ© par la pseudo-gauche française. Issus d'une mince couche aisĂ©e d'universitaires pro-impĂ©rialistes, de bureaucrates syndicaux et de magouilleurs politiques poussĂ©s par les mĂ©dias, ils cherchent Ă  donner un mince vernis de « gauche » aux opĂ©rations sanglantes des forces d'extrĂȘme-droite, pourvu que celles-ci restent alignĂ©es sur l'impĂ©rialisme français. Le NPA rĂ©colte Ă  prĂ©sent la tempĂȘte, maintenant que les intermĂ©diaires islamistes prennent une trajectoire Ă  laquelle Besancenot et ses associĂ©s ne s'attendaient pas.

Tandis que l'offensive de l'EIIL dĂ©stabilise le rĂ©gime de Maliki et menace les avoirs irakiens des entreprises pĂ©troliĂšres, tel Total pour la France, le NPA change son fusil d'Ă©paule et dĂ©nonce ses protĂ©gĂ©s d'autrefois. Il Ă©crit maintenant, « L’EIIL a montrĂ© son vĂ©ritable visage : viols de femmes, assassinat de l’imam, flagellation de jeunes, exode vers le Kurdistan, expulsion de chrĂ©tiens, mariage forcĂ© de jeunes filles, massacre de 1 700 militaires chiites. »

Ce commentaire dĂ©masque la politique pro-impĂ©rialiste Ă©coeurante du NPA. Tant que l'EIIL luttait dans une guerre soutenue par les Français et qui, selon les espoirs du NPA permettrait d'accroĂźtre l'influence française dans son ancienne sphĂšre coloniale, il a soigneusement ignorĂ© les massacres ethniques et autres crimes de guerre de l'EIIL et de ses alliĂ©s, ou a accusĂ© le prĂ©sident syrien Bashar al-Assad de les avoir commis. Du point de vue des rĂ©actionnaires au sein du NPA, le viol et l'assassinat Ă©taient un acompte nĂ©cessaire pour mettre en place un rĂ©gime fantoche de droite Ă  Damas, soumis aux intĂ©rĂȘts de Washington et Paris.

Le NPA a changĂ© d'attitude au moment oĂč l'EIIL s'emparait de larges secteurs de l'Irak et de son industrie pĂ©troliĂšre. C'est alors que des petits-bourgeois aisĂ©s comme Olivier Besancenot et le fondateur du NPA, l'ancien Ă©tudiant radical de 1968 Alain Krivine ont rĂ©flĂ©chi aux dommages que cela occasionnerait aux titres de Total dans leurs portefeuilles financiers. Alors le NPA a soudain dĂ©couvert que les forces islamistes sunnites syriennes qu'il soutient commettent des crimes brutaux et sanglants.

En essayant de dissimuler les contradictions criantes de son programme de politique étrangÚre au Moyen-Orient, condamnant les milices islamistes sunnites en Irak tout en continuant à promouvoir leurs activités en Syrie comme étant une « révolution », le NPA plonge en pleine incohérence politique.

Bien qu'il reconnaisse les crimes des milices sunnites en Irak, le NPA essaie de faire porter la responsabilitĂ© de cette offensive sur les opposants rĂ©gionaux de l'EIIL, Ă  savoir le rĂ©gime d'Assad et l'Iran. L'EIIL, Ă©crit le NPA, « a aussi bĂ©nĂ©ficiĂ© du financement de rĂ©gimes apparemment opposĂ©s mais d’accord sur la dĂ©sintĂ©gration des peuples de la rĂ©gion : Qatar, Iran, Syrie et autres. »

Les prétentions du NPA que l'Iran et le régime d'Assad conspireraient à secrÚtement soutenir l'EIIL dans un complot afin de s'emparer de larges secteurs de l'Irak, tout en menant une guerre sanglante contre des milices islamistes sunnites tel l'EIIL qui ont tué plus de 10 000 personnes de l'autre cÎté de la frontiÚre en Syrie, sont ridicules. La force motrice derriÚre l'offensive de l'EIIL est le fait que les puissances impérialistes ont inondé d'armes les milices syriennes d'opposition, ce qui a déstabilisé la région toute entiÚre.

Mais l'Ă©laboration par le NPA de mensonges flagrants est plus qu'une simple tentative de dissimuler le sale bilan du NPA en Syrie. Tandis que Washington envoie Ă  nouveau des centaines de « conseillers » militaires en Irak, la tournure rapide des Ă©vĂ©nements conduit Ă  une nouvelle guerre des Etats-Unis et de l'OTAN en Irak. Une telle guerre, menĂ©e dans une situation mondiale encore plus explosive que lors de la premiĂšre invasion de 2003, risquerait d'impliquer les puissances rĂ©gionales majeures alliĂ©es Ă  certaines factions en Irak, comme la Turquie, l'Iran et l'Arabie saoudite, dans un conflit rĂ©gional voire mĂȘme mondial.

ReplacĂ©e dans ce contexte, la conclusion de l'analyse du NPA est d'une complaisance criminelle. Il Ă©crit benoĂźtement, « Quant Ă  Obama, confrontĂ© au bilan dĂ©sastreux de la politique amĂ©ricaine dans la rĂ©gion, il a conditionnĂ© son aide Ă  l’Irak Ă  une solution politique entre Maliki et ses anciens partenaires, en mĂȘme temps qu’il se rapproche du pouvoir iranien. »

Les spĂ©culations du NPA sur une trĂȘve entre Maliki et les forces sunnites, nĂ©gociĂ©e par Washington et arrivant en pleine intensification des combats et de l'intervention militaire en Irak, sont absurdes et rĂ©actionnaires. MĂȘme si les puissances impĂ©rialistes rĂ©ussissaient Ă  nĂ©gocier une trĂȘve provisoire entre factions irakiennes cela ne mettrait pas fin Ă  la la tendance Ă  l'intensification de la violence dans la rĂ©gion. Cette tendance est dĂ©terminĂ©e par la politique tĂ©mĂ©raire et agressive de l'impĂ©rialisme (guerre en Syrie, menaces de guerre avec l'Iran au sujet de son programme nuclĂ©aire, hĂ©ritage amer des neuf annĂ©es d'occupation amĂ©ricaine de l'Irak) que le NPA dĂ©fend.

Internationalement, la classe ouvriÚre est confrontée non pas à une politique de paix de la part de Washington, mais à la nécessité d'une lutte politique contre la guerre impérialiste, au cours de laquelle elle affrontera les groupes pro-impérialistes de pseudo-gauche, tel le NPA, qui sont ses ennemis politiques.

(Article original paru le 25 juin 2014)
http://www.wsws.org/fr/articles/2014/jui2014/npaf-j27.shtml


et notre schtroumpf bleu belliqueux :

Citation:
La France reconnaüt avoir fourni directement des armes aux “rebelles” syriens

Par Pierre Mabut
Mondialisation.ca, 29 août 2014
wsws.org




Le PrĂ©sident François Hollande a confirmĂ© dans un entretien avec Le Mondele 19 aoĂ»t que la France a livrĂ© et continue de livrer des armes directement aux « rebelles » de l’ArmĂ©e Syrienne Libre (ASL) dans le cadre de sa guerre par procuration pour renverser le rĂ©gime du PrĂ©sident Bachar al-Assad. Cette nouvelle a prĂ©cĂ©dĂ© la dĂ©cision rĂ©cente des Etats-Unis d’une intervention militaire en Syrie, soi-disant dans le but d’écraser l’opposition des milices de l’Etat islamique (EI) opĂ©rant en Irak et en Syrie.

L’impĂ©rialisme français fournit des armes aux forces islamistes syriennes depuis au moins le printemps 2013. Selon Le Monde, les armes fournies comprennent des mitrailleuses de calibre 12.7mm, des lance-roquettes, des gilets pare-balles, et des moyens de communication, mais « aucun â€˜Ă©quipement qui aurait pu se retourner contre nous’ tels que des explosifs » Les mĂȘmes armes sont Ă©galement expĂ©diĂ©es aux milices peshmerga kurdes dans le nord de l’Irak pour arrĂȘter la progression de la prise de pouvoir de l’EI, une consĂ©quence direct de la guerre amĂ©ricaine en Irak.

Le rĂŽle du gouvernement Hollande dans l’armement des “rebelles” en Syrie dĂ©masque une fois de plus, de façon dĂ©vastatrice, les groupes de pseudo-gauche comme le NPA en France qui ont soutenu la guerre impĂ©rialiste par procuration en Syrie. En promouvant la politique Ă©trangĂšre du Parti socialiste (PS), le NPA a rĂ©pĂ©tĂ© le mensonge que l’ArmĂ©e syrienne libre menait une « rĂ©volution dĂ©mocratique » et attaquĂ© Hollande pour n’avoir pas armĂ© l’opposition syrienne. En fait, le NPA ne faisait que mettre la pression sur Hollande pour qu’il aille plus loin dans la politique rĂ©actionnaire qu’il menait dĂ©jĂ .

Une rĂ©solution adoptĂ©e en septembre dernier par le ComitĂ© politique national du NPA sur la Syrie dĂ©clare : “Les puissances occidentales ont tout fait depuis le dĂ©but du soulĂšvement syrien pour s’éviter une nouvelle aventure militaire
Mais nous devons soutenir la demande d’aide internationale
: fourniture de nourriture et de biens de premiĂšre nĂ©cessitĂ©, aide mĂ©dicale et autre services publics, mais Ă©galement les armes pour les secteurs les plus dĂ©mocratiques. »

En outre, en septembre dernier, le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, demandait sur RFI au ministre des Affaires Ă©trangĂšres Laurent Fabius de « donner gracieusement des armes aux rĂ©volutionnaires syriens » Il prĂ©venait le gouvernement de ne pas Ă©couter, « Ceux qui disent ‘il ne faut surtout pas donner d’armes parce que cela va finir chez les jihadistes’, c’est dĂ©jĂ  le cas » (voir : France: L’offensive de l’EIIL en Irak rĂ©vĂšle le soutien de la pseudo-gauche Ă  la guerre en Syrie)

L’hystĂ©rie pro-guerre du NPA reflĂšte la politique profondĂ©ment cynique de sa base petite-bourgeoise rĂ©actionnaire et prospĂšre qui soutient l’effort de l’impĂ©rialisme français Ă  recoloniser la Syrie, mais qui veut se poser en critique du gouvernement Hollande afin de dĂ©sorienter l’opposition de la classe ouvriĂšre envers ce gouvernement de droite. On peut supposer, sans craindre de se tromper, que quelles que soient les objections tactiques que le NPA exprime face Ă  la politique de guerre de la France, il continuera Ă  soutenir l’escalade de l’intervention en Syrie.

Dans son entretien avec Le Monde, Hollande souligne la dĂ©termination de la France Ă  intervenir en Syrie, faisant remarquer : “Nous ne devons pas relĂącher le soutien que nous avions accordĂ© Ă  ces rebelles qui sont les seuls Ă  participer Ă  l’esprit dĂ©mocratique”

La prĂ©sentation par Hollande et le NPA des forces de l’opposition syrienne soutenues par les puissances occidentales comme des « dĂ©mocrates » est une fraude ignoble. L’Etat islamique (EI) et de larges sections de l’ASL sont composĂ©s de groupes islamistes qui ont recours Ă  des attentats terroristes et des tueries de masse pour mener une guerre civile qui a provoquĂ© la mort de prĂšs de 190.000 personnes et fait des millions de rĂ©fugiĂ©s. En fait, ce sont prĂ©cisĂ©ment ces crimes que Washington essaie maintenant d’exploiter avec mĂ©pris en affirmant qu’il est nĂ©cessaire d’intervenir en Irak et en Syrie pour Ă©craser l’Etat Islamique.

On marche sur la tĂȘte quand on entend François Hollande prĂ©tendre que la poussĂ©e de l’Etat islamique en Syrie et ses guerres sectaires sont la consĂ©quence du refus des pays de l’OTAN de dĂ©clarer la guerre contre Assad.

“La communautĂ© internationale porte une responsabilitĂ© trĂšs grave pour ce qui se passe en Syrie [
] si, il y a un an, il y avait eu une rĂ©action des grandes puissances Ă  la hauteur de l’utilisation [par Bachar al-Assad] des armes chimiques, nous n’aurions pas Ă©tĂ© face Ă  ce choix terrible, entre un dictateur et un groupe terroriste, alors que les rebelles mĂ©ritent tout notre soutien. »

Le PrĂ©sident Hollande et les Etats-Unis portent en effet “une responsabilitĂ© trĂšs grave”, celle d’avoir fomentĂ© une guerre civile, en utilisant des forcesdjihadistes tels l’ASL et l’EI comme agents locaux.

Le non respect de la lĂ©galitĂ© par le gouvernement PS de François Hollande a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© en aoĂ»t 2013 quand il a revendiquĂ© haut et fort le bombardement de la Syrie pour chasser Assad du pouvoir, bravant la menace de veto de la Russie au Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU. La guerre avait Ă©tĂ© Ă©vitĂ©e de justesse, du fait de sĂ©rieux diffĂ©rends de politique Ă©trangĂšre au niveau international et de l’opposition Ă  la guerre exprimĂ©e par le vote au parlement britannique, ceci au grand regret du gouvernement Hollande, qui Ă©tait prĂȘt Ă  risquer de provoquer une guerre avec la Russie et l’Iran.

La poussĂ©e des forces djihadistes en Syrie est la consĂ©quence directe de l’armement et du financement de forces intermĂ©diaires par la CIA, la France et les monarchies du Golfe, pour le renversement de Assad. L’ASL, que Hollande qualifie de « dĂ©mocratique », a vu de larges sections de ses milices rejoindre le Front Al-Nosra, proche d’al-QaĂŻda.

La France attise ouvertement les flammes de la guerre civile en Syrie depuis 2012, date oĂč Hollande a reconnu la Coalition nationale syrienne, oĂč siĂšge l’ASL aux cĂŽtĂ©s de reprĂ©sentants de divers groupes islamistes et d’opposants libĂ©raux de Assad, comme Ă©tant le gouvernement syrien. Le gouvernement PS de Hollande est l’un des plus belliqueux au monde. AprĂšs avoir lancĂ© des guerres au Mali et en RĂ©publique centrafricaine dans sa course pour recoloniser l’Afrique, il soutient Washington et Berlin dans leur guerre par procuration avec la Russie, au sujet de l’Ukraine.

Pierre Mabut

Article original, WSWS, paru le 27 août 2014
http://www.mondialisation.ca/la-france-reconnait-avoir-fourni-directement-des-armes-aux-rebelles-syriens/5398339
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MessagePosté le: 01 Sep 2014 0:22    Sujet du message: Répondre en citant

La France en vente libre avec le nouveau cabinet!? Smile

Actuellement si vous n'ĂȘtes endettĂ© que de 25.000 euros, vous ĂȘtes comme un nouveau nĂ© ! Smile

Vous comprendrez mieux pourquoi notre schtroumpf bleu lance des cris de guerre !

Citation:

Le combat perdu de Montebourg contre le «social-libéralisme» : Requiem pour les « valeurs » de la Gauche française



Par Chems Eddine Chitour
Mondialisation.ca, 29 août 2014



«Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne»

Jean-Pierre ChevÚnement (ministre deux fois démissionnaire)



La scĂšne politique française a connu ces derniers jours une brusque poussĂ©e de fiĂšvre avec les derniers propos d’Arnaud Montebourg, ministre français de l’Economie. Propos en forme de dur rĂ©quisitoire d’une gauche qui se veut rĂ©solument contre le social-libĂ©ralisme et son cortĂšge d’avanies pour les travailleurs.

La situation financiÚre de la France: une réelle préoccupation

A force de dĂ©ficit et d’une balance commerciale nĂ©gative, la France pour maintenir son train de vie, s’endettait de 4640 euros de plus chaque seconde, soit 12 milliards de plus tous les mois en 2013, et prĂšs de 174 milliards par an. Le dĂ©ficit budgĂ©taire de 2012 a Ă©tĂ© de 87,2 milliards d’euros. Fin mars 2014, la dette de l’État au sens de Maastricht inclut celle de l’Etat central (1.577,3 milliards), celles des administrations de sĂ©curitĂ© sociale (216,3 milliards), des administrations publiques locales (180,2 milliards) et des organismes divers d’administration centrale (12,2 milliards) soit 1885 milliards d’euros. La dette publique de la France a dĂ©passĂ© les 2000 milliards d’euros soit 90% du PIB. Chaque Français qui naĂźt trouve une dette de plus de 25.000 euros. Ajoutons enfin, que ce que rapporte l’impĂŽt payĂ© par les Français est offert chaque annĂ©e en service de la dette aux requins de la finance.


Pourtant, les agences de notation sont clĂ©mentes vis-Ă -vis de la France. Mieux les taux d’intĂ©rĂȘt sur la dette française n’ont jamais Ă©tĂ© aussi bas. Le taux des Obligations Ă  dix ans se rapproche de 1,25% lundi 25 aoĂ»t alors qu’il Ă©tait encore de 2,5% fin 2013. La faible inflation et la politique de taux bas de la BCE expliquent cette baisse historique. La dette française ne rapporte presque plus rien Ă  leurs dĂ©tenteurs. Ceci s’explique par la politique ultra-accommodante de la Banque centrale europĂ©enne qui multiplie depuis un an les mesures en faveur du crĂ©dit. La France continue cependant Ă  s’endetter Ă  bas taux d’intĂ©rĂȘt. C’est aussi le cas de l’Italie et des autres pays tels que l’Espagne et la GrĂšce, mais avec ces pays les taux d’intĂ©rĂȘt sont plus importants. Ce train de vie est insupportable par une Ă©conomie française avec un taux de croissance de 0% depuis plusieurs annĂ©es. Un chĂŽmage en hausse, une compĂ©titivitĂ© en berne et un gouvernement au plus bas dans les sondages du fait que les promesses faites par le prĂ©sident Hollande tardent Ă  se concrĂ©tiser.

Dans cette atmosphĂšre dĂ©lĂ©tĂšre qui touche Ă  des degrĂ©s divers toute l’Europe. Arnaud Montebourg pourtant titulaire du portefeuille prestigieux de l’économie, rue dans les brancards, et Ă  tort disent ses dĂ©tracteurs l’accusant de chercher la lumiĂšre, ou Ă  raison, comme il se plaĂźt Ă  se dĂ©fendre et Ă  dĂ©fendre un patriotisme Ă©conomique Ă  contresens du consensus ambiant, notamment prĂŽnĂ© par l’orthodoxie budgĂ©taire des critĂšres de Maastricht qui veut que le dĂ©ficit ne doit pas dĂ©passer les 3% du PIB. Seuil que la France ne peut atteindre ce qui la contraint chaque annĂ©e de demander l’indulgence de Bruxelles et de Berlin qui dĂ©tient en fait la rĂ©alitĂ© du pouvoir. Avec un dĂ©ficit annuel de 4,1% du PIB en 2013. La Commission europĂ©enne a donnĂ© Ă  la France un autre dĂ©lai de deux ans pour rĂ©duire son dĂ©ficit Ă  3%.

C’est justement ce pouvoir que Montebourg veut combattre. Comme il le dit, il n’a jamais cessĂ© d’énoncer ses convictions en Conseil des ministres. C’est d’ailleurs cette absence de dĂ©bat de fond et un esprit godillot qui a fait rĂ©agir une autre ministre AurĂ©lie Filipetti qui elle aussi s’est insurgĂ©e dans sa lettre de dĂ©mission contre cette chape de plomb: «En dĂ©plorant les choix du couple exĂ©cutif: «Aujourd’hui, vous avez choisi de clore ce dĂ©bat pourtant attendu par nos militants et nos Ă©lecteurs, par beaucoup de nos parlementaires et par les Français.» Il y a un devoir de solidaritĂ© mais aussi un devoir de responsabilitĂ© vis-Ă -vis de ceux qui nous ont fait ce que nous sommes.»

Montebourg Ă©lectron libre ou visionnaire ?

Rien ne prĂ©destinait ce normand avec des racines algĂ©riennes- Arnaud Montebourg est en effet, le fils de Michel Montebourg, et de LeĂŻla Ould Cadi, universitaire, nĂ©e Ă  Oran en 1939, professeur d’espagnol issue, par son pĂšre, d’une famille de walis d’AlgĂ©rie- Ă  devenir un brillant tribun qui porte beau. Le 20 novembre 2010, il dĂ©clare ĂȘtre candidat aux primaires socialistes pour l’investiture Ă  l’élection prĂ©sidentielle de 2012.

Arnaud Montebourg a esquissĂ© son programme dans son livre Des IdĂ©es et des RĂȘves. Il plaide notamment pour un «capitalisme coopĂ©ratif». Au printemps 2011, il publie un essai Votez pour la dĂ©mondialisation!, qui dĂ©veloppe ses propositions portant sur la dĂ©mondialisation. Arnaud Montebourg, aprĂšs avoir prĂ©sentĂ© les effets nĂ©fastes de la mondialisation et de ses causes, appelle Ă  une conversion Ă©cologique et sociale du systĂšme productif et Ă  une rĂ©volution industrielle verte. Il propose aussi le «dĂ©mantĂšlement des agences de notation privĂ©es». (1)

Arnaud Montebourg prĂŽne la «mise en place d’un nouveau systĂšme d’échange fondĂ© sur des rĂšgles universelles de protection de l’environnement et de respect de standards sociaux et sanitaires». Il dĂ©nonce la «mondialisation» et ses consĂ©quences sociales et Ă©cologiques dramatiques: «[elle] a fabriquĂ© des chĂŽmeurs au Nord et augmentĂ© le nombre de quasi-esclaves au Sud, dĂ©truit les ressources naturelles partout, donnĂ© le pouvoir aux financiers et retirĂ© aux peuples les moyens qu’ils avaient conquis de s’autodĂ©terminer.» Selon lui, en fin de compte, «le monde a fait fausse route, la mondialisation est devenue sa dĂ©route». Contre le capitalisme mondialisĂ©, il prĂ©conise une politique protectionniste et dĂ©fend l’idĂ©e d’un État fort, contrĂŽlant la finance, capable de prendre des «mesures draconiennes et sĂ©vĂšres vis-Ă -vis du systĂšme financier et bancaire». Sur cette mĂȘme ligne, il se prĂ©sente comme dĂ©fenseur du «made in France», thĂšme qu’il choisit pour son livre La bataille du made in France. Il dĂ©crit plus tard cet enjeu comme Ă©tant une «cause nationale».(1)


Les vertus prÎnées par Montebourg

Il est vrai que Montebourg ne laisse pas indiffĂ©rent. Les AmĂ©ricains le surnomment le «Charles de Gaulle de gauche». Il est vrai aussi qu’il croit aux vertus du patriotisme Ă©conomique. D’ailleurs, tout son parcours est fait de rupture. Ses combats? taper du poing contre la ligne gouvernementale? Dans une interview au Monde, il dĂ©nonce la «rĂ©duction dogmatique des dĂ©ficits» et rappelle qu’»il y a toujours une alternative». Il s’était dĂ©jĂ  fortement dĂ©marquĂ©, en juillet, pour avoir rĂ©clamĂ©, que les Ă©conomies rĂ©alisĂ©es par le gouvernement se traduisent par davantage de baisses d’impĂŽts pour les mĂ©nages.

«Dans cette rĂ©volution industrielle que nous prĂ©parons, l’homme ou la femme politique est un explorateur et un entrepreneur, il ne peut pas ĂȘtre un conservateur. Il cultive l’audace, aime les idĂ©es nouvelles et assume les risques. L’aventure du Redressement productif, c’est tout cela Ă  la fois, un alliage entre l’autoritĂ© et l’audace. Elle ne peut rĂ©ussir qu’en s’appuyant sur la sociĂ©tĂ© toute entiĂšre, sa mobilisation crĂ©ative permanente. C’est ainsi, avec tous, avec cette force qui est la nĂŽtre, que nous reconstruirons la France.» (2)

Mieux encore, le ministre de l’Economie, prĂ©sentĂ© comme «enjouĂ© et pugnace», plaide pour un changement de cap et met en garde contre la menace de rĂ©cession qui pĂšse sur le continent europĂ©en. Dans son viseur, la «rĂ©duction dogmatique des dĂ©ficits», qui nous conduit Ă  l’austĂ©ritĂ© et Ă  la montĂ©e continue du chĂŽmage» doit «passer au second plan», estime-t-il. Sur les 50 milliards d’économies que le gouvernement s’est engagĂ© Ă  rĂ©aliser en trois ans, Arnaud Montebourg dĂ©fend la rĂšgle des «trois tiers», qu’il expose ainsi: Un premier tiers de ces Ă©conomies doit servir Ă  rĂ©duire le dĂ©ficit, car nous sommes attachĂ©s au sĂ©rieux budgĂ©taire. Un deuxiĂšme tiers est dĂ©jĂ  affectĂ© au soutien des entreprises, qu’il est nĂ©cessaire de soutenir. Enfin, le dernier tiers doit ĂȘtre consacrĂ© aux mĂ©nages pour stimuler leur pouvoir d’achat et la croissance».(3)


Les bombes Ă  retardement du quinquennat en France

Françoise Fressoz du journal Le Monde résume assez bien la situation en décrivant les bombes à retardement du quinquennat:

«La crise gouvernementale qui s’est ouverte ce lundi 25 aoĂ»t (
) frappe par sa rapiditĂ© et sa violence. C’est une crise structurelle, une crise grave (
) C’est une crise qui dĂ©montre la faiblesse de la gauche, son amateurisme, son imprĂ©paration face Ă  la crise, son incapacitĂ© Ă  la surmonter collectivement. Une gauche du chacun pour soi, une gauche du sauve-qui-peut. (
) L’absence de croissance a servi de dĂ©tonateur. Deux annĂ©es de quasi-stagnation Ă©conomique, de chĂŽmage de masse et de poussĂ©e lepĂ©niste fournissent Ă  Arnaud Montebourg des arguments de poids pour renouveler la charge contre «le dogme de l’orthodoxie budgĂ©taire». (
) Mais la politique de l’offre Ă  laquelle a fini par se rallier le prĂ©sident de la RĂ©publique reste un gros mot pour une partie de la gauche. Elle fait figure d’épouvantail, elle s’apparente Ă  une forme de trahison, car elle suppose une politique d’aide massive aux entreprises totalement contraire Ă  tout ce qui avait Ă©tĂ© dit pendant la campagne. (
) LĂ -dessus se greffe un autre dĂ©bat, profond, rĂ©current, la querelle europĂ©enne (
) Pour toute une partie de la gauche qui a votĂ© pour lui en 2012, le soutien Ă©tait subordonnĂ© Ă  sa capacitĂ© Ă  faire «plier» l’Allemagne, comme si le voisin allemand, en bien meilleure santĂ©, Ă©tait responsable de tous les maux français. Cette victoire Ă©tait Ă©videmment illusoire car d’annĂ©e en annĂ©e, le diffĂ©rentiel se creuse entre les deux pays, rendant la France un peu plus faible et l’Allemagne un peu plus mĂ©fiante»(4).

De ce fait, Arnaud Montebourg estime, peut ĂȘtre naĂŻvement qu’il faut «hausser le ton» vis-Ă -vis de l’Allemagne dans un contexte oĂč la France ne peut «plus (se) laisser faire». Les dĂ©clarations d’Arnaud Montebourg interviennent aprĂšs la fin de non-recevoir infligĂ©e par Berlin Ă  l’appel du prĂ©sident en faveur d’une politique allemande plus favorable Ă  la croissance.

Que faut-il faire alors pour arriver Ă  une croissance Ă  visage humain?

Arnaud Montebourg a souvent parlĂ© de dĂ©mondialisation d’écologie. Justement dans son ouvrage, Serge Latouche tente de donner des rĂ©ponses avec comme ligne d’horizon une sociĂ©tĂ© d’abondance frugale.

«Il convoquera pour Ă©tayer son plaidoyer ce qu’il appelle des objecteurs de croissance. Seul projet politique capable de redonner sens Ă  la gauche, la dĂ©croissance se fonde sur la critique radicale du libĂ©ralisme Ă©conomique et renoue avec l’inspiration originelle du socialisme. «MĂȘme si nos regrets sont directement proportionnels aux excĂšs du progrĂšs», on ne reviendra pas en arriĂšre pour autant car il s’agit tout simplement de cesser d’aspirer Ă  une croissance illimitĂ©e du PIB». (5)

«Baudrillard avait dĂ©jĂ  tout compris lorsqu’il expliquait: «La croissance produit des biens et des besoins mais elle ne les produit pas au mĂȘme rythme. Il en rĂ©sulte une paupĂ©risation psychologique, un Ă©tat d’insatisfaction gĂ©nĂ©ralisĂ©e qui dĂ©finit la sociĂ©tĂ© de croissance comme le contraire d’une sociĂ©tĂ© d’abondance.» Et la conclusion suivante s’impose dĂ©jĂ  Ă  nous pour peu que l’on y rĂ©flĂ©chisse de trĂšs prĂšs: «La vĂ©ritable pauvretĂ© rĂ©side dans la perte de l’autonomie et la toxicodĂ©pendance au consumĂ©risme. Aussi, ĂȘtre dĂ©pendants signifie ĂȘtre pauvres ou misĂ©rables; en revanche, ĂȘtre indĂ©pendants c’est accepter de ne pas s’enrichir.» (5)

«Avec la dĂ©croissance, nous sommes en prĂ©sence de quatre facteurs: 1 – Une baisse de la productivitĂ© thĂ©orique globale: rejet des techniques polluantes, de l’usage abusif des Ă©nergies fossiles et des Ă©quipements Ă©nergivores. 2 – La relocalisation des activitĂ©s et l’arrĂȘt de l’exploitation du Sud. 3 – La rĂ©orientation des emplois vers des secteurs d’activitĂ© Ă©cologiques. 4 – Changement de mode de vie par la suppression des besoins inutiles et superfĂ©tatoires.» (5)

L’auteur insiste sur la nĂ©cessaire dĂ©mocratie:

«Castoriadis Ă©crit-il, quant Ă  lui, rĂ©alise trĂšs tĂŽt «qu’il nous faut une vĂ©ritable dĂ©mocratie instaurant des processus de rĂ©flexion et de dĂ©libĂ©ration les plus larges possible; une dĂ©mocratie disposant d’une vĂ©ritable information lui permettant d’exercer un jugement sĂ»r car il est illusoire de penser que l’on peut sortir du productivisme sans restaurer la dĂ©mocratie, et plus encore lorsque l’on sait que tous les dĂ©bats autour du nuclĂ©aire, des OGM et des nanotechnologies sont truquĂ©s et les rĂ©fĂ©rendums refusĂ©s.»(5)

«C’est sĂ»r: un projet politique dĂ©mocratique radical est indissociable d’un projet Ă©cologique basĂ© sur la dĂ©croissance car un tel projet se heurtera fatalement des intĂ©rĂȘts privĂ©s colossaux. Pour cette raison, le projet «dĂ©croissance» s’inscrit inĂ©vitablement dans celui d’une Ă©mancipation de l’humanitĂ© et de la rĂ©alisation d’une sociĂ©tĂ© autonome par une maĂźtrise rationnelle non pas de la nature par l’économie et la technique mais de nos besoins par une redĂ©finition de ce qui doit ĂȘtre produit, comment, oĂč et Ă  quelle fin.» (5)

L’auteur s’interroge enfin, sur la mise en oeuvre de cette vision:

«La question est de savoir si cette stabilisation sera imposĂ©e par les Ă©vĂ©nements, par des politiques autoritaires, par des mĂ©thodes fondĂ©es sur la coercition, voire sur la barbarie: avortement obligatoire, infanticide, criminalisation de l’immigration, personnes ĂągĂ©es considĂ©rĂ©es comme un poids insoutenable, retour de la peine de mort pour Ă©viter une population carcĂ©rale trop importante
 etc PersĂ©vĂ©rer dans le mythe de la croissance comme aujourd’hui, c’est-Ă -dire dans le maintien d’une sociĂ©tĂ© de croissance Ă  la recherche d’une croissance disparue, c’est se condamner Ă  l’austĂ©ritĂ© imposĂ©e, et par voie de consĂ©quence, Ă  la combinaison la plus injuste du gaspillage dans la pĂ©nurie: nous sommes dĂ©jĂ  dans une inĂ©galitĂ© scandaleuse puisque moins de 20% de la population consomment 86% des ressources de la planĂšte. (
).»(5)


Cette approche ne peut que recevoir l’adhĂ©sion du plus grand nombre et il est hors de doute que la thĂ©rapie Valls sera Ă  terme, dĂ©sastreuse. Pour rappel, l’élection prĂ©sidentielle de 2012 s’est dĂ©roulĂ©e sur un malentendu: les Français n’ont pas votĂ© pour Hollande mais contre Sarkozy. Les promesses non tenues de Hollande pour qui Ă  l’époque la finance Ă©tait son seul adversaire, appartiennent au passĂ©.

AprĂšs le coup d’éclat de Montebourg, Valls a demandĂ© et obtenu de François Hollande la tĂȘte de Montebourg. Il continue sur son cap social libĂ©ral se pliant au patronat dont il espĂšre qu’il crĂ©era enfin de l’emploi. Il fait nommer ministre des Finances Emmanuel Macron un chantre du nĂ©olibĂ©ralisme bien vu par le patronat pour qui: «Emmanuel Macron connaĂźt le patronat, il connaĂźt la finance, il connaĂźt la mondialisation » Peu importe qu’il ne connaisse pas les citoyens français lambda, ils ne comptent pas dans l’équation. Apparemment le nĂ©olibĂ©ralisme prĂ©dateur a pu gangrĂ©ner la Gauche « humaniste » et ce qui reste de ses valeurs sous les habits trompeurs de la social-dĂ©mocratie devenue sans Ă©tat d’ñme, et pour tromper encore plus les faibles , social-libĂ©ralisme pour le plus grand bien des prĂ©dateurs. L’Etat social , stratĂšge protecteur des faibles devenant au fil de la thĂ©rapie de choc, un Etat asservi spectateur de la curĂ©e


La bataille perdue de Montebourg, c’est celle de tous ceux qui croient qu’il y a une autre alternative respectueuse des hommes de la nature avec laquelle l’équilibre ne doit jamais ĂȘtre rompu. Une alternative qui promeut le lien plutĂŽt que l’addiction aux biens matĂ©riels, une alternative enfin, qui donne du sens Ă  la dignitĂ© de chacun et Ă  l’épanouissement de tous. C’est assurĂ©ment l’une des dĂ©finitions du bonheur : Savoir se contenter et ne pas courir aprĂšs l’utopie de l’avoir
.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1.Arnaud Montebourg: EncyclopĂ©die WikipĂ©dia2. Discours d’Arnaud Montebourg prononcĂ© lors de la fĂȘte de la rose de Frangy 19 aoĂ»t 2012

3.Montebourg: «Il y a toujours une alternative» Le Nouvel Observateur 23-08-2014

4. http://fressoz.blog.lemonde.fr/2014/08/25/les-bombes-a-retardement-du-quinquennat/

5.http://www.oulala.info/2014/08/vers-une-societe-dabondance-frugale/#sthash.yrTFQN fe.dpuf

http://www.mondialisation.ca/le-combat-perdu-de-montebourg-contre-le-social-liberalisme-requiem-pour-les-valeurs-de-la-gauche-francaise/5398212
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MessagePosté le: 04 Sep 2014 6:57    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne sais pas ou se trouve l'Eurasie !!

Citation:
Explications sur le chaos : Pourquoi les USA utilisent l’EIIL pour conquĂ©rir l’Eurasie

Une analyse en huit points de pourquoi, comment et dans quel but les USA utilisent les extrĂ©mistes islamistes de l’EIIL au Moyen-Orient.




* * *

1-. Les corsaires Ă©taient des personnes privĂ©es (souvent des armateurs) qui engageaient des capitaines habiles Ă  la navigation pour conduire leurs propres intĂ©rĂȘts, et ceux plus politiques de puissances qui leur fournissaient ce que l’on appelait une « lettre de marque». Une telle lettre les autorisait Ă  attaquer et saccager les navires d’autres puissances sous certaines conditions (en gĂ©nĂ©ral, en pĂ©riode de guerre).

Les activitĂ©s des pirates et celles des corsaires Ă©taient pratiquement les mĂȘmes. Seules diffĂ©raient les couvertures politiques officielles. Certains corsaires ont fini leur carriĂšre comme pirates, parfois pendus par ces mĂȘmes gouvernements qui les avaient engagĂ©s par le passĂ©.

De fait, les corsaires pouvaient se permettre des choses qu’un État jugeait Ă©ventuellement imprudent, politiquement ou Ă©conomiquement, de faire.

Une variante à une échelle bien plus grande et plus organisée fut celle des compagnies commerciales dotées de privilÚges, comme la fameuse Compagnie anglaise des Indes orientales, qui bien que parfaitement privée (la couronne anglaise ne possédait pas une seule action de la compagnie anglaise) avait carte blanche pour mener des guerres et conduire des activités de gouvernement.

Les corsaires et les pirates ont peuplĂ© l’imaginaire romantique et libertaire de gĂ©nĂ©rations de personnes qui, Ă  l’inverse, fronçaient les sourcils sur les activitĂ©s de leurs mandataires.

Aujourd’hui, l’Histoire ne fait que se rĂ©pĂ©ter. En pire.

2-. Les branches armĂ©es de ceux que l’on appelle les fondamentalistes islamistes sont, depuis plus de 30 ans, une forme encore plus perverse de ces compagnies, cette fois au service de l’empire amĂ©ricain. Les premiĂšres bases de cette alliance furent jetĂ©es pendant la PremiĂšre Guerre mondiale par des gens comme St John Philby ou Gertrude Bell, de brillants agents anglais hautement qualifiĂ©s qui travaillaient en contact Ă©troit avec les princes saoudiens.

On a vu cette alliance Ă  l’oeuvre en Afghanistan dans les annĂ©es 80, sous la savante baguette criminelle de Zbigniew Brzezinski, puis en Bosnie, au Kosovo, en TchĂ©tchĂ©nie, en Libye, en Syrie et maintenant en Irak. Il est probable que ses tentacules se prolongent jusqu’en Inde via le Pakistan, et jusqu’au Xinjiang ouĂŻghour en Chine.

L’EIIL, autrement dit, l’État islamique en Irak et au Levant (Levant Ă©tant synonyme de « Syrie ») est une forme plus sophistiquĂ©e de cette stratĂ©gie corsaire. Plus encore qu’IsraĂ«l – lequel, Ă©tant formellement un État reconnu internationalement, se doit de se soumettre aux lois internationales, mĂȘme s’il ne le fait pratiquement jamais, s’arrogeant le droit de larges dĂ©rogations, et possĂšde une organisation politico-institutionnelle complexe (mais cela compte de moins en moins, lĂ -bas comme ici) –, l’EIIL reprĂ©sente vĂ©ritablement la quadrature du cercle : un Etat-sans-Etat qui, Ă©tant par dĂ©finition une entitĂ© terroriste, a le « droit » de se positionner en dehors de toute lĂ©galitĂ©. Les USA ont raison de les appeler « organisation terroriste » : le soutien politique direct, et celui organisationnel Ă  travers l’Arabie saoudite, ajoutĂ© Ă  l’appellation mĂȘme qu’ils lui donnent, constituent la fameuse « lettre de marche » fournie par la superpuissance. Autrement dit, ils ont le droit et le devoir d’ĂȘtre des terroristes.

Exactement comme les corsaires d’antan ; sous la couverture trompeuse de « combattants pour la libertĂ© (anti-Assad), ils ont frappĂ© l’imaginaire romantique Ă  la fois de certains naĂŻfs bien-pensants – qui sont parfois, malheureusement, tombĂ©s eux-mĂȘmes dans les mailles mortelles du filet – et de soi-disant internationalistes adeptes du Dieu Jupiter. On imagine bien Ă  quel point ils se sentent perdus aujourd’hui. Nous, Ă  l’inverse, nous commençons Ă  distinguer un peu plus clairement les contours d’un objectif bien prĂ©cis.


3-. Dans les annĂ©es 80, la Rand Corporation avait dĂ©jĂ  « prĂ©vu » que les guerres futures seraient un savant mĂ©lange de guerres des Ă©toiles et de conflits prĂ©modernes conduits par des entitĂ©s sous-Ă©tatiques. Une prĂ©diction relativement aisĂ©e, Ă©tant donnĂ© que la Rand Corp. faisait elle-mĂȘme partie du milieu oĂč se prĂ©parait un tel scĂ©nario. Il s’agit d’une stratĂ©gie soutenue par une logique implacable. De fait, si ces « guerres des Ă©toiles » sont poussĂ©es Ă  l’extrĂȘme, elles ne peuvent que se transformer en un conflit nuclĂ©aire. A l’inverse, la guerre façon « corsaire », faite Ă  travers des entitĂ©s sous-Ă©tatiques, comme celle menĂ©e par les USA aprĂšs les premiers coups « orthodoxes » assĂ©nĂ©s par les gĂ©nies de Bush et Clinton, a permis Ă  la super-puissance de lancer cette sĂ©rie de « premiĂšres frappes » (First strikes) qui auraient Ă©tĂ© excessivement risquĂ©es, et donc pratiquement impossibles, en termes de guerre orthodoxe entre États, mĂȘme si cela avait Ă©tĂ© envisagĂ© par le « New Nuclear Posture » Ă©laborĂ©e par les NĂ©ocons sous Bush Jr.

La dĂ©bandade gĂ©nĂ©rale des concurrents stratĂ©giques survenue dĂšs le dĂ©but montre bien que ce coup avait quelque chose de gĂ©nialement criminel. On a mĂȘme l’impression que tous ces concurrents ont prĂ©fĂ©rĂ© courir le risque de guerres terroristes sous-Ă©tatiques plutĂŽt que celui d’un conflit ouvert avec un adversaire sans pitiĂ© et toujours plus agressif, car toujours plus en difficultĂ©. Une difficultĂ© qui reste cependant relative et dont nous parlerons plus avant.

4-. Quoi de mieux pour les USA que d’installer dans le centre nĂ©vralgique de l’Eurasie (dĂ©jĂ  objet de tous les dĂ©sirs et cauchemars du conseiller-devin de Jimmy Carter pour la sĂ©curitĂ©, Zbigniew Brzezinski), une État-sans-Etat, un État-zombie, en Être-sans-ĂȘtre, une organisation territoriale qui peut, Ă  l’abri de sa banniĂšre noire de pirate, menacer d’actions Ă©pouvantables les États voisins, en partant de la Syrie, de la Russie, de l’Iran, de la Chine, des rĂ©publiques centre-asiatiques, et en poursuivant le long du couloir qui Ă  travers le Pakistan pĂ©nĂštre en Inde et qui, via le Xinjiang ouĂŻghour, prend la Chine Ă  revers ? Difficile d’imaginer une arme non conventionnelle plus efficace. TrĂšs difficile. VoilĂ  un coin redoutable plantĂ© au coeur de l’Organisation de ShanghaĂŻ.

Non seulement cela, mais l’Europe peut Ă©galement ĂȘtre menacĂ©e (cela n’a-t-il pas dĂ©jĂ  eu lieu ?). Cela peut s’avĂ©rer utile, si d’aventure elle se montrait un peu trop rĂ©calcitrante au projet nĂ©oimpĂ©rial amĂ©ricain, avec ses corollaires comme l’arnaque du TTIP (futur TraitĂ© de libre-Ă©change transatlantique)

La difficultĂ© que rencontrent les États unis, et dont nous parlions plus haut, ne rĂ©side pas dans le fait qu’ils auraient entamĂ© un inexorable dĂ©clin par on ne sait quelle loi gĂ©opolitique ou Ă©conomique. En rĂ©alitĂ©, la difficultĂ© rĂ©side dans le systĂšme capitaliste lui-mĂȘme, qui aujourd’hui est encore centrĂ© sur les USA, chose que l’on peut contester seulement si l’on pense que le systĂšme capitaliste est mesurable seulement en termes de profits, de PIB, d’échanges commerciaux et de rĂ©serves monĂ©taires. C’est le cas, mais pas seulement, car le systĂšme capitaliste est avant tout un systĂšme de pouvoir.
De plus, les puissances Ă©mergentes ont Ă©mergĂ©, « en retard » (il ne pouvait en ĂȘtre autrement), c’est-Ă -dire lorsque les capacitĂ©s de destruction militaires, industrielles, Ă©cologiques et financiĂšres au niveau mondial avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© massivement hypothĂ©quĂ©es par un État-continent dĂ©nommĂ© « États-Unis d’AmĂ©rique » et par ses vassaux. Il est vrai que nous, pays occidentaux au capitalisme mature, comptons pour 1/7e de la population mondiale, mais cela donne justement la mesure du problĂšme, car nous comptons immensĂ©ment plus sur le plan de la capacitĂ© destructrice.

5-. Le rĂ©alisateur Oliver Stone et l’historien Peter Kuznic ont fait remarquer de façon trĂšs pertinente qu’avec Hiroshima et Nagasaki, les USA avaient non seulement voulu montrer au monde qu’ils Ă©taient une superpuissance, mais – et cela est bien plus prĂ©occupant – qu’ils n’auraient aucun scrupule Ă  dĂ©fendre leurs intĂ©rĂȘts, et qu’ils Ă©taient prĂȘts pour cela Ă  incinĂ©rer en masse hommes, femmes et enfants.

Les populations libyennes, syriennes et irakiennes martyrisĂ©es par les corsaires fondamentalistes sont la dĂ©monstration macabre de cette absence de scrupules, avec ces Ă©pisodes saccadĂ©s de gĂ©nocides plutĂŽt qu’un gĂ©nocide atomique, bien trop risquĂ©. En ce sens trĂšs prĂ©cis, l’EIIL est utilisĂ© comme arme de destruction massive.

6-. En Occident, cette stratĂ©gie demeure incomprĂ©hensible Ă  la plupart des gens. Il est vrai qu’elle est complexe, car elle fait appel Ă  un jeu d’intrigues entre diffĂ©rents intĂ©rĂȘts, idĂ©ologiques ou purement mafieux, mais la chose a de quoi surprendre, car en plus d’ĂȘtre Ă©vidente en termes d’objectifs – et parce qu’évidemment les USA les ont eux-mĂȘmes clarifiĂ©s -, comme on l’a vu, il ne s’agit en rĂ©alitĂ© que de la rĂ©Ă©dition d’une trĂšs ancienne stratĂ©gie bien connue de tous.

La perception des gens a pu ĂȘtre un brin confuse lors du conflit afghan dans les annĂ©es 80. Il Ă©tait alors difficile de faire le lien entre Volker Shock, l’invasion soviĂ©tique, et la naissance d’une guĂ©rilla islamiste soutenue et organisĂ©e par les USA. Certains chercheurs, passant Ă  l’époque pour des farfelus, avaient toutefois faire remarquer les liens entre crise systĂ©mique, financiarisation, reaganomanie, conflit gĂ©opolitique et reprise d’initiatives nĂ©oimpĂ©riales par les USA aprĂšs la dĂ©route du Vietnam (combien de fois a-t-on donnĂ© les USA pour vaincus). Je veux parler des chercheurs rassemblĂ©s au sein de l’École du « SystĂšme-monde ».

Il est cependant singulier qu’une gauche aussi dĂ©terminĂ©e dans les annĂ©es 60 et 70 Ă  lutter pour la dĂ©fense du Vietnam prosoviĂ©tique, ait quelques annĂ©es plus tard fait de l’oeil aux fondamentalistes soutenus par les USA contre une Union soviĂ©tique soudain considĂ©rĂ©e comme l’empire Ă  abattre Ă  tout prix.

AprĂšs les Tours Jumelles, dĂ©but de la 3e guerre mondiale « par morceaux », celle dont vient tout juste de parler le Pape François (il aura vraiment fallu au Vatican plus de 13 ans pour le comprendre ?), le dĂ©clin total de la gauche fut annoncĂ© par un spectaculaire chant du cygne : les Ă©normes manifestations contre les guerres de Bush Jr. et les politiques nĂ©olibĂ©rales globalisĂ©es. On Ă©tait pourtant sur la bonne voie, car il s’agissait de protester prĂ©cisĂ©ment contre les deux aspects complĂ©mentaires du rapport argent-pouvoir mis Ă  nu par la crise systĂ©mique. Mais il a suffi d’une aggravation de la crise vers les centres occidentaux du capitalisme et de l’élection sanctifiĂ©e de Barack Hussein Obama pour mettre fin Ă  toute rationalitĂ© et pour transformer des centaines de milliers d’ex-militants en soutiens actifs, passifs, ou inconscients de la nouvelle politique impĂ©riale.

Je n’exagùre pas : il suffit de comparer les quelque 3 millions de personnes dans les rues de Rome en 2003 contre la guerre en Irak, et les 300 (trois cents) manifestants à Rome en 2011 contre celle en Libye.

Mais le pire est que cela ne rĂ©sultait pas d’un programme sophistiquĂ© de conditionnement, mais de celui de stratĂ©gies de communication introduites Ă  l’époque par le dirigeant nazi Goebbels, et rĂ©utilisĂ©es par les anciens et les nouveaux mĂ©dias, avec une variante dĂ©cisive : non seulement les mensonges les plus Ă©normes sont rĂ©pĂ©tĂ©s Ă  l’unisson, partout et par tous les moyens, mais on les enveloppe maintenant d’une nouvelle terminologie et de nouveaux concepts qui plaisent beaucoup Ă  la gauche : si le fait de larguer des bombes faisait froncer les sourcils aux gens de gauche, il suffisait de dire que c’étaient des bombes intelligentes ou mĂȘme, humanitaires, voire, de l’aide humanitaire, sic et simpliciter. L’empire parlait dĂ©sormais dans un langage Ă  large spectre, qui allait du vocabulaire rĂ©actionnaire Ă  celui du progrĂšs, technique, social et politique. Rien de bien nouveau, mais la cible Ă©tait la sociĂ©tĂ© en voie de dislocation du fait de la crise toujours plus fĂ©roce, abandonnĂ©e et mĂȘme trahie par ces mĂȘmes intellectuels et ces mĂȘmes politiques auxquels elle s’était confiĂ©e et parmi lesquels, malheureusement, les effets mutagĂšnes du langage impĂ©rial avaient fait leurs dĂ©gĂąts, mĂȘme dans les quelques forteresses encore debout.
Comme l’illustrait alors un dessin d’Alan : « le trucage existe, on le voit nettement, bien en Ă©vidence, mais personne n’en a rien Ă  faire. » Les vraies raisons devraient ĂȘtre Ă©tudiĂ©es Ă  fond pour comprendre comment sortir de ces limbes suspendus au-dessus du gouffre.

De toute façon, la « guerre au terrorisme » n’a pas abattu le terrorisme, tout simplement parce qu’il n’y avait aucun terrorisme Ă  abattre. En revanche, elle a dĂ©truit des États, d’abord l’Afghanistan, puis l’Irak. Et pendant ce temps, le terrorisme entrait « en lĂ©thargie » avant de rĂ©apparaitre au travers de certaines dĂ©monstrations nĂ©cessaires de son existence, comme Ă  Madrid ou Ă  Londres, au coeur de l’Europe. En rĂ©alitĂ©, il Ă©tait simplement dans une phase de rĂ©organisation, au sens oĂč on le rĂ©organisait pour de nouveaux thĂ©Ăątres d’opĂ©rations, Ă©ventuellement peu clairs au dĂ©but dans l’esprit des stratĂšges amĂ©ricains, car lors des crises systĂ©miques, mĂȘme celui qui gĂ©nĂšre et utilise le chaos en ressent les effets.

7-. Avec Obama , les objectifs et la stratĂ©gie se sont peu Ă  peu Ă©claircis. Une fois l’armĂ©e corsaire rĂ©organisĂ©e et dĂ©veloppĂ©e, la nouvelle offensive a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e, avec cependant deux prĂ©ludes : le discours d’Obama Ă  l’UniversitĂ© du Caire en 2009, et les « printemps arabes » qui ont commencĂ© l’annĂ©e suivante.

Dans les deux cas, la gauche a démontré une formidable capacité à ne rien comprendre à ce qui se passait.

Ayant dĂ©sormais dissociĂ© totalement l’anticapitalisme de l’anti-impĂ©rialisme, la majeure partie du « peuple de gauche » s’est fait rouler dans la farine de la bien-pensance des droits humains (inutile de rappeler ici les champions italiens – et français – de cette mĂ©lasse), Ă©levant n’importe quel bla-bla en concept et ensuite en paroles d’évangile. Obama dixit. Comme c’est beau. Mais quelle diffĂ©rence entre Obama et ce va-t-en-guerre anti-musulman de Bush ! Avez-vous Ă©coutĂ© son discours du Caire ?

Pas le moindre doute sur le fait que l’Empire dictait là la nouvelle doctrine d’alliance à l’islam politique (une alliance dont le centre logistique, financier et organisationnel se trouve en Arabie Saoudite, le fidùle et plus ancien partenaire des USA au Moyen-Orient).

Cela a empirĂ© avec les « printemps arabes ». MĂȘme une fois les bombardements sur la Libye commencĂ©s, la gauche n’a pas eu le bon sens de revenir sur son propre enthousiasme pour ces « rĂ©voltes ». En cela, l’appel aussi dĂ©mentiel que dĂ©plaisant de Rossana Rossanda fut symptomatique, lorsqu’elle invitait les gens Ă  s’enrĂŽler dans les hordes d’égorgeurs de Benghazi (dont le chef arrivait directement de Guantanamo, sous couverture de l’OTAN), comme ce que les antifascistes avaient fait en Espagne.

Un appel qui signait le niveau de corruption aristotĂ©licienne, non pas d’un cerveau vieillissant, mais de plusieurs gĂ©nĂ©rations de rĂȘveurs qui ont grandi sous le ciel de l’Empire amĂ©ricain, naturel comme le firmament et invisible comme le temps, et donc non perceptible.

Sous cette coupole Ă©toilĂ©e et globalisĂ©e, le capitalisme devient non plus un rapport social vivant dans des sociĂ©tĂ©s et des lieux gĂ©ographiques concrets, mais un concept qui s’oppose Ă  un autre concept : le « capital » et le « travail ». La chose la moins matĂ©rialiste depuis l’époque des discussions sur le sexe des anges.

Dissocier le capitalisme de l’impĂ©rialisme est comme prĂ©tendre dissocier l’hydrogĂšne de l’oxygĂšne tout en conservant l’eau. Pour un chrĂ©tien, c‘est comme vouloir dissocier le Christ de l’Esprit sain. Il reste quelque chose, suspendu entre le livresque et la bien-pensance instinctive aux prises avec tous les dĂ©mons les plus fourbes et dĂ©terminĂ©s. Nous sommes arrivĂ©s au point oĂč un chef d’État-major, le gĂ©nĂ©ral Wesley Clark, rĂ©vĂšle que la Libye et la Syrie Ă©taient, dĂšs 2001, sur la liste des objectifs sĂ©lectionnĂ©s par le Pentagone, tandis que de soi-disant marxistes, toujours incurables continuent encore aujourd’hui d’y voir des « rĂ©voltes populaires » ; ces rĂ©voltes populaires qu’eux-mĂȘmes sont bien incapables de provoquer dans leur propre pays. En somme, les effets de la crise systĂ©mique.

8-. Mais tout cela ne constitue d’un ensemble de dĂ©tails rĂ©siduels, qui ne concernent que des dĂ©tails de l’Histoire, sans rĂ©elles valeurs politiques. Ils servent tout au plus Ă  illustrer le phĂ©nomĂšne bien plus grave d’une gauche qui arrive face Ă  la 3e Guerre mondiale totalement dĂ©sarmĂ©e, aux niveaux thĂ©orique, politique et idĂ©ologique. Bien plus dĂ©sarmĂ© que le « peuple de droite » et bien souvent plus ouvertement du cĂŽtĂ© des va-t-en-guerre.

Ah, comme Pasolini avait raison quand il pestait contre les « irresponsables intellectuels de gauche » ! Regardez oĂč nous en sommes aujourd’hui !

Il y a pourtant quelques traces de ciel bleu dans cet Ă©tĂ© plutĂŽt maussade. On ne peut qu’ĂȘtre d’accord avec le Mouvement 5 Ă©toiles et les Ă©cologistes de gauche (SEL) dans leur opposition Ă  l’envoi d’armes aux Kurdes (au fait, Ă  quels Kurdes ?).
Il y a des raisons d’ĂȘtre d’accord avec eux, comme l’indĂ©cence des exportations d’armes et l’inutilitĂ© de la chose pour rĂ©soudre le conflit. Mais la vraie inutilitĂ© et la vraie indĂ©cence rĂ©sident dans le fait que ce conflit verra la mort de milliers de personnes, dont 90% de civils, comme cela se produit dans tous les conflits modernes , et comme le clament depuis longtemps des organisations comme Emergency.

Le sĂ©nateur McCain, Ă©lectron libre, en apparence, mais en rĂ©alitĂ© exĂ©cuteur plĂ©nipotentiaire de la politique de chaos terroriste d’Obama, s’est mis d’accord aussi bien avec le leader du gouvernement rĂ©gional Kurde en Irak, qu’avec le Califfe de l’EIIL,
Abu Bakr al-Baghdadi, alias Abu Du’a, alias Ibrahim al-Badri, un des cinq terroristes les plus recherchĂ©s par les États-Unis, avec une rĂ©compense de 10 millions de dollars.

Nous avons les tĂ©moignages et les preuves photographiques (et c’est sur ces documents que se base la plainte judiciaire de certaines familles contre le sĂ©nateur McCain accusĂ© d’ĂȘtre complice de l’enlĂšvement par l’ISIS de certaines personnes au Liban).

Tout comme Mussolini avait besoin d’un millier de morts Ă  jeter sur la table des nĂ©gociations de paix, les USA, l’EIIL et les boss kurdo-irakiens ont besoin de quelques milliers de morts (civils) Ă  jeter sur la scĂšne publique de la tragĂ©die au Moyen-Orient, pour parvenir Ă  la partition en trois de l’Irak et s’accaparer les zones nord-orientales de la Syrie (que l’on arrĂȘte de parler des USA et de la Syrie unis contre les terroristes, comme le font certaines fripouilles superficielles au service du rĂ©gime). Tout cela pour rendre le spectacle plus rĂ©aliste.

Cher Mouvement 5 Ă©toiles, et cher Di Battista, et aussi cher SEL (je m’adresse Ă  eux, car ce sont les seuls au Parlement Ă  avoir montrĂ© des signes d’intelligence et de dĂ©cence), vous avez eu une excellente intuition, mais essayez d’aller au-delĂ  de cette intuition, car dans cette crise systĂ©mique Ă©pouvantable qui est destinĂ©e Ă  empirer, la seule intuition ne suffit plus, et tous les contes de fĂ©es finissent par devenir des films d’horreur, surtout en matiĂšre de politique internationale, un domaine oĂč vous devriez vous armer un peu mieux.

En 1979, Zbigniew Brzezinski avait compris et Ă©crit que le principal problĂšme des États-Unis serait l’Eurasie et qu’il fallait absolument la « balkaniser », en particulier la Russie et la Chine. Au dĂ©but du siĂšcle dernier, en pleine hĂ©gĂ©monie mondiale de l’Empire britannique, le gĂ©ographe anglais Halford Mackinder Ă©crivait : « qui contrĂŽle l’Europe de l’Est commande le coeur du monde (Heartland) : qui contrĂŽle le coeur du monde commande Ă  l’Ile du monde : qui contrĂŽle l’ile du monde commande au monde. »

L’inlassable va-et-vient de McCain entre Ukraine et Moyen-Orient n’est donc pas un hasard. La pensĂ©e dominante est toujours la mĂȘme. Ce qui a changĂ©, c’est simplement que les USA ont compris qu’il n’était pas nĂ©cessaire que ce soit leur armĂ©e qui fasse le sale boulot.

Par Piotr

Article original en italien : Megachip
Lundi 25 août 2014

Traduction de l’italien : il Fatto Quotidiano

http://www.mondialisation.ca/explications-sur-le-chaos-pourquoi-les-usa-utilisent-leiil-pour-conquerir-leurasie/5399168

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MessagePosté le: 06 Sep 2014 6:28    Sujet du message: Répondre en citant

A TA TURQUIE n’est pas un mĂ©dia journalistique et ses membres ne sont pas des journalistes. Very Happy

On s'informe ! Very Happy
Citation:
DĂ©capitation de James Foley : L’utilisation d’agents dans les mĂ©dias met en danger tous les journalistes

Par Wayne Madsen
Mondialisation.ca, 05 septembre 2014
strategic-culture.org





La tendance croissante de la CIA et d’autres agences de renseignement des Etats-Unis de passer outre aux interdictions antĂ©rieures contre l’utilisation de journalistes comme agents met en danger tout reporter lĂ©gitime dans le monde.

La CIA a un passĂ© trouble en ce qui concerne l’utilisation de journalistes comme agents de renseignement. Cette pratique a Ă©tĂ© commune dans les annĂ©es 60 et au dĂ©but des annĂ©es 70 mais a Ă©tĂ© interdite par les prĂ©sidents Gerald Ford et Jimmy Carter. Cependant, quand le prĂ©sident Ronald Reagan a aidĂ© Ă  raviver la Guerre Froide, la CIA a commencĂ© Ă  utiliser Ă  nouveau des journalistes comme agents de renseignement. Cette pratique met en danger de nombreux journalistes, en particulier ceux qui ont Ă©tĂ© faits prisonniers par des groupes de guĂ©rilleros pendant la guerre civile libanaise. Rien ne suggĂšre qu’un prĂ©sident quelconque depuis Reagan ait suspendue l’utilisation de journalistes comme agents.

Les agents de renseignement peuvent opérer sous couverture journalistique de différentes façons :

Des journalistes qui travaillent ouvertement pour des opĂ©rations mĂ©diatiques liĂ©es officiellement aux actuelles opĂ©rations de la CIA. C’est le cas pour Radio Free Europe/Radio Free Liberty, Radio Free Asie, Alhurra, Radio Sawa, Radio et TĂ©lĂ© Marti, et dans une certaine mesure, la Voix de l’AmĂ©rique.

Des journalistes qui travaillent pour des compagnies de mĂ©dias d’information accrĂ©ditĂ©s qui acceptent de travailler secrĂštement pour le renseignement des Etats-Unis. On a appris que de semblables journalistes travaillent pour the Washington Post, International Herald Tribune, et l’ancien employeur du prĂ©sident Barack Obama, Business International Corporation de la Ville de New York, des Ă©diteurs de bulletins d’information politiques et des cadres commerciaux. Le directeur de la CIA, Richard Helms, avait travaillĂ© auparavant comme journaliste pour United Press International.

Des journalistes qui travaillent pour des publications liées à la CIA ou servant de façade à la CIA, y comprisKyiv Post, Cambodia Daily, Burma Daily, Kabul Weekly et Lidové Noviny de Prague.

Des journalistes indépendants qui accompagnent les forces militaires et paramilitaires des Etats-Unis et travaillent pour une ou plusieurs opérations médiatiques qui font profil bas.

On a appris que des journalistes qui travaillent pour des opĂ©rations mĂ©diatiques financĂ©es par leBroadcasting Board of Governors du gouvernement des Etats-Unis abandonnent des organisations de mĂ©dias lĂ©gitimes oĂč ils ont dĂ©jĂ  Ă©tabli de fortes accrĂ©ditations journalistiques et des contacts de haut niveau pour se joindre Ă  des opĂ©rations gouvernementales comme Radio Free Europe et les autres pour rĂ©aliser des tĂąches pour les services de renseignement Ă©tasuniens.

Une des sources favorites de la CIA pour ses journalistes-agents durant la Guerre Froide fut l’International Herald Tribune, auparavant Paris Herald Tribune, basĂ© Ă  Paris. Le pĂ©riodique a fini par devenir propriĂ©tĂ© conjointe du Washington Post et du New York Times. Le rĂ©dacteur en chef du Herald Tribune News Service, Nathan Kingsley, a abandonnĂ© le siĂšge du journal Ă  Paris pour devenir chef du service d’information de Radio Free Europe Ă  Munich. Kingsley a remplacĂ© Gene Mater qui passait pour ĂȘtre le porte-parole du Free Europe Committee Ă  New York pour les sujets publics. Radio Free Europe et le Free Europe Committee Ă©taient tous deux connectĂ©s avec la CIA.

Le rĂ©dacteur de l’International Herald Tribune, John Hay Whitney, ex ambassadeur des Etats-Unis en Grande Bretagne Ă©tait impliquĂ© dans la rĂ©alisation d’une opĂ©ration mĂ©diatique de la CIA appelĂ©e Kern House Entreprises, une firme appartenant Ă  la CIA enregistrĂ©e Ă  Delaware. la filiale britannique de Kern House, situĂ©e Ă  Kern House Ă  Londres, a publiĂ© un service d’information de la CIA appelĂ© Forum World Features(FWF) qui, pour sa part, Ă©tait liĂ© Ă  d’autres façades de la CIA, le Congress for Cultural Freedom (CCF), Ă  Paris. Le CCF publiait, pour le compte de la CIA, deux pĂ©riodiques : Encounter et Information Bulletin. FWF vendait son matĂ©riel d’information Ă  50 journaux dans le monde dont 30 aux Etats-Unis. FWF, qui fut crĂ©Ă© en 1965 et supervisĂ© par Kermit Roosevelt, l’architecte Ă  la CIA du renversement du gouvernement dĂ©mocratique d’Iran en 1953, publiait aussi Conflict Studies, une revue universitaire qui fut l’une des premiĂšres Ă  exagĂ©rer la “menace” du terrorisme global au dĂ©but des annĂ©es 70. FWF pouvait prĂ©senter chacun de ses agents comme des journalistes de FWF et les envoyer accomplir leur mission. Un de ces agents-journalistes fut envoyĂ© Ă  la succursale de la CIA Ă  Bangkok.

Pendant des annĂ©es, la CIA a fait fonctionner le Rome Daily American en Italie. Le rĂ©dacteur du journal en anglais Ă©tait un ancien reporter d’Associated Press. Le journal Ă©tait publiĂ© par la mĂȘme imprimerie qui imprimait le petit journal en italien qui reprĂ©sentait les points de vue du Parti Social-dĂ©mocrate Italien. The Daily American a fermĂ© en 1986.

Un autre journal que la CIA faisait fonctionner Ă©tait le South Pacific Mail, qui avait son siĂšge Ă  Santiago, au Chili et Ă©tait dirigĂ© par l’agent de la CIA David Atlee Philips. Le journal en anglais Ă©tait distribuĂ© au Chili et dans plusieurs nations et territoires du Sud du Pacifique, de la Nouvelle ZĂ©lande et des Iles Samoa aux Nouvelles HĂ©brides et Ă  Tonga. Philips, qui fut plus tard identifiĂ© comme facilitateur clef de l’assassinat du prĂ©sident J. F. Kennedy Ă  Dallas, a dit que lui-mĂȘme et quelques 200 autres journalistes qu’il connaissait bien ont signĂ© avec enthousiasme des accords de confidentialitĂ© avec la CIA lors de leur recrutement comme agents. Parmi ceux qui ont signĂ© de semblables accords se trouvait Arthur Hays Sulberger, rĂ©dacteur du New York Times.

L’OpĂ©ration Mockingbird fut une opĂ©ration de la CIA pour influencer la couverture que les organisations Ă©tablies de mĂ©dias d’information donnaient Ă  des Ă©vĂ©nements dans les nouvelles. Dans les opĂ©rations d’influence de la CIA dans les mĂ©dias d’information se trouvaient aussi l’hebdomadaire Time, le Christian Science Monitor, le Miami Herald, le Washington Star et Copley News Service.

Austin Goodrich Ă©tait un journaliste indĂ©pendant qui Ă©crivait pour les mĂ©dias favoris de la CIA, le Paris Herald Tribune, CBS News et le Christian Science Monitor. Le Christian Science Monitor est devenu ces six derniĂšres annĂ©es un ardent partisan du gouvernement Obama et de la politique extĂ©rieure interventionniste “ResponsabilitĂ© de ProtĂ©ger” (R2P) de la CIA. MĂȘme aprĂšs que Goodrich eut Ă©tĂ© identifiĂ© comme agent de la CIA, il a continuĂ© Ă  travailler comme journaliste Ă  Stockholm, Amsterdam, Bangkok et Berlin Ouest.

Une manifestation de la politique R2P a Ă©tĂ© l’entraĂźnement et l’armement par la CIA des rebelles islamistes syriens qui, Ă  ce moment-lĂ , ont enlevĂ© le reporter-photographe Ă©tasunien James Foley en 2012. L’ISIS (EIIL), le groupe qui a enlevĂ© Foley, dont l’expĂ©rience journalistique comprenait son envoi avec des unitĂ©s militaires des Etats-Unis en Afghanistan et en Iraq et avec des rebelles soutenus par la CIA en Libye et en Syrie, l’a finalement exĂ©cutĂ© par une atroce dĂ©capitation enregistrĂ©e sur une vidĂ©o. Mais les questions se posent toujours de savoir si l’utilisation continuelle de journalistes comme agents et l’utilisation de journalistes avec des insurgĂ©s entraĂźnĂ©s par la CIA provoque le risque que les journalistes soient confondus avec des agents de la CIA, en particulier dans les zones de guerre.

Stuart Loory, qui travaillait comme correspondant du New York Herald Tribune Ă  Moscou dans les annĂ©es 60, avant de travailler au Los Angeles Times et Ă  CNN, a dit que l’utilisation par la CIA de journalistes comme espions remet en question le statut de tout journaliste. Il a dit : “Si mĂȘme un Etasunien Ă  l’étranger avec une carte de presse est un informateur payĂ© par la CIA, alors tous les Etasuniens avec cette accrĂ©ditation sont suspects.” Loory a soulignĂ© que “les journalistes doivent ĂȘtre disposĂ©s Ă  concentrer sur eux-mĂȘmes le mĂȘme feu qu’ils pointent si implacablement sur les autres.”

Cependant, la prudence recommandĂ©e avec insistance par Loory est tombĂ©e, dans certains cas, dans l’oreille d’un sourd. En 2012, le journaliste du New York Times Mark Mazzetti a envoyĂ© d’avance une copie d’un article Ă©crit par sa collĂšgue, la chroniqueuse Maureen Dowd, Ă  la porte-parole de la CIA Marie Harf. L’article de Dowd faisait allusion Ă  une infiltration de la CIA Ă  Hollywood en rapport avec la production du film Zero Dark Thirty (La nuit la plus obscure). Depuis lors, Harf a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e au poste de secrĂ©taire de presse adjointe du DĂ©partement d’Etat oĂč sans aucun doute, elle continue Ă  agir pour ses anciens collĂšgues de la CIA en identifiant des journalistes, en particulier des correspondants Ă©trangers, disposĂ©s ou avides de coopĂ©rer avec la CIA.

Tandis qu’une sĂ©rie de publications imprimĂ©es fermaient leurs portes, les mĂ©dias d’information sur le web se sont multipliĂ©s comme des champignons. Le Global Post, basĂ© Ă  Boston, a pu envoyer le journaliste indĂ©pendant Foley accomplir de coĂ»teuses tĂąches en Libye ou en Syrie. Un site d’information sur le web basĂ© sur des souscriptions qui avait seulement 400 souscripteurs, non seulement est capable d’envoyer quelqu’un comme Foley couvrir des guerres mais se permet d’avoir un personnel de 65 correspondants internationaux dans des villes trĂšs chĂšres qui vont de Moscou et JĂ©rusalem Ă  Tokyo et Nairobi. Il faut poser quelques questions dĂ©rangeantes. Par exemple, d’oĂč le Global Post reçoit-il rĂ©ellement son financement ? Et pourquoi considĂšre-t-il comme avantageux d’intĂ©grer ses journalistes indĂ©pendants dans des unitĂ©s militaires des Etats-Unis et des groupes insurgĂ©s islamistes financĂ©s par la CIA ? En considĂ©rant les 65 derniĂšres annĂ©es pendant lesquelles la CIA a utilisĂ© des journalistes comme agents, les rĂ©ponses Ă  ces questions sont d’autant plus Ă©videntes.

Wayne Madsen



Article original en anglais :

Media Disinformation: WashingtonŽs "Regime Change Hit List": Iran versus HondurasBeheading of James Foley: Media Spies Put All Journalists in Danger, publié le 27 août 2014

http://www.strategic-culture.org/news/2014/08/27/media-spies-put-all-j


Traduit de l’anglais à l’espagnol par Germán Leyens pour Rebelión

Traduction de l’espagnol au français par Françoise Lopez pour
cubasifranceprovence.over-blog.com/

http://www.mondialisation.ca/decapitation-de-james-foley-lutilisation-dagents-dans-les-medias-met-en-danger-tous-les-journalistes/5399749
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MessagePosté le: 29 Nov 2017 10:24    Sujet du message: Répondre en citant

Et voilà un papier sur ce qui se passe au Liban et en Syrie... Une vision bien française...
http://www.ataturquie.fr/le-mandat-francais-sur-le-levant-lorigine-des-crises-au-liban-et-en-syrie
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MessagePosté le: 22 Jan 2018 16:43    Sujet du message: Re: turquie syrie Répondre en citant

Ce que j'aime ici c'est le recul que l'on peut avoir. Ci-dessous l'adorateur d'Erdogan qui est disparu de la circulation depuis un certain temps a Ă©crit en 2012 qu'Esad est fini, les Iraniens sont...

Ici des gens censĂ©s ont bien Ă©crit Ă  l'Ă©poque le co-prĂ©sident du Grans Projet de Moyen-Orien (BOP) est en train de commettre une Ă©norme erreur en s'attaquant Esad, dans la diplomatie, il n'y a que des intĂ©rĂȘts. Le chaos en Syrie permettrait un corridor kurde allant de l'Irak Ă  la MĂ©diterrannĂ©e en passant par la Syrie.

Aujourd'hui la Turquie est obligée de jouer le jeu avec la Russie et l'Iran et d'intervenir militairement en Syrie à cause des choix manifestement erronés...


medar69 a écrit:
et pour qui il se prennent ses iraniens a mettre en garde la turquie,
il ferait mieux de nous garder comme amis car assad le chiite c'est presque fini, et les accords irrano syriens avec,

C est quand meme la turquie qui s'opposent a toute interventions contre l'iran ,

Je crois que s'il continu de nous menace notre politique vis avis de l'iran risque bien de change

Bien seul la turquie dans ce monde,il faut reconnaitre que nos seul vrai allié sont les etats unis
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MessagePosté le: 27 Jan 2018 2:23    Sujet du message: Re: turquie syrie Répondre en citant

medar69 a écrit:
et pour qui il se prennent ses iraniens a mettre en garde la turquie,
il ferait mieux de nous garder comme amis car assad le chiite c'est presque fini, et les accords irrano syriens avec,

C est quand meme la turquie qui s'opposent a toute interventions contre l'iran ,

Je crois que s'il continu de nous menace notre politique vis avis de l'iran risque bien de change

Bien seul la turquie dans ce monde,il faut reconnaitre que nos seul vrai allié sont les etats unis


le 31 juillet 2012 medar69 avait écrit : "nos seul vrai allié sont les etats unis"

Cette phrase reflétait bien la vision d'AKP et explique parfaitement le piÚge dans lequel la Turquie est tombée actuellement. C'est édifiant de lire ce dossier commencé il y a 5 ans.
La Turquie paie Ă  prĂ©sent les choix absurdes d'Edogan qui se vantait Ă  l'Ă©poque d'ĂȘtre le co-prĂ©sident de BOP (Grand projet du Moyen-Orient).
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MessagePosté le: 05 Fév 2018 17:14    Sujet du message: Répondre en citant

Je trouve excellent l'article publié dans l'Orient-le-Jour signé par Barak BARFI.

Il a l'intĂ©rĂȘt d'insister sur la rĂ©alitĂ© au delĂ  de l'approche qui cache la forĂȘt qu'est "le chauvinisme vĂ©hĂ©ment et la xĂ©nophobie du PrĂ©sident Recep Tayyip ERDOGAN".

Washington ne sait pas tirer les leçons de l'histoire et ne sait pas corriger ses erreurs. AprĂšs avoir crĂ©e Ben Ladin, les AmĂ©ricains ont dĂ©stabilisĂ© Ă  fond le Moyent Orient en envahissant l'Irak, puis Obama a voulu sous traiter l'attaque de la Syrie qui visait en rĂ©alitĂ© l'Iran et la Russie. Certes Erdogan au dĂ©but a acceptĂ© la mission de sous-traitance mais l'Ă©chec Syrien de politique amĂ©ricain a gĂ©nĂ©rĂ© d'Ă©normes problĂšmes Ă  la Turquie et Erdogan, pour ĂȘtre politiquement correct, tente de s'en sortir par cette opĂ©ration "rameaux d'olivier".

Pour lire l'article : « Rameau d’olivier » : la faute de Washington
http://bit.ly/2s9zOdJ




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MessagePosté le: 21 Fév 2018 12:19    Sujet du message: Répondre en citant

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MessagePosté le: 21 Fév 2018 12:19    Sujet du message: Répondre en citant

Il est communément admis que les forums d'A TA TURQUIE présentent une vision dans le temps sur certains sujet. Cette contribution, commencée en 2011 constitue aujourd'hui un dossier riche et intéressant.

Quant au sujet! La Turquie, depuis un mois intervient militairement en dehors de ces frontiĂšres... Je ne sais pas si vous avez suivi l'Ambassadeur de Turquie Ă  Paris sur RTL ( http://www.ataturquie.fr/turquie-les-journalistes-nont-pas-ete-condamnes-a-vie-dit-lambassadeur-turc )
qui a essayé de donner la version turque de cette opération en faisant face aux questions persistantes d'utiliser le mot "kurde" par PYD et non kurde.

J'ai l'intime conviction que la Turquie est tombée dans un piÚge (par sa faute - je vais essayer de clarifier ça -) en étant obligé d'intervenir contre les forces de PYD.

Faut-il diffĂ©rencier PYD des Kurdes. MĂȘme si la rĂ©ponse n'est pas toujours nette PYD est au fond une organisation terroriste! Pourquoi, puisqu'elle se rĂ©clame de PKK et surtout de Abdullah Ocalan. Si les Etats Unis et l'UE considĂšrent Pkk comme organisation terroriste alors ils doivent considĂ©rer PYD aussi comme une organisation terroriste.

Maintenant les faits sont plus compliquĂ©s que ça. Revenons au dĂ©but, les Etats Unis, n'ayant pas tirĂ© les leçons de Ben Ladin qu'ils ont crĂ©e, a voulu dĂ©stabiliser la Syrie pour soulager IsraĂ«l et surtout pour frapper indirectement l'Iran et la Russie. Mais ne voulant pas s'impliquer directement compte tenu de leur expĂ©rience en Irak ont confiĂ© en quelque sorte un rĂŽle de sous traitance. Je ne sais pour quelle raison Erdogan a acceptĂ© et a Ă©tĂ© fier d'ĂȘtre co-prĂ©sident du Grand Projet de Moyen-Orien (appelĂ© BOP en turc).

Mais il Ă©tait Ă©vident que la Turquie n'avait pas d'intĂ©rĂȘt Ă  ce que la Syrie soit dĂ©stabilisĂ©e. Il Ă©tait claire comme le jour que les forces concurrentes aller utiliser la carte kurde voulant crĂ©er un corridor du nord de l'Irak vers la MĂ©diterranĂ©e. Mais Erdogan a optĂ© pour le renversement d'Esad, probablement considĂ©rant qu'il n'est pas sunnite! Et a mĂȘme dĂ©clarĂ© que la prochaine priĂšre de vendredi il sera Ă  Damas...

Les années passent Esad est là.

Entre temps, les Etats Unis et par conséquent la Turquie d'Erdogan n'ont pas hésité à essayer d'utiliser les organisations ou groupuscules peu recommandables et le résultat DAESH a fait le sien un territoire qui échappe au contrÎle de Damas.

Aujourd'hui si les Occidentaux se plaignent du terrorisme ils doivent d'abord chercher leur propre responsabilité, surtout aprÚs les expériences irakien et lybien. J'utilise bien volontiers l'image : celui qui crée des "Frankenstein" supporte les conséquences quand il perd le contrÎle.

La démocratie ne s'exporte pas, en mettant en avance des raisons humanitaires on commet d'innombrable crimes...

Contre DAESH les Etats-Unis ont préféré jouer la carte kurde et là encore ils sont responsables de ce qui se passe actuellement et j'en suis sûre le moment venu ils peuvent lùcher sans hésitation leur allié.

Quant à la Turquie, aujourd'hui elle se sent obliger d'intervenir militairement mais pour quel bénéfice?

Car l'intervention turque rĂ©alisĂ©e avec la bĂ©nĂ©diction de Putin sert d'abord les intĂ©rĂȘts de la Russie qui fait payer probablement aux organisations kurdes leur alliance avec les Etats-Unis et surtout sert Ă  Damas qui par cette occasion peut obliger ces organisations kurdes Ă  faire une alliance avec le pouvoir central. La preuve : on parle Ă  prĂ©sent que les forces militaires de Damas puissent entrer dans la zone d'Afrin.

Erdogan en intervenant militairement en Syrie assure un cohésion nationale et fait oublier ses difficultés internes, sauf que la presse étrangÚre commence à écrire des doutes sur la performance de l'armée turque.

Et cette armĂ©e turque me semble ĂȘtre dĂ©cimĂ©e d'abord par des procĂšs truquĂ©s d'Ergenekon et Balyoz, et aussi par la fraction en son sein qui a voulu faire un coup d'Ă©tat.

Donc peut on dire que la Turquie est dans un piĂšge?


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MessagePosté le: 31 Mar 2018 1:54    Sujet du message: Répondre en citant

Je reviens sur ce sujet aprĂšs avoir visionnĂ© "EnvoyĂ© SpĂ©cial" sur France 2, sur "« EnvoyĂ© spĂ©cial » reprend une enquĂȘte interdite en Turquie sur la livraison d’armes par les services secrets turcs en Syrie"
http://bit.ly/2pSqabL


Tout d'abord je dois dire que c'est une émission que j'apprécie beaucoup et qui me donne l'impression de saisir l'essentiel sur le sujet traité. Mais quand je sais les tenants et aboutissant du sujet cette appréciation est plus nuancée, en l'espÚce dans le traitement de ce sujet.

En effet suivant l'émission on croirait que seule la Turquie opÚre dans cette région et mÚne une guerre contre les Kurdes.

J'ai expliqué mon point de vue sur la contribution qui précÚde celle-ci (ci-dessus). Et j'ai osé d'affirmer qu'Erdogan est tombé dans une position de sous-traitant de la politique américaine dans de dossier.

Si les armes en question dans l'émission ont été convoyées par les services secrets turcs ce n'était sans doute pas une initiative propre à la Turquie. Et l'Ambassadeur de Turquie à Paris a lùché une phrase en parlant de l'implication des autres services secrets dans l'opération.

Cela confirme parfaitement mon point de vue. Pour moi, l'Ambassadeur a raison et parmi ces services secrets étrangers il y avait sans doute les américains.

Oui la politique américaine, qui n'a pas été désavouée par les européens, a aidé / a armé des groupes dits islamistes dans le but de renverser Esad.

Le problÚme quand vous jouez avec le feu vous prenez des risques. Par la suite pour éteindre ce feu, on fait recours aux forces armées kurdes pour les lùcher le moment venu.

Oui l'actuel PrĂ©sident turc, premier ministre Ă  l'Ă©poque n'a pas vu / su : voulu que la dĂ©stabilisation de la Syrie aprĂšs l'Irak n'Ă©tait pas dans les intĂ©rĂȘts de la Turquie. Aujourd'hui la Turquie affronte les consĂ©quences de choix erronĂ©s.

Quant aux Kurdes! Ils n'ont pas compris les puissances Ă©trangĂšres ne servent d'eux quand c'est une nĂ©cessitĂ© et les oublient une fois la mission remplie, car dans les relations internationales il n'y a que les intĂ©rĂȘts qui comptent.

Or, les étrangers se retirent de la scÚne quand cela les arrangent aprÚs avoir semé des grains de haine au sein de diverses communautés, mais les Kurdes, les Turcs, les Arabes sont condamnés à vivre ensemble. Pour assurer la coexistence il faut que la mosaïque ethnique se débarrasse des manipulateurs et évacuer de la région la stratégie "diviser régner"...

Enfin, venons à la France; quand le Président de la République a reçu une délégation syrienne, la FDS, a voulu jouer les équilibristes entre les interlocuteurs kurdes d'une part et la Turquie de l'autre. Sans doute pour apaiser les critiques de kurdophiles (tel Hollande) mais surtout pour affirmer sa présence dans cette partie du monde et qui a une importance particuliÚre quand Trumps annonce le retrait des troupes américaines en Syrie.




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