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Raskolnikoff
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MessagePosté le: 28 Nov 2012 20:42    Sujet du message: Répondre en citant

Hürriyet'in haberi (28 kasim 2012):

Ýtalya’nýn saygýn gazetelerinden “Corriere della Sera”, mülteci kamplarýndaki Suriyeli kadýnlarýn Körfez ülkelerindeki Arap zenginlerine satýldýðý yönündeki iddialara yeni bir boyut kazandýrdý. Gazetenin haberine göre, “düþük fiyatlý gelinler” adý altýndaki “satýþlarý”, bizzat mülteci kampýnda gönüllü olarak çalýþan yerel insani yardým görevlileri yapýyor.

Habere göre, kamplarda kalan reþit olmayan kýzlar 1000-2000 euro (2,300-4,600 TL), dul kadýnlar ise 4,500 euroya (10,300 TL) kadar alýcý buluyor. Satýþlarýn özellikle Ürdün sýnýrýnda gerçekleþtiði öne sürüldü. “Corriere della Sera” iddialarýna kaynak olarak insan haklarý kuruluþu “Bridge to Freedom Foundation”ýn kurucusu ABD’li Cassandra Clifford’u gösterdi.

Clifford, “Bu þartlarda alan da memnun satan da. Maalesef önüne geçilmiyor ama bildiðiniz gibi Suriyeli kadýnlar Araplara göre çok daha beyaz tenli ve iri gözlü. Çekicilikleri var. Fiyatlar Arap zenginleri için çerez parasý gibi” diye konuþtu.

Türkiye, Lübnan, Irak ve Ürdün’deki mülteci kamplarýna 500 bin Suriyeli’nin sýðýndýðýný hatýrlatan gazete, Ürdün’ün Zaatari kampýndaki insani yardým kuruluþu “Kitab el Sunna” nýn temsilcisi Ziyad Hamad’ýn görüþlerini de aktardý.

Hamad, “Bu asla bir sömürü deðil bir cömertlik. Bu para, ekmek bulamayanlar için bir þans. Gidip baþka bir zengin ülkede paþalar gibi yaþayacaklar. Bazen kendileri bize baþvurarak ‘Bizi Araplara satýn’ isteðinde bulunuyorlar. Hayatlarýnýn deðiþmesi için büyük bir fýrsatý kaçýrmak istemiyorlar” diye kendini savundu.

Ebu Yusuf soyadlý 27 yaþýndaki üç çocuklu Suriyeli dul bir kadýn ise, “Elbette bir Suriyeli adamla evlenmek isterim. Ancak geriye dönüp böyle bir þansý yakalamam zor. Kocam Esad yanlýlarýnca katledildi. Üç çocuða artýk nasýl bakabilirim? 55 yaþýndaki bir Suudi mühendise gelin olmayý kabul ettim. Benim gibi dul kadýnlarýn onlarcasý böyle refah getirecek bir yeni hayatý düþlüyor” dedi.

Hatay mülteci kampýnda yaþayan 42 yaþýndaki Suriyeli eylemci Nahel Kadri ise, “Çok þükür burada Ürdün’deki gibi deðiliz. Buradaki kamp Türk polisi ve bizim özel güvenlikçilerimiz tarafýndan sýký bir þekilde denetleniyor. Zengin Araplar buraya girerlerse baþlarýna dert alýrlar ve çýkamazlar. Bunu böyle bilsinler ve kadýnlarýmýza, kýzlarýmýza dokunmasýnlar” açýklamasýný yaptý.
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Родион Романович Раскольников
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MessagePosté le: 02 Sep 2013 18:05    Sujet du message: Répondre en citant

http://fotogaleri.hurriyet.com.tr/galeridetay/72899/2/1/24632284/abdde-ben-orduya-bunun-icin-yazilmadim-kampanyasi





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MessagePosté le: 02 Sep 2013 18:09    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Des rebelles syriens ont admis qu’ils étaient responsables de l’attaque chimique du 21 août

L’incident du 21 août dernier où des armes chimiques ont fait entre 355 et 1300 morts dans la banlieue Est de Damas aurait été produit par des rebelles syriens selon le très crédible journaliste Dale Gavlak, correspondant au Moyen-Orient pour l’Associated Press depuis deux décennies.

Les puissances occidentales ont blâmé les forces de Bachar al-Assad, mais selon les témoignages recueillis par Gavlak, cette attaque serait en fait le résultat d’une mauvaise manipulation d’armes chimiques fournies par

l’Arabie Saoudite!

Selon le journaliste de l’Associated Press [probablement pour peu de temps encore], de nombreux médecins, résidents de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, prétendent que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et que ce sont ces armes qui sont responsables de l’attentat chimique mortel.

Les rebelles ont dit à Gavlak qu’ils n’ont pas été correctement formés sur la façon de manipuler les armes chimiques, qu’ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. Il semble que les armes devaient initialement être données à Al Qaïda et au groupe Front al-Nosra [un groupe djihadiste de rebelles armés].

Un militant de l’opposition a dit au journaliste qu’ils étaient très curieux au sujet de ces armes et que malheureusement certains d’entre eux ont manipulé les armes de façon inappropriée, ce qui a déclenché les explosions. Un autre combattant, une femme, a ajouté que le groupe de rebelles ne savaient pas de quel type d’armes il s’agissait ni comment les utiliser.

Abou Abdel-Moneim, le père d’un rebelle de l’opposition, a également dit à Gavlak: "Mon fils est venu me voir il y a deux semaines me demandant ce que je pensais du fait qu’on lui avait demandé de garder des armes." Le fils aurait décrit les armes comme une structure en forme de tube tandis que d’autres étaient comme une énorme bouteille de gaz. Le père a nommé le militant saoudien qui aurait fourni les armes comme étant Abou Ayesha. Selon le père, les armes ont explosé à l’intérieur d’un tunnel, tuant 12 rebelles.

Plus d’une douzaine de rebelles ont été interrogés et ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien, écrit Gavlak.

Si cette histoire est exacte, elle pourrait rendre complètement invalide l’attaque des États-Unis sur la Syrie.

Le rôle présumé de l’Arabie Saoudite dans la fourniture d’armes aux rebelles n’est pas une surprise étant donné les révélations plus tôt cette semaine à l’effet que les Saoudiens ont menacé la Russie d’attaques terroristes aux Jeux olympiques d’hiver à Sotchi l’an prochain, à moins qu’ils n’abandonnent leur soutien au président syrien.

Le journal Telegraph a rapporté que le prince Bandar aurait dit à Vladimir Poutine que les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par eux (Saoudiens).


http://avicennesy.wordpress.com/2013/08/31/des-rebelles-syriens-ont-admis-quils-etaient-responsables-de-lattaque-chimique-du-21-aout/
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MessagePosté le: 02 Sep 2013 18:13    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:

Attaque à l’arme chimique en Syrie ? Ayssar Midani décrypte la propagande occidentale depuis Damas

Internationalnews

Agoravox



Depuis les attaques à l’arme chimique du 21 août dernier dans la banlieue Est de Damas et qui a fait entre 355 et 1300 morts, les gouvernements et appareils médiatiques des pays occidentaux pointent tous du doigt le régime syrien.



[illumidani] Si le Président français François Hollande pense que « tout conduit » [1] à croire que Bachar est le responsable, son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius n’émet aucun doute quant à l’implication du régime syrien. L’administration Obama a quant à elle déjà déployé en mer Méditerranée ses navires de guerre, armés de missiles « Tomahawk » [2].



Devant toute cette agitation anti-Bachar, nous avons assisté coup-sur-coup à la découverte par l’armée syrienne de tunnels appartenant aux rebelles, possédant des matières premières pour la fabrication de bombes chimiques, des masques à gaz et des antidotes. La Russie, quant à elle, a délivré au Conseil de Sécurité de l’ONU des images satellitaires montrant que les deux missiles avaient été tirés à partir de zones sous contrôle des rebelles [3].



Mais qu’importe ! Laurent Fabius et Bernard-Henry Levy [4] continuent d’affirmer que c’est le régime syrien qui en est le responsable, et qu’il est temps de recourir à la force, sans prendre en compte le véto – presque probable – des russes et des chinois.



Pour plus de détails, le Cercle des Volontaires s’est entretenu avec Ayssar Midani, membre et fondatrice du Comité de Coordination pour la Défense de la Syrie, et qui se trouve actuellement à Damas.

http://www.internationalnews.fr/article-attaque-a-l-arme-chimique-en-syrie-ayssar-midani-decrypte-la-propagande-occidentale-depuis-damas-119762102.html
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MessagePosté le: 02 Sep 2013 18:26    Sujet du message: Répondre en citant

En France selon une enquête 64% des français sont contre une guerre en Syrie, et ils ne comprennent pas l’acharnement de F. Hollande qui veut partir presque seul en croisade…en Syrie.
Normal !
La France peut se passer facilement de la Turquie, mais évidemment pas du Qatar qui fait pleuvoir ses pétrodollars sur Paris:

Citation:

Syrie Guerre Du Gaz : Assad Obstacle Au Gazoduc Qatar Turquie
Dans sa boulimie d’investissements/retours sur investissements et ses velléités dominatrices comme premier producteur exportateur mondial de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) le Qatar a déjà misé plus de 3 milliards de $ sur le djihad takfiriste pour renverser le président syrien Bashar al Assad seul obstacle à la mise en route du gazoduc Qatar Turquie dont la partie turque est déjà prête à recevoir le gaz qatari pour l’acheminer en Europe de l’Ouest connecté au Nabucco.

La dimension énergétique de la guerre contre le gouvernement syrien de Bahsar al Assad a été dés le début marginalisée dissimulée sous le qualificatif de "guerre civile" ou "guerre interreligieuse sunnite shi’ite". Des millions de militants anti guerre étaient descendus dans la rue en 2003 pour tenter d’empêcher une guerre contre l’Irak de Saddam Husseim scandant partout : "pas de guerre pour le pétrole".

La majeure partie des voix anti guerre se sont tues soutenant en Libye et maintenant en Syrie les "guerres humanitaires" (R2P) inclus les "anticapitalistes" – Français notamment- qui roulent désormais pour l’Axe Washington Tel Aviv Paris Londres Ankara Doha Ryadh.

La Syrie a des réserves pétrolières estimées en 2010 à 2 500 000 000 barils et des réserves gazières importantes. Mais surtout le territoire de la Syrie est le plus approprié pour exporter le pétrole et le gaz du Golfe Persique dont celui du Qatar mais aussi de l’Iran vers les pays d’Europe de l’Ouest gros consommateurs de ces ressources énergétiques via la Turquie.

En 2009 le Qatar et la Turquie avaient entamé des négociations avec l’Arabie Saoudite – concurrent direct du Qatar dans le financement et l’armement des takfiristes en Syrie – pour la construction d’un gazoduc Qatar Arabie Saoudite Syrie Turquie qui devait être rattaché au gazoduc Nabucco Azerbaïdjian Turquie.

Selon Oilprice.com l’Arabie Saoudite a refusé que ce gazoduc en provenance du Qatar traverse son territoire. Le tracé de ce dernier inclue donc désormais le Sud de l’Irak, la Jordanie, la Syrie, la Turquie. La partie turque du gazoduc est déjà construite prête à recevoir le gaz du Qatar.

Seule obstruction : Assad.

Le champ gazier du Qatar North Dome – 3ème plus grande réserve de gaz mondiale avec 900 mille milliards de M3 – au milieu du Golfe Persique adjacent à celui de l’Iran de South Pars constituent à eux deux la plus vaste réserve mondiale de gaz.

En 2011 le Qatar a lancé un ultimatum au président syrien Bashar al Assad pour faire passer le gazoduc Qatar Turquie sur le territoire syrien. Assad a refusé et défiant le Qatar a décidé de s’allier avec l’Iran et l’Irak pour construire un gazoduc amenant le gaz de South Pars jusqu’en Méditerranée direction les marchés européens. La déferlante takfiriste financée armée par le Qatar a submergé la Syrie.

Le Qatar veut doubler sa production et son exportation de Gaz Naturel Liquéfié. Le Qatar s’est positionné comme premier exportateur mondial de GNL et cherche donc à consolider sa domination dans ce domaine par un programme de construction visant à accroître sa production pour passer de 31 millions à 77 millions de tonnes

Le putschiste à la tête du Qatar Hamad bin Khalifa al Thani- plus pour longtemps Washington et Londres l’ont déposé et ont désigné son successeur qui doit prendre ses fonctions début Juillet – a déclaré à la suite d’entretiens avec le président turc Abdullah Gul et le premier ministre dictateur Tayyip Erdogan :

" nous sommes pressés d’avoir ce gazoduc du Qatar à la Turquie. Nous en avons discuté dans le cadre de la coopération dans le domaine de l’énergie. Pour se faire un groupe de travail va être mis en place qui présentera rapidement des solutions concrètes."

Erdogan à lui-même affirmé que la Turquie souhaitait établir avec le Qatar "une relation à long terme et stable" en matière énergétique. "Dans ce but je pense qu’un gazoduc Qatar Turquie résoudra la question une fois pour toute"

PipelineParmi ces solutions il y a celle de relier le gazoduc Qatar Turquie – via la Syrie – au projet de gazoduc Nabucco pour transporter le gaz provenant de l’Asie Centrale et du Moyen Orient en Europe concurrençant directement le gaz russe. Un accord de transit pour le Nabucco a déjà été signé par Erdogan et 4 premiers ministres de pays européens pour permettre une décision finale sur les investissements à faire pour réaliser ce projet soutenu par l’UE et qui vise à réduire la dépendance européenne au gaz russe. Autre gazoduc qui pourrait être relié au Nabucco celui transportant le gaz egyptien via la Jordanie et la Syrie.

On comprend dés lors l’intérêt qu’ont les dirigeants de ces deux pays -Egypte et Jordanie – à participer activement au renversement du gouvernement de Bashar al Assad. Cela vaut aussi pour la complicité de l’UE et les attitudes va-t-en guerre extrêmistes de la Grande Bretagne et de la France.


On ne le répètera jamais assez la guerre contre la Syrie du président Bahsar al Assad est une guerre pour la domination du marché des ressources énergétiques une guerre pour le gaz où chacun défend ses intérêts énergétiques soit en tant que producteur exportateur soit en tant que consommateur importateur.

Mais derrière les ambitions énergétiques du Qatar se cache aussi le maintien de l’hégémonie américaine des pétro dollars sur l’économie mondiale dont ont déjà été victimes Saddam Hussein et Muammar Khadafi.

Cette fois cependant la Russie mais aussi la Chine sont décidées à défendre leurs intérêts non seulement énergétiques mais aussi géostratégiques d’où les hésitations de Washington à lancer une guerre contre la Syrie à laquelle est hostile une grande partie de l’état major de l’armée américaine comme en témoigne la tentative récente avortée du secrétaire au département d’état John Kerry – alors même qu’il discutait hypocritement avec Moscou de la réunion d’une Conférence Genève II – de pousser Obama à prendre la décision de bombarder la Syrie. Le chef d’état major de toutes les armées américaines le Gl Martin E. Dempsey s’y est vivement opposé.

http://www.planetenonviolence.org/Syrie-Guerre-Du-Gaz-Assad-Obstacle-Au-Gazoduc-Qatar-Turquie_a3127.html


http://avicennesy.wordpress.com/2013/06/22/syrie-guerre-du-gaz-assad-obstacle-au-gazoduc-qatar-turquie/





Lire aussi comment Qatar a acheté la France !?

Citation:
Comment le Qatar a acheté la France (et s'est payé sa classe politique) + vidéo



Dans la stratégie d'influence de ce micro Etat richissime, la France occupe une place à part. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.


La chaîne de télévision qatari Al-Jazeera vient d'acquérir une grande partie des droits de retransmission de la Ligue des champions pour les saisons courant de 2012 à 2015. Nous republions à cette occasion cet article d'Eric Leser de juin 2011 sur la façon dont le petit Etat achète la France.



Le Qatar qui vient de racheter la majorité du capital du PSG, qui intervient militairement aux côtés des Occidentaux en Libye et qui organisera la Coupe du monde de football en 2022 est à peine un Etat. Etabli sur une petite presqu'île de 11.437 km2, un peu plus grande que la Corse, à l'est de l'Arabie saoudite, son territoire désertique est invivable l'été quand les températures oscillent entre 40 et 50 degrés.


L'émirat a obtenu son indépendance en 1971. Il compte 1,5 million d'habitants dont 200.000 seulement sont des citoyens qataris. Leur revenu par tête est tout simplement le plus élevé de la planète. Ils ne payent pas d'impôts, disposent de transports et d'un système de santé gratuits et pour la plupart n'ont tout simplement pas besoin de travailler, la main d'œuvre immigrée est là pour cela.


La vraie raison de la notoriété et du poids économique et politique de ce micro Etat se trouve sous la terre et sous la mer: le pétrole et plus encore le gaz naturel dont ce pays est le troisième producteur au monde. Cela permet au Qatar de gérer le plus grand fonds souverain de la planète, QIA (Qatar Investment Authority), dont les avoirs des différentes entités approchent les 700 milliards de dollars. Les Qataris sont riches à la naissance et assez rapidement inquiets.


Alternance de coups d’Etat

Leur obsession est de préserver et protéger ce qu'ils ont, c'est-à-dire l'indépendance et l'existence même d'un Etat féodal dirigé par un émir qui change au gré des coups d'Etat. Le dernier en date, en juin 1995, a permis à l'actuel émir, Hamad bin Khalifa al-Thani, de déposer son père qui était en vacances en Suisse et qui lui-même avait chassé son cousin du pouvoir en février 1972.


Il a failli y avoir un autre coup d'Etat en juillet 2009, mais il a échoué. «Les Qataris s'achètent en permanence des assurances-vie ou ce qu'ils croient être des assurances-vie, explique un banquier français installé depuis des années à Doha, la capitale de l'émirat. Ils ne font pas dans la finesse et dans la subtilité, mais ils sont très forts. Ils pensent non sans raison que tout s'achète.»


La survie étant sa préoccupation permanente, le Qatar cherche sans cesse des alliés, des obligés et toute forme de reconnaissance: diplomatique, économique, financière, et sportive... Il est le conseiller, le financier, le partenaire, l'intermédiaire de tout le monde ou presque: des Etats-Unis et d'Israël, de l'Arabie saoudite et de l'Iran, de l'Autorité palestinienne, du Hamas, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Syrie, du Liban…


Le Qatar a eu l'habileté de se doter d'une arme de politique internationale exceptionnelle, la chaîne de télévision d'information continue la plus influente du monde musulman, al-Jazeera. Elle couvre tous les pays, sauf un… le Qatar. Et sa bienveillance plus ou moins grande avec les régimes dépend aussi parfois des intérêts de l'émir comme le montrent certaines dépêches secrètes, révélées par Wikileaks, de la diplomatie américaine.


L’addition des biens acquis ne gêne personne

Dans la stratégie d'influence du Qatar, la France occupe une place à part. D'abord parce que les Qataris la connaissent très bien: ses institutions, son personnel politique, ses entreprises, ses forces et ses faiblesses. Ils viennent pour bon nombre d'entre eux en France tous les étés quand ils fuient les grandes chaleurs. Le Qatar aime tellement la France, qu'il a décidé de se la payer... au sens propre.


De se payer sa classe politique, ses grandes entreprises, sa fiscalité, ses grandes écoles, son patrimoine immobilier, ses footballeurs… Et cela ne semble gêner personne. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.


Car le Qatar n'est pas vraiment un pays fréquentable. C'est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n'y a pas de partis politiques et encore moins de démocratie. Le régime de l'émir est fragile même si les révolutions arabes semblent ne pas l'avoir affecté. Il est très difficile d'obtenir des informations sur la tentative de coup d'Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliés à une puissance étrangère auraient été arrêtés avant de passer à l'acte.


Doha fait preuve d'une attitude pour le moins ambiguë à l'égard de l'islamisme chiite iranien et plus encore sunnite. C'est le seul pays wahhabite en-dehors de l'Arabie saoudite. C'est un pays où plus des trois quarts des résidents ne sont pas des nationaux et où les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, immigrés de pays arabes, pourraient un jour se révolter, prendre le pouvoir, agir pour une puissance étrangère.


Alors Doha tente de jouer un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps en même temps. En février 2010, le Qatar aurait signé un pacte de défense avec la Syrie et l'Iran tout en ayant sur son sol une base militaire américaine depuis la première guerre du Golfe.


Le Qatar a été l'organisateur avec le président syrien Bachar el-Assad, de la visite triomphale de Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, au Liban en juillet 2010. L'émir du Qatar s'est rendu en Israël lors d'une visite secrète en mars 2010. Et selon toujours des sources Wikileaks, le Qatar fait preuve d'un considérable laxisme concernant le financement du terrorisme à partir de son sol.


Tout cela n'empêche pas nos hommes et nos femmes politiques de se succéder en rangs serrés au Qatar. On peut citer pêle-mêle parmi les habitués des séjours à Doha: Dominique de Villepin, Bertrand Delanoë, Philippe Douste-Blazy, Rachida Dati, Ségolène Royal, Fadela Amara, Claude Guéant, Jean-Louis Debré, Gérard Larcher, Hubert Védrine, Frédéric Mitterrand, Hervé Morin, Jean-Pierre Chevènement, Dominique Baudis, Jack Lang…


Un pays pas fréquentable, mais très fréquenté par les politiques français

Trois semaines après son élection en 2007, le premier chef d'Etat arabe reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy était l'émir Hamad bin Khalifa al-Thani. Un mois et demi plus tard, le 14 juillet 2007, il assistait au défilé sur les Champs-Elysées au côté du président de la République. Les liens étroits tissés par Nicolas Sarkozy avec l'émir quand il était ministre de l'Intérieur et faisait former les forces de l'ordre qataries ont été fructueux.


Cela s'est traduit, pour la partie visible, par le rôle déterminant du Qatar dans la libération en juillet 2007 des infirmières bulgares détenues en Libye par Kadhafi et plus récemment par la participation symbolique du Qatar à l'intervention militaire occidentale contre le même Kadhafi, seul pays arabe à le faire.


Illustration toutefois du double jeu permanent du Qatar, l'émirat a aussi joué un rôle dans l'affaire al-Megrahi, la libération en août 2009, soi-disant pour raisons médicales, de l'un des auteurs libyens de l'attentat de Lockerbie.


Parmi les actuels et anciens membres du gouvernement, Claude Guéant en tant qu'envoyé spécial de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati dont la sœur travaille pour le procureur général du Qatar et Fadela Amara ont multiplié les voyages dans l'émirat. A une époque, quand elle était Garde des sceaux, Rachida Dati se rendait jusqu'à deux ou trois fois par mois au Qatar.


Le Qatar soigne Sarkozy, mais pas seulement: des proches de Chirac (qui en tant que président de la République s'était rendu 9 fois en visite officielle à Doha) et des socialistes bénéficient aussi de son attention et de ses faveurs.


Le Qatar est le principal client du cabinet d'avocat de Dominique de Villepin. Le contrat stipulerait que les déplacements de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac à Doha se font dans les avions de l'émir. Ségolène Royal s'est elle vu offrir un dîner en son honneur à l'ambassade du Qatar le 27 mars 2008.


La bataille d’Areva et les réseaux Sarkozy

Autre démonstration du poids de l'émirat dans la vie politique française, il a obtenu le vote à l'Assemblée et au Sénat au début de l'année 2008 d'un statut fiscal exorbitant pour ses investissements en France. Les investissements immobiliers ne sont pas imposables sur les plus-values et les résidents qataris en France ne payent pas l'ISF pendant leurs cinq premières années de présence. Le groupe d'amitié entre la France et le Qatar compte 49 députés à l'Assemblée nationale...


Le Qatar a passé des accords de défense avec la France qui assure la formation des marins de sa flotte de guerre et de ses policiers et lui a fourni une grande partie de son matériel militaire, notamment des mirages 2000. Le Qatar a obtenu ou veut obtenir l'ouverture d'antennes à Doha de quelques-unes de nos plus prestigieuses grandes écoles comme HEC, Saint-Cyr ou l'Ecole nationale de la magistrature.


Les grandes entreprises françaises sont évidemment très présentes à Doha, notamment dans la défense et l'énergie: Total, GDF-Suez, EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… ont raflé des contrats importants. Mais le Qatar est aussi et avant tout un investisseur. Le fonds souverain du Qatar est actionnaire ou cherche à le devenir, de groupes stratégiques comme Lagardère (défense et presse), Veolia environnement (services collectifs), Suez (énergie, services collectifs), Vinci (BTP), et du coté des tentatives répétées CMA CGM (shipping) et surtout Areva (nucléaire).


La partie qui s'est jouée il y a quelques mois autour du capital d'Areva illustre bien le poids et l'ambition des Qataris en France et la façon dont ils procèdent et dont leurs réseaux fonctionnent. En l'occurrence, ils ont joué sur les liens étroits et anciens entre Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, François Roussely, président du Crédit Suisse France et Henri Proglio, PDG d'EDF et proche de Nicolas Sarkozy.


Ces trois hommes se connaissent très bien. François Roussely a précédé Claude Guéant à la direction de la police nationale et Henri Proglio à la présidence d'EDF. François Roussely a été chargé par le gouvernement de rédiger un rapport sur l'avenir du nucléaire et, ce qui ne semble gêner personne, conseille le Fonds souverain du Qatar qui est client et actionnaire du Crédit Suisse et souhaite ardemment entrer dans le capital d'Areva.


Paris, la tête de pont qatarie


Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy entourent l’Emir du Qatar Hamad Bin Khali

Il a fallu une intervention conjointe du Premier ministre François Fillon, de la ministre de l'Economie Christine Lagarde et d'Anne Lauvergeon, la présidente d'Areva, pour empêcher in extremis l'entrée à la fin de l'année 2010 du Qatar dans le capital du fleuron français du nucléaire.


«Avec les Qataris, c'est toujours du donnant-donnant, explique sous le couvert de l'anonymat un Français qui a longtemps vécu au Qatar, connaît bien la famille régnante et a vu défiler à Doha une bonne partie de la nomenklatura française. Parfois, il y a un grain de sable in extremis comme dans l'affaire Areva, mais c'est l'exception, ils préparent bien leurs coups.»




L'immobilier donne également une bonne mesure de l'influence qatarie. L'émir possède un palais de 4.000 m2 à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) et l'hôtel d'Evreux, place Vendôme ainsi que deux autres hôtels particuliers attenant. Le fonds souverain détient à Paris des hôtels de luxe (Majestic et Royal Monceau).


Mais ce sont les travaux du frère de l'émir lors de la restauration de l'hôtel Lambert, joyau du XVIIe siècle situé sur l'île Saint-Louis, racheté en 2007 aux héritiers du baron Guy de Rotschild, qui ont fait un peu de bruit. Des travaux considérables et illégaux qui ont provoqué une polémique. Pour y mettre fin, Christine Albanel, alors ministre de la Culture, n'avait pas saisi la Commission nationale des monuments historiques, mais un Comité scientifique… créé spécialement.


Et pour finir donc le sport et le football qui pour le Qatar semblent être le moyen idéal pour obtenir enfin la reconnaissance et le statut qu'il cherche frénétiquement. Le recrutement de Zinedine Zidane pour plusieurs millions d'euros afin vanter les mérites de la candidature à la Coupe du monde de football de 2022 du plus petit pays au monde l'ayant jamais organisé — qui ne s'est jamais qualifié pour cette compétition et de surcroit à un climat inadapté à la pratique de ce sport en été… — a été couronné de succès.


La controverse qui a suivi et les lourds soupçons de corruption de la Fifa n'y ont rien changé. Après le Royaume-Uni, l'Allemagne à son tour vient pourtant de contester le choix du Qatar et demande que la candidature soit rééxaminée. Peu probable.


L'intérêt du Qatar pour le football ne s'arrête pas à l'organisation de la Coupe du monde et à l'achat pour ses clubs de joueurs européens en fin de carrière payés à prix d'or. Les clubs de football européens deviennent aussi des proies, celui de Malaga en Espagne, le FC Barcelone dans une moindre mesure, et donc maintenant le Paris Saint-Germain, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy est un supporter affirmé. Il se dit de façon insistante que l'Elysée n'aurait d'ailleurs pas ménagé ses efforts pour convaincre l'émir de donner au PSG les moyens de nouvelles ambitions. Mais quelle en sera la contrepartie?


Eric Leser



Source: slate.fr

Mis à jour le 07/12/2011



http://www.internationalnews.fr/article-comment-le-qatar-a-achete-la-france-et-s-est-paye-sa-classe-politique--97651860.html



http://www.internationalnews.fr/article-comment-le-qatar-a-achete-la-france-et-s-est-paye-sa-classe-politique-97652385.html
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MessagePosté le: 06 Sep 2013 12:20    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Narine, ça éclaire un peu plus cette bataille sur Syrie. Esat n'est pas un homme défendable, mais je ne peux croire où il n'était nullement dans une position désespérée qu'il puisse utiliser des armes chimique, non pas parce qu'il n'est pas capable, mais il ne manque pas autant d'intelligence pour offrir à ses ennemis une occasion en or...

Comme on dit en turc le loup a décidé de manger l'agneau rien à faire...
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narine
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MessagePosté le: 07 Sep 2013 6:06    Sujet du message: François Hollande devant la Cour Pénale Internationale ? Répondre en citant

Déjà ça serait bien que Murat Bey nous rajoute aussi La France au titre du topique ! Smile
Vous l'avez bien vu notre schtroumpf bleu trépigner des pieds ces derniers jours n'est-ce pas !? Smile


Citation:

François Hollande devant la Cour Pénale Internationale ?
Par John V. Whitbeck




Photo : François Hollande (à g. sur la photo, à défaut de l’être dans la vie politique) a de l’ambition ! De la même façon que Tony Blair était le roquet de Georges Bush, il prétend aujourd’hui au rôle de roquet d’Obama…

Maintenant que le Premier ministre David Cameron a tenté d’obtenir l’approbation parlementaire pour « l’action militaire » contre la Syrie, et que le président Barack Obama a annoncé son intention de demander l’approbation du Congrès, le président François Hollande – d’un point de vue politique puisque ce n’est pas strictement constitutionnel – ne devrait-il pas faire de même ?

Une session parlementaire consacrée à la Syrie est déjà prévue pour le 4 Septembre, mais aucun vote formel n’a été prévu .

Le parti socialiste de François Hollande dispose d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale et d’une majorité très mince au Sénat. La discipline de parti en France tend à être plus rigide et plus difficile à remettre en cause qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni, mais le plus récent sondage a montré que 64% des Français sont opposés à la participation française dans toute « action militaire » contre la Syrie.

Ce serait donc à la fois très intéressant et très encourageant pour l’avenir de la démocratie en France si Hollande autorisait un débat libre et ouvert et un vote sur cette question centrale.

Cependant, il y a une autre question importante que devrait garder Hollande à l’esprit, ou au moins un élément qui le fasse réfléchir si jamais personne ne l’a encore mis en garde.


Lorsque le Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale [CPI] a été négocié, certains États occidentaux avaient insisté sur un moratoire de sept ans avant que le « crime d’agression » ne soit ajouté aux crimes pour lesquels la CPI serait compétente, si ce crime ont été commis par un État faisant partie de la CPI ou à partir de son territoire. Ce moratoire avait donné effectivement aux agresseurs habituels et potentiels une fenêtre d’opportunité pour continuer à commettre des actes d’agression, en particulier l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, dont le pays est un État ayant intégré la CPI mais qui a donc bénéficié d’ une immunité et d’une impunité (au moins du point de vue de la compétence de la CPI) pour à son rôle dans le crime d’agression contre l’Irak en 2003.

Toutefois, cette fenêtre d’opportunité a été fermée le 11 juin 2010, lorsque le crime d’agression a été inséré dans le Statut de Rome comme l’un des crimes relevant de la CPI et pour lequel s’exerce sa compétence .

Bien que ni la Syrie ni les États-Unis ne soient parmi les 122 États ayant intégré la CPI (de sorte que seul un renvoi par le Conseil de sécurité des Nations Unies peut donner une compétence à la CPI sur leurs citoyens ou les crimes commis sur leur territoire) , la France en tant qu’État fait partie de la CPI.

L’article 8 bis (1) du Statut de Rome , ajouté en 2010, se lit comme suit : « Aux fins du présent Statut, le ’crime d’agression’ signifie la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure d’exercer un contrôle ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies. » Sont inclus à l’article 8 bis (2) ( b ) et dans la liste suivante les actes constituant une ’agression’ : « le bombardement par les forces armées d’un État contre le territoire d’un autre État ou l’ emploi de toutes armes par un État contre le territoire d’un autre État ».

En l’absence d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant « l’action militaire » contre la Syrie, ces dispositions correspondent « comme un gant » à l’agression en cours de planification par les présidents Obama et Hollande. Même l’avocat de la défense le plus imaginatif aurait du mal à imaginer un moyen de défense .

La CPI est naturellement très gênée par le fait très dérangeant que, après plus d’une décennie d’existence, elle n’a mis en accusation que des Africains. Pour une question d’impératif institutionnel et pour la propre crédibilité de la cour, il y a une nécessité impérieuse de mettre en accusation des non-Africains dès que le champ de compétence de la cour, la gravité et l’exemplarité d’un crime le permettront.

Rien ne pourrait autant renforcer la crédibilité de la cour qu’un acte d’accusation contre un chef d’État ou de gouvernement de l’une des grandes puissances occidentales.

Dans le même temps , rien ne pourrait mieux contribuer à renforcer le concept et la stature du droit international, la conviction que le droit international n’est pas simplement (comme il a tendance à l’être) un bâton avec lequel les riches et les puissants frappent les pauvres et les faibles, mais que même les riches et les puissants ne jouissent pas de l’immunité et de l’impunité devant les règles du droit international.

En effet, rien ne pourrait améliorer de façon plus efficace les chances de voir un jour un monde plus pacifique.

Pour toutes sortes de bonnes raisons, il est à espérer que, en fin de compte, François Hollande ne fasse pas le choix de participer à la « planification , la préparation , le déclenchement ou l’exécution » du crime d’agression contre la Syrie. Mais si jamais il passait outre, alors son transfert devant le tribunal de La Haye pourrait être le seul résultat positif d’une telle folie.

John V. Whitbeck

Article original : http://www.palestinechronicle.com/f
Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

John V. Whitbeck est un avocat international qui a conseillé l’équipe de négociation palestinienne dans les négociations avec Israël.

http://www.mondialisation.ca/francois-hollande-devant-la-cour-penale-internationale/5348535


je sais, je sais . Vous allez me dire que je n'ai pas de cœur d'imaginer des copains de cellule à la Haye au PM. turc Erdogan ! Smile
Et pourtant !
Le rêve et l'espoir sont inépuisables ! Smile
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MessagePosté le: 07 Sep 2013 6:27    Sujet du message: les terroristes d’Al-Qaïda utilisent l’arme chimique Répondre en citant

le suivant n'est pas mal non-plus !
Puisqu'on a la réponse 'pourquoi ils se trépignent des pieds et se précipitent pour aller faire la guerre ?' :

Citation:

Syrie : Appuyés par les États Unis et l’OTAN, les terroristes d’Al-Qaïda utilisent l’arme chimique contre le peuple syrien
Par Tony Cartalucci

Mondialisation.ca, 23 mars 2013

NATOBLOOD


Après 10 ans de guerre et d’occupation de l’Irak, la mort de plus d’un million de personnes incluant des milliers de soldats étasuniens, le tout fondé sur des affirmations mensongères voulant que la nation possédait des « armes de destruction massive » (ADM), il est scandaleux de voir que l’Occident donne hypocritement des armes, ainsi qu’un appui financier et politique aux terroristes en Syrie, lesquels possèdent et utilisent de telles armes de destruction massive contre le peuple syrien.

Une attaque avec des armes chimiques visant des soldats syriens et perpétrée par des terroristes soutenus par l’OTAN au nord d’Alep aurait fait 25 morts.

Alep est située près de la frontière turco-syrienne. Si les armes chimiques pillées en Libye avaient été envoyées en Syrie, elles seraient passées par la Turquie avec des armes envoyées depuis la Libye par les États-Unis et des milliers de terroristes libyens opérant ouvertement en Syrie, et seraient probabalement utilisées pour cibler des villes comme Alep.

Pire encore, toute arme chimique importée dans le pays impliquerait l’OTAN directement ou sa simple négligence, puisque les armes seraient passées par un pays membre de l’OTAN, la Turquie, devant les agents de la CIA opérant ouvertement le long de la frontière, auprès des terroristes soutenus par l’Occident en Syrie.

Les ADM libyennes sont entre des mains terroristes

L’arsenal libyen est tombé dans les mains d’extrémistes sectaires avec l’aide de l’OTAN en 2011 au point culminant des efforts pour renverser le régime en place dans le pays nord-africain. Depuis lors, les militants libyens, menés par leurs commandants du Groupe islamiste combattant en Libyen (GICL), affilié à Al-Qaïda, ont armé des extrémistes sectaires à travers le monde arabe, jusqu’ au Mali à l’ouest et jusqu’en Syrie à l’est.

En plus des armes de petit calibre, des armes plus lourdes se sont aussi frayé un chemin à travers ce réseau étendu. Le Washington Post rapportait dans un article « Libyan missiles on the loose » (Des missiles libyens dispersés):

« Deux anciens officiers du contre-terrorisme de la CIA m’ont dit la semaine dernière que des techniciens ont récemment réusiné 800 de ces systèmes de défense aériens portables (connus sous le sigle MANPADS), certains pour un groupe djihadiste africain appelé Boko Haram, souvent vu comme un allié d’Al-Qaïda, afin d’attaque des avions commerciaux se dirigeant vers le Niger, le Tchad et peut-être le Nigéria. »

Alors que ces armes se dirigent sans aucun doute également vers le Niger, le Tchad et peut-être le Nigéria, elles sont véritablement en route pour la Syrie. Il est avéré que les terroristes libyens du GICL envahissent la Syrie depuis la Libye. En novembre 2011, un article du journal britannique Telegraph rapportait dans « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group » (Des chefs islamistes libyens ont rencontré le groupe d’opposition nommé Armée syrienne libre) :

« Abdelhakim Belhadj, chef du conseil militaire de Tripoli et ancien chef du GICL, a rencontré les leaders de l’Armée syrienne libre (ASL) à Istanbul et à la frontière avec la Turquie, a dit un officiel militaire travaillant avec Belhadj, Mustafa Abdul Jalil (le président libyen intérimaire) l’a envoyé là-bas. »

Un autre article du Telegraph « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, » (Les nouveaux dirigeants libyens offrent des armes aux rebelles syriens) admettait :

« Les rebelles syriens avaient tenu des pourparlers secrets avec les nouvelles autorités libyennes, visant à sécuriser des armes et de l’argent pour leur insurrection contre le président Bachar Al-Assad et son régime.

A cette réunion, qui s’est tenue à Istanbul et qui comprenait des officiels turcs, les Syriens ont demandé « l’aide » des représentants libyens, lesquels ont offert des armes et des volontaires potentiels.

« Il y a un plan pour envoyer des armes et même des combattants libyens en Syrie », a déclaré une source libyenne, ayant requis l’anonymat. » Une intervention militaire se prépare, vous verrez dans quelques semaines. »

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens sont entrés en Syrie pour commencer les opérations de combat et affluent dans le pays depuis ce temps.



Image: Le Libyen Mahdi al-Harati du GICL, sur la liste des terroristes du département d’État étasunien, les Nations Unies et le Home Office britannique, s’adressant à des confrères terroristes en sol syrien. Al-Harati commande maintenant une brigade libyenne opérant en Syrie et tentant de détruire le gouvernement syrien et de subjuguer la population syrienne. C’est ce que l’on appelle traditionnellement une « invasion étrangère ».

….

Les « missiles perdus » en Libye mentionnés par le Washington Post ont été retrouvés maintenant sur le champ de bataille syrien. Bien que des publications comme le Guardian dans leur article « Arms and the Manpads: Syrian rebels get anti-aircraft missiles, » (Des armes et des MANPADS : Les rebelles syriens reçoivent des missiles antiaériens) rapportent que les missiles ont été déployés à travers la Syrie, ils tentent de minimiser toute connexion entre le pillage de l’arsenal libyen et les terroristes d’Al-Qaïda qui les ont importés en Syrie. En revanche, le Times a publié les aveux mêmes des terroristes disant qu’ils reçoivent des armes lourdes de Libye, incluant des missiles sol-air.

On rapporte dans l’article du Times: « Libya’s Fighters Export Their Revolution to Syria, » (Les combattants libyens exportent leur révolution en Syrie) :

« Certains Syriens sont plus honnêtes quant à l’aide que les Libyens leur donnent. Ils ont des armes plus lourdes que nous, note Firas Tamim, qui a voyagé dans les zones contrôlées par les rebelles afin de voir les combattants étrangers. Ils ont amené ces armes en Syrie et elles sont utilisées au front. Parmi les armes vues par Tamim, il y avait des missiles sol-air de fabrication russe connus sous le nom de SAM-7.

Les combattants libyens balayent souvent du revers de la main les questions concernant le transfert d’armes, mais en décembre ils ont affirmé les importer. « Nous procédons actuellement à une collecte d’armes en Libye », a déclaré un combattant libyen au quotidien français Le Figaro.» Lorsque ce sera fait, nous trouverons un moyen de les amener ici. »

Clairement, l’intervention de l’OTAN en Libye a laissé un vaste arsenal entre les mains d’extrémistes sectaires dirigés par le GICL, un groupe figurant sur les listes d’organisations terroristes du département d’État étasunien, des Nations Unies et du Home Office britannique. Le GICL exporte maintenant des armes et fournit des militants pour l’autre front de l’OTAN, la Syrie. Il est avéré qu’à la fois des armes et des terroristes libyens traversent la frontière turco-syrienne, avec l’aide de l’OTAN, et il est maintenant évident que des armes lourdes, incluant des armes antiaériennes ont également traversé la frontière.

En novembre 2011, le Guardian rapportait dans son article « Libyan chemical weapons stockpiles intact, say inspectors, » (Les armes chimiques libyennes sont intactes selon les inspecteurs) : « Les stocks de gaz moutarde et de produits chimiques libyens sont intacts et n’ont pas été volés pas dérobés durant l’insurrection qui a renversé Kadhafi, ont affirmé des inspecteurs de l’armement. »

L’article rapportait par ailleurs :

« L’abandon ou la disparition de certaines armes de l’époque de Kadhafi ont suscité des inquiétudes quant à l’érosion de la sécurité régionale si une telle puissance de feu tombait entre les mains de militants islamistes ou des rebelles actifs en Afrique du Nord. Certains craignent que les armes soient utilisés par des loyalistes de Kadhafi pour propager l’instabilité en Libye.

Le mois dernier Human Rights Watch a incité au conseil de transition national libyen à agir relativement aux nombreuses armes lourdes, incluant des missiles sol-air, affirmant qu’elles étaient demeurées sans surveillance durant plus de deux mois après le renversement de Kadhafi.

Mercredi, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré que l’ONU enverrait des experts en Libye pour s’assurer que le matériel nucléaire et les armes chimiques n’étaient pas tombés en de mauvaises mains. »

Et bien que les inspecteurs affirment que les armes chimiques sont entre les « mains du gouvernement » et non « aux mains des extrémistes », il est évident de l’aveu même du gouvernement libyen, qu’ils sont eux-mêmes impliqués dans l’envoi d’armes et de combattants en Syrie.

Reste à voir d’où proviennent ces armes chimiques. S’il s’avère qu’elles proviennent de l’arsenal libyen, l’OTAN et spécifiquement les États-Unis et la Turquie, seraient impliqués dans l’acheminement d’armes de destruction massive aux terroristes d’Al-Qaïda, exactement le scénario pour lequel l’Occident a été paralysé de terreur depuis plus de 10 ans, a abandonné ses libertés et versé le sang de milliers de ses soldats pour le prévenir.

L’utilisation d’armes chimiques par des terroristes appuyés par l’Occident utilisant des armes chimiques, quelle que soit leur origine, ont sapé la légitimité déjà vacillante de l’Occident, mis ses institutions en danger et ébranlé encore plus la confiance de ses partenaires qui l’ont appuyé sur les plans politique, financier, industriel et stratégique. De tels associés seraient bien avisés de commencer à chercher des portes de sortie en cultivant des alternatives hors de l’ordre international géré par Wall Street et la City de Londres.


Tony Cartalucci

Land Destroyer

Article original: SYRIA: US-NATO Backed Al Qaeda Terrorists Armed with WMDs. Chemical Weapons against the Syrian People, le 19 mars 2013

http://www.mondialisation.ca/syrie-appuyes-par-les-etats-unis-et-lotan-les-terroristes-dal-qaida-utilisent-larme-chimique-contre-le-peuple-syrien/5328040



Qui c'est qui criait il y a quelque temps de la nécessité d'envoyer des armes aux opposants d'Assad !?
Vous avez des noms, c'est sur ! Smile
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MessagePosté le: 07 Sep 2013 23:22    Sujet du message: Re: François Hollande devant la Cour Pénale Internationale ? Répondre en citant

narine a écrit:
Déjà ça serait bien que Murat Bey nous rajoute aussi La France au titre du topique ! Smile
Vous l'avez bien vu notre schtroumpf bleu trépigner des pieds ces derniers jours n'est-ce pas !? Smile

(...)


Mais Narine ce forum concerne aussi la France, puisque nous voguons entre les deux pays...

Intitulé du forum
La vie sociale, économique & politique en Turquie mais aussi en France

Donc, parlons également de notre pays qu'est la France...
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MessagePosté le: 10 Sep 2013 15:47    Sujet du message: Répondre en citant

Pollution d'information. Comment voir la vérité?

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MessagePosté le: 17 Sep 2013 0:29    Sujet du message: Répondre en citant

Le Cercle Les Echos
Publié sur Le Cercle Les Echos (http://lecercle.lesechos.fr)

Syrie, la crise qui fragilise la Turquie
Par Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine de l’Ifri. Le désastre syrien semble à l’heure actuelle impossible à contrôler, en intensité comme en extension géographique. Il déborde depuis deux ans sur les pays voisins et fragilise particulièrement la Turquie.

Le gouvernement de Recep Tayyip Erdoðan s’est en effet fortement engagé du côté des insurgés syriens, se prononçant pour un changement de régime quelques mois après le début de l’insur-rection contre Bachar el-Assad. Les autorités turques ont très tôt accueilli sur leur sol l’opposition syrienne, qui a constitué à Istanbul sa première structure de coordination politique, le Conseil national syrien. L’Armée syrienne libre a également trouvé refuge et soutien en Turquie, le pays devenant aussi un lieu de transit privilégié pour les armes et les djihadistes sunnites étrangers plus ou moins radicalisés.

Le pari de l’alliance sunnite

Le calcul diplomatique qui sous-tend la position d’Erdoðan est simple. La Turquie de l’AKP se voit comme une puissance régionale majeure. Jusqu’en 2011, elle avait établi d’excellentes relations avec la plupart des régimes autoritaires arabes, dont la Syrie baathiste. Les printemps arabes ont considérablement terni son aura ; pour enrayer le déclin, il faut soutenir les révolutionnaires et prendre la tête d’une coalition régionale sunnite, qui rassemblerait les partis islamistes arabes issus des Frères musulmans. Le leadership de la famille Assad en Syrie est condamné par cette nouvelle stratégie parce qu’il est alaouite, donc chiite ; Ankara soutient, comme le Qatar, la rébellion sunnite « modérée ». La Turquie tente en outre, depuis le début du conflit, de convaincre ses alliés occidentaux que sa position géographique, ainsi que son aura régionale, la rendent incontournable pour résoudre le problème syrien.

Mais le conflit s’enlise, et la Turquie se retrouve piégée. Les calculs turcs paraissent désormais erronés et risqués, pour deux raisons. Tout d’abord parce que le régime d’el-Assad, malgré les impré¬cations répétées d’Erdoðan, résiste au-delà de toute attente. Trompés par leur propre rhétorique et par une vision approximative des rapports de forces régionaux, les Turcs paient ici leur méconnais-sance de la réalité arabe, résultat du virage historique kémaliste qui les a détournés pendant plus de 80 ans du Moyen-Orient. Ensuite, parce qu’en s’installant en première ligne, la Turquie s’est exposée de manière dangereuse et subit de plein fouet les retombées sécuri-taires, économiques et humanitaires de la guerre civile syrienne.

Une situation explosive à la frontière

La Turquie et la Syrie partagent en effet plus de 900 kilomètres d’une frontière difficile à sanctuariser. Des combats intenses se déroulent en Syrie le long de cette frontière, de la province d’Idlib jusqu’aux nou¬veaux conflits qui mettent aux prises des groupes kurdes et certains insurgés islamistes à l’est, en passant par la bataille d’Alep. Près de 500 000 réfugiés syriens sont arrivés en Turquie depuis le printemps 2011 : 200 000 d’entre eux sont installés dans des camps sous haute tension, des dizaines de milliers d’autres habitent directe-ment dans des villes turques. Leur présence est source de tensions, notamment dans la province de Hatay-Alexandrette, lieu historique de peuplement mixte, où cohabitaient jusqu’à présent pacifiquement Arabes alaouites turcisés, Turcs sunnites, chrétiens et Kurdes. Des heurts entre communautés et des manifestations anti-Erdoðan ont déjà eu lieu à Antioche.

Un accrochage militaire pourrait aussi se produire, entraînant la Turquie malgré elle dans un conflit bilatéral avec le régime syrien. Le spectaculaire attentat à la voiture piégée qui a fait 52 morts dans la ville de Reyhanli en mai 2013 a fait considérablement monter la tension. Le gouvernement a déjà obtenu de ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) le déploiement de batteries de missiles antimissiles Patriot à la frontière avec la Syrie. L’armée turque est en alerte et manœuvre à chaque incident. Ankara a passé un nouveau palier après l’attaque chimique de la Ghouta à Damas : Erdoðan menace directement Assad d’une intervention punitive.

Les conséquences intérieures de la crise

Le gouvernement turc est en réalité sous pression constante pour gérer ces différents dossiers. La crise désorganise l’économie du Sud-Est du pays, qui vivait jusque-là essentiellement du commerce avec la Syrie, l’Irak et l’Iran. Le réveil des Kurdes syriens compromet aussi le processus de paix turco-kurde. Ankara s’est engagé dans des négociations encore fragiles avec la guérilla sécessionniste du PKK pour rétablir la paix civile en Turquie. L’autonomie croissante des communautés kurdes dans les pays voisins – l’Irak, et aujour-d’hui la Syrie – conforte indirectement la position des Kurdes de Turquie dans leurs revendications.

Résultat inédit de toutes ces difficultés, la popularité de l’AKP est en baisse pour la première fois depuis dix ans, car l’opinion turque doute des capacités de ses leaders à sortir de l’impasse régionale. La tension monte et le « printemps de Taksim », qui a secoué l’ensemble de la Turquie en juin 2013, apparaît à bien des égards comme un écho lointain des difficultés syriennes, qu’Erdoðan s’efforce de contenir par un regain d’autorité.


IFRI
URL source: http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/international/autres/221179866/syrie-crise-fragilise-turquie
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MessagePosté le: 19 Sep 2013 17:08    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.lorientlejour.com/article/833771/maaloula-terrain-de-chasse-des-tireurs-embusques.html

Maaloula, terrain de chasse des tireurs embusqués

OLJ/AFP | jeudi, septembre 19, 2013

.
Dans cette ville fantôme, les militaires syriens combattent un ennemi invisible.

« Maaloula, cité de la culture et de l’histoire, vous souhaite la bienvenue », assure un panneau à l’entrée de la plus célèbre localité chrétienne de Syrie. Mais à l’intérieur, des tireurs embusqués ouvrent le feu sur des cibles dans les rues désertes, où une équipe de l’AFP a échappé aux balles des rebelles.


Dans cette ville fantôme, les militaires combattent un ennemi invisible. « On ne le voit jamais mais on entend le claquement de ses balles tirées avec des Gragunov », le fusil-mitrailleur russe préféré des francs-tireurs, raconte un soldat tapi derrière un mur, l’arme à la main.



(Reportage : En Syrie, Maaloula devient "un village fantôme")


Une voiture est arrêtée sur le bord de la route, le pare-brise explosé. Le chauffeur est vraisemblablement mort, ses affaires gisent sur la chaussée. Alors que le photographe de l’AFP venait de traverser la rue, le journaliste qui le suivait a été la cible de tirs. Il a dû s’allonger derrière un muret sur le terre-plein de la chaussée pour échapper au franc-tireur. Dès qu’il essayait de bouger, le tireur faisait immédiatement feu. Il a fallu que des soldats tirent dans sa direction pour que le journaliste puisse s’échapper vers une cour entre deux maisons. Un véhicule blindé est ensuite venu pour faire feu et permettre à l’équipe de partir. « C’est tous les jours ainsi, il n’y a que le soir où nous pouvons nous mouvoir sans craindre les tirs », explique le soldat.
« Nous avons repris une grande partie de la ville, mais les terroristes nous empêchent de la contrôler totalement à cause de leurs francs-tireurs », assure un colonel qui dirige les opérations sur le terrain. « Nous continuons à avancer doucement, mais c’est très difficile car nous ne pouvons pas la bombarder en raison des trésors historiques qu’elle recèle », ajoute-t-il.



(Pour mémoire : Les rumeurs autour de Maaloula alimentent une véritable psychose chrétienne)



Les rebelles, dont des jihadistes liés à el-Qaëda, ont pris le contrôle de la cité le 9 septembre. Trois jours plus tard, l’armée syrienne est entrée dans Maaloula pour les chasser.


Maaloula, dont la population atteint jusqu’à 5 000 personnes, est majoritairement chrétienne l’été, quand des centaines de chrétiens de Damas et de l’étranger viennent y séjourner. Mais l’hiver, les musulmans sont les plus nombreux. Cette localité située à 55 km au nord de Damas doit sa renommée à ses refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christianisme. La majorité de ses habitants chrétiens sont grecs-catholiques et parlent l’araméen, la langue du Christ. Le nom de la ville vient de Maala, qui veut dire entrée dans cette langue.



La localité est célèbre au Proche-Orient pour la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix le 14 septembre. Cette année, pour la première fois, les collines n’ont pas été illuminées de grands feux, et les habitants et les visiteurs, chrétiens ou musulmans, ne se sont pas déplacés pour les grands dîners et cérémonies religieuses.


Si l’arche à l’entrée de la localité est très abîmée en raison de l’explosion d’une voiture piégée conduite par un kamikaze contre un barrage de l’armée, qui a fait huit morts, la localité ne porte pas les stigmates de la guerre en raison du refus de l’armée d’utiliser l’artillerie. Seul le dôme de l’église Saint-Élie est perforé. « Cette guerre risque d’être longue car ils se cachent dans la montagne et dans un hôtel sur le sommet, mais je pense qu’à terme, nous l’emporterons », dit le colonel de l’armée syrienne.
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MessagePosté le: 15 Avr 2014 16:44    Sujet du message: Répondre en citant

Comme j'envie d'épaissir le dossier de 'crime contre l'humanité' de Tayyip Erdogan, je continue par ici...

Là, c'est Discours de Mère Agnès :
Citation:

Syrie : Destruction et assassinats financés par des puissances étrangères
Discours de Mère Agnès pour l'« Initiative Moussalaha » [Réconciliation] en réponse aux déclarations du Haut commissariat aux réfugiés [UNHCR].


Mesdames et Messieurs,

J’aimerais commencer par remercier la « Société Russe Orthodoxe de Palestine » de nous avoir invités à participer à cette importante réunion.

Nous venons d’arriver de Syrie. Cette Syrie éprouvée subit la mort, la destruction, et un assassinat pur et simple dans toutes ses villes, tous ses villages, et toutes ses régions.
Personne ne veut que cette guerre absurde prenne fin.

Tous pleurent et se lamentent devant la souffrance quotidienne du peuple syrien. Mais que font-ils ? Rien !

Je dirai très franchement que, concernant la crise syrienne, l’approche de l’Organisation des Nations Unies, et particulièrement de la Commission des droits de l’homme à Genève, contribuent à aggraver la catastrophe que nous vivons.

Les guerres menées à l’intérieur de la Syrie sont décrites comme un conflit entre les forces de l’État et les forces de l’opposition.
Ce n’est pas vrai !

La guerre qui frappe aujourd’hui mon pays est une guerre entre la société civile syrienne et des groupes terroristes islamistes. Ces terroristes sont soutenus et financés par divers pays étrangers, et plus particulièrement par l’Arabie Saoudite.


L’Arabie saoudite a reconnu que ces groupes appartiennent à des organisations terroristes. Mais, en même temps, elle continue à les entrainer et à les financer dans le but de détruire la Syrie.

L’ASL [Armée Syrienne Libre] n’est plus opérationnelle et n’est plus de mise. Ce à quoi nous avons à faire relève du rôle joué par des groupes terroristes islamistes.

Hier nous avons tendu la main à Yabroud. Encore une ville syrienne détruite ! Près de quatre cents jeunes gens veulent changer de camp et passer de combattants « contre » le gouvernement à des combattants « avec » le gouvernement [c'est-à-dire : rejoindre les forces gouvernementales].

DAECH [une organisation terroriste = EIIL] gouverne la ville de Raqqa par l’épée et le feu. Une jeune fille y a été exécutée, juste parce qu’elle avait un compte sur Facebook. Ses églises sont devenues les quartiers généraux de DAECH. Sa population est obligée de prier cinq fois par jour, et des équipes féminines sont chargées de fouetter les filles non-voilées dans ses rues.

Deir el-Zor est gouvernée par le groupe terroriste Jabhat Al-Nosra. Des civils attachés aux valeurs laïques, sont exécutés juste parce qu’ils pensent devoir maintenir une structure sociale séculaire. Son église a été détruite, comme à Raqqa.

Qui sont les chefs de DAECH et d’Al-Nosra ? Des Qataris, des Saoudiens, des Tchétchènes, des Afghans, et même des Chinois !

Est-ce que ces terroristes sont venus répandre la démocratie et les droits de l’Homme en Syrie ? Non !
Le problème est avec la dite « Communauté internationale ». Ils ne veulent pas voir la vérité. Ils croient toujours au concept nommé « Armée syrienne libre ».


Notre position est la suivante :

Quelle est la relation entre la démocratie et la jeune fille qui a été tuée parce qu’elle avait un compte sur Facebook ?

Quelle est la relation entre les droits humains et la destruction des églises, des synagogues, [et des mosquées] ?

Quelle est la relation entre la liberté et la destruction de Ma’loula, dernière ville araméenne encore habitée au monde ?


Ces questions attendent des réponses. Nous appelons Madame Navi Pillay à nous les donner.

En résumé, il n’y a pas de projet [de l'opposition] pour installer la démocratie en Syrie. Il n’y a qu’une seule trame narrative : établissement d’un califat islamique dans le seul pays laïc du Moyen-Orient, pour ramener le peuple au Moyen Âge et à l’ère des ténèbres.

Le terrorisme islamiste a tué un de mes amis laïcs à Girod, ville contrôlée par ces forces des ténèbres. Il s’appelait Yamen Bjbj. Il était Dentiste. Ils m’ont envoyé la photo de son corps décapité, sa tête reposant dans le sable près de lui. Pourquoi ? Parce qu’il distribuait mes livres dans cette ville.

Le Dentiste Ramez Uraby, un autre de mes amis, a été enlevé pour la même raison. Ils ont pris l’habitude de m’appeler pour que je puisse entendre sa voix pendant qu’ils le torturent.

Personne ne veut voir ou entendre la vérité.

Avez-vous entendu parler du massacre de « Adra » ? Je ne le pense pas.

Adra est une ville située au nord de Damas. C’est une ville symbole pour la Syrie. Une nouvelle ville construite pour les travailleurs. Elle est représentative de la diversité des groupes constitutifs de la société syrienne.

Cette ville paisible a été envahie par les forces du terrorisme islamiste le 1er décembre de l’année dernière. En ce XXIème siècle, elle a connu des massacres sans précédent.

Des centaines de Syriens ont été tués, juste parce qu’ils étaient Chiites, Alawites, Ismaéliens, Druzes, ou Chrétiens.

Des centaines de Syriens sunnites ont été tués parce qu’ils étaient des fonctionnaires de l’État syrien.

Nombre de femmes ont été traînées, nues, sur le sol enneigé.

Nombre de têtes coupées ont été accrochées aux arbres.

Nombre de personnes ont été jetées vivantes dans la fournaise de la boulangerie de la ville, rappelant l’Holocauste et les nazis.

Qu’avez-vous fait Madame Navi Pillay, pour libérer les milliers de détenus dans la prison d’al-Tawbah à Douma ?

Qu’avez-vous fait Madame Navi Pillay, pour mettre fin à cette tragédie du XXIème siècle dont le monde entier a été témoin?

Qu’avez-vous fait pour les habitants de Adra devenus des sans-abris et qui errent désormais dans les rues de Damas?

Et qu’avez-vous fait pour libérer les femmes et les enfants enlevés de leurs villages du Nord de Lattaquié par les terroristes islamistes ? Des femmes et des enfants emmenés après que les terroristes aient tué les hommes du village.

Qu’avez-vous fait Madame Navi Pillay pour permettre à ces simples paysans de retrouver leurs villages ?

Oui ! Parce qu’ils sont Alaouites, et que les Alaouites n’ont rien à voir avec les intérêts des états du pétrole et du gaz [les États du Golfe] et, qu’en plus, la communauté internationale ne veut rien entendre de leur détresse !


Même les Ismaéliens qui étaient des maîtres de l’opposition en Syrie, sont aujourd’hui exposés à une forme de génocide, simplement parce qu’ils sont ismaéliens. Ils ont subi la pire espèce de génocide à Adra. Ils ont souffert d’une attaque terroriste qui a entraîné la mort de personnes innocentes à Alcavat. Et ce fut aussi le cas à Tal Aldoura et à Salamieh.
Les Ismaéliens sont une petite minorité en Syrie et dans le monde islamique. Ils n’ont donc pas pu trouver qui les soutenir au niveau des organisations internationales, lesquelles organisations n’ont pas le temps de suivre ou même de prendre acte du fait qu’ils sont entrain d’être exterminés par des groupes terroristes islamistes.

La situation des Chrétiens n’est guère meilleure que celle des autres minorités. Ainsi, la ville de « Sadad », ville dont les habitants sont majoritairement des Chrétiens de rite syriaque, a été attaquée l’été dernier par des milices du terrorisme islamiste. Ils ont commis des meurtres, des viols et ont détruit la ville avant de la quitter.

Ils ont aussi attaqué Ma’loula. Là aussi, ils se sont livrés à des actes de viols et ont détruit, en grande partie, ce qui représentait le caractère historique de cette petite ville.
Pour quelle raison? Parce que ces deux villes sont chrétiennes.
Ils ont également occupé les villes chrétiennes de la campagne d’Idlib.
Est-il besoin de vous rappeler qu’ils sont responsables de la destruction des quartiers chrétiens de la ville de Homs et du bombardement quotidien, au mortier, des quartiers chrétiens de Damas ?
Récemment, ont circulé des rapports concernant une soi-disant «politique de la faim » menée par l’Etat syrien. Mais avez-vous entendu parler de ce qu’est devenue la nourriture dépêchée par le Gouvernement vers le camp de réfugiés de Yarmouk ? Avez-vous entendu parler de l’institution Al-Adalah de la ville de Douma gouvernée par des groupes armés contrôlant un vaste magasin d’alimentation y compris des stocks de viande congelée ; lequel magasin a été attaqué et entièrement volé par des personnes [affamées], malgré leur souffrance et le fait qu’ils étaient des cibles des groupes terroristes ?

La solution est la démocratie.

Les élections présidentielles sont pour bientôt. Laissons le peuple décider sous supervision internationale garantissant la neutralité du scrutin.
Mère Agnès-Mariam de la Croix
15/03/2014



Discours publié par M. le Professeur Michel Chossudovsky sous le titre :
Syria : Destruction and Murder Funded by Foreign Forces
http://www.globalresearch.ca/syria-destruction-and-murder-funded-by-foreign-forces-mother-agnes-mariam/5373684

Syria: Destruction and Murder Funded by Foreign Forces: Mother Agnes Mariam Challenges the UNHRC, publié le 16 mars 2014
Traduit par Mouna Alno-Nakhal pour [url]Mondialisation.ca[/url]

http://libertesconquises.blogspot.fr/2014/03/syrie-destruction-et-assassinats.html?view=sidebar


Quand elle dit En résumé, il n’y a pas de projet [de l'opposition] pour installer la démocratie en Syrie. Il n’y a qu’une seule trame narrative : établissement d’un califat islamique dans le seul pays laïc du Moyen-Orient, pour ramener le peuple au Moyen Âge et à l’ère des ténèbres., moi, je ne pense qu'à Iznogud Erdogan !! Smile

Et vous !?
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MessagePosté le: 15 Avr 2014 16:57    Sujet du message: Répondre en citant

Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu:

Citation:

Nouvel exposé de Seymour Hersh: la Turquie a organisée des attaques au gaz pour provoquer une guerre des États-Unis contre la Syrie


Dans un long article publié dimanche par la London Review of Books, le journaliste d’enquête Seymour Hersh rapporte que les attaques au gaz sarin contre une banlieue de Damas le 21 août 2013 ont été en réalité menées par des forces «rebelles» syriennes pour le compte de la Turquie, afin de fournir un prétexte à une attaque américaine contre la Syrie.

Cette attaque au gaz a tué des centaines de gens à Ghouta dans la banlieue de Damas et le gouvernement Obama ainsi que les grands médias américains ont immédiatement accusé le gouvernement syrien de Bashar Al-Assad de ces atrocités. Le New York Times, en particulier, a publié une longue analyse de son «expert» militaire, C. J. Chivers, qui se targuait de démontrer d’après les trajectoires des roquettes, les vents dominants et d’autres éléments techniques, que les projectiles de gaz n’avaient pu être tirés que depuis des positions tenues par l’artillerie de l’armée syrienne.

Pendant plusieurs semaines, les attaques de Ghouta sont devenues un prétexte pour une campagne va-t-en-guerre de la Maison-Blanche et des médias américains et européens. Obama a menacé de lancer des frappes aériennes immédiates, en affirmant que le gouvernement syrien avait franchi une «ligne rouge» interdisant l’usage des armes chimiques, qu’il avait établie en 2012.

Le président américain a ensuite abruptement fait volte-face et annoncé qu’il demanderait d’abord l’accord du Congrès, pour finir par annuler les actions militaires visibles en faveur d’un accord négocié par le président russe Vladimir Poutine dans lequel Assad a accepté la supervision du démantèlement de son stock d’armes chimiques.

D’après Hersh, «le changement d’opinion d’Obama trouve son origine à Porton Down, le laboratoire de la défense dans le Wiltshire. Les renseignements britanniques avaient obtenu un prélèvement du sarin utilisé dans l’attaque du 21 août et les analyses ont démontré que le gaz utilisé ne correspondait pas aux variétés connues dans l’arsenal chimique de l’armée syrienne. Le message que les accusations contre la Syrie ne tiendraient pas a été rapidement relayé à l’état-major américain […] en conséquence les officiers américains ont envoyé une mise en garde de dernière minute au président, ce qui, à leurs yeux, a abouti à l’annulation de cette attaque.»

Le commandement de l’armée américaine savait également que les affirmations de la Maison-Blanche selon lesquelles il ne pouvait y avoir aucune autre source pour ce gaz sarin que l’armée syrienne étaient fausses. «Les communautés du renseignement américaines et britanniques étaient au courant depuis le printemps 2013 que certaines unités des rebelles en Syrie développaient des armes chimiques», indique Hersh. «Le 20 juin, les analystes des renseignements militaires américains [la DIA] ont publié un briefing de cinq pages à l’attention du directeur adjoint de la DIA, David Shedd, qui affirmait qu’Al-Nusra maintenait une cellule de production de sarin…»

Hersh cite de longs passages de ce document du gouvernement américain, dont le bureau du directeur des renseignements nationaux américains nie maintenant l’existence:

«La relative liberté d’opérations du Front Al-Nusra en Syrie nous porte à croire qu’il sera difficile de gêner les plans de ce groupe qui vise le recours aux armes chimiques […] Des gens de Turquie et d’Arabie saoudite […] tentaient d’obtenir les précurseurs du sarin en grandes quantités, des dizaines de kilogrammes, probablement pour une production de grande ampleur anticipée en Syrie.»

Hersh note que des membres d’Al-Nusra ont été arrêtés en Turquie en mai dernier en possession de deux kilogrammes de sarin. Leur acte d’accusation fait 130 pages et mentionne «la tentative d’acheter des détonateurs, des tuyaux pour la construction de mortiers et des précurseurs chimiques du sarin». Ils ont tous été relâchés depuis en l’attente de leur procès ou les accusations ont été abandonnées entièrement.

Ces arrestations faisaient suite à des attaques chimiques en Syrie en mars et en avril 2013 dans lesquelles une enquête de l’ONU avait trouvé des preuves qui impliquaient les «rebelles» syriens. Une source a déclaré à Hersh: «Des enquêteurs se sont entretenus avec les gens qui étaient là-bas, dont les médecins qui traitaient les victimes. Il était clair que les rebelles utilisaient le gaz. Cela n’est pas sorti en public parce que personne ne voulait le savoir.»


Ce «personne», ce sont bien sûr le gouvernement américain, ses alliés européens et ses marionnettes à l’ONU, ainsi que leurs soutiens politiques dans les médias et dans les groupes de la pseudo-gauche comme l’International Socialist Organisation qui faisaient ouvertement campagne pour une intervention militaire en Syrie ou tentaient de la justifier en dressant un portrait des «rebelles» financés par les États-Unis en porteurs d’une révolution démocratique.

Quand l’attaque du 21 août a eu lieu, Obama a ordonné au Pentagone de préparer des plans pour bombarder la Syrie et, comme un ex-responsable des renseignements l’a déclaré à Hersh, «la Maison-Blanche a rejeté une liste de 35 cibles fournies par l’état-major, car elles ne vont pas faire “assez mal” au régime Assad.»

Le plan de bombardement américain final comprenait une «frappe monstre» qui impliquait deux escadrilles de bombardiers B-52 équipés de bombes de 900 kg, ainsi que des missiles de croisière Tomahawk lancés par des sous-marins et des navires de surface.

Hersh ajoute: «La nouvelle liste de cibles était censée “éradiquer complètement toute capacité militaire qu’avait Assad”, a dit l’ex-responsable des renseignements. Les cibles principales comprenaient le réseau électrique, les dépôts de pétrole et de gaz naturel, tous les dépôts logistiques et d’armement, toutes les installations de commandement et de contrôle et tous les bâtiments connus appartenant à l’armée et aux services de renseignements.»

Le plan de bombardement préparé à la demande de la Maison-Blanche d’Obama aurait lui-même constitué un crime de guerre, causant des milliers, sinon des dizaines de milliers de victimes et paralysant toute la société syrienne.

Hersh passe ensuite à sa révélation la plus importante: les responsables américains pensent que le gouvernement turc ou ses agences de renseignements pourraient être à l’origine des attaques au gaz à Ghouta.

Il cite des inquiétudes dans l’armée américaine et les chefs des services de renseignements sur la possibilité qu’«il y ait eu certaines personnes au gouvernement turc» qui appuyaient «une tentative d’attaque au sarin en Syrie et qui voulaient forcer Obama à tenir parole sur sa menace à propos de la ligne rouge».

Cela a été renforcé par la découverte des services de renseignements militaires britanniques du type de gaz utilisé à Ghouta. Ils ont envoyé un message aux américains: «On nous manipule là.» Cela a été suivi par un nouveau message sur l’attaque de Ghouta indiquant qu’«un responsable important de la CIA a envoyé fin août: “Ça n’a pas été causé par le régime en place [c.-à-d. Assad].” Le Royaume-uni et les États-Unis le savent.»

Hersh suggère que l’âpre controverse au sujet de l’attaque contre le consulat américain et la mission de la CIA à Benghazi en Libye en 2012, qui avait tué quatre Américains dont l’ambassadeur en Libye, Christopher Stevens, est directement liée au conflit en Syrie.

Il a été largement rapporté que la CIA avait livré des armes venant des stocks libyens depuis Benghazi aux rebelles syriens. Hersh cite une «annexe top secrète» au rapport de la commission du Sénat qui avait enquêté sur l’attaque de Benghazi.

Ce document «décrivait un accord secret passé début 2012 entre les gouvernements Obama et Erdogan [turc] […] D’après cet accord, le financement venait de la Turquie, ainsi que d’Arabie saoudite et du Qatar; la CIA, avec le soutien du MI6, était responsable de l’envoi d’armes provenant des stocks de Kahdafi vers la Syrie. Un certain nombre de compagnies-écrans ont été établies en Libye, certaines sous le couvert d’entités australiennes. Des soldats américains à la retraite, qui ne savaient pas toujours qui les employait réellement, étaient embauchés pour gérer l’approvisionnement et les expéditions. Cette opération était dirigée par David Petraeus, le directeur de la CIA qui a démissionné peu après quand on a appris qu’il avait une liaison avec sa biographe.»

D’après Hersh, après le fiasco de Benghazi, la CIA s’est retirée de l’affaire, mais la liaison Libye-Turquie-Syrie a continué de fonctionner et a peut-être livré des lance-missiles sol-air portables que le gouvernement Obama s’était opposé à fournir aux rebelles parce qu’il s’inquiétait des risques pour les avions civils.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a chargé l’Organisation des renseignements nationaux turcs (MIT) de mettre au point une provocation qui donnerait un prétexte à une intervention directe de l’armée américaine. Hersh cite sa source: «Le MIT faisait la liaison politique avec les rebelles et la Gendarmerie gérait la logistique militaire, les conseils sur place et l’entraînement,y compris l’entraînement à la guerre chimique», a indiqué l’ex-responsable des renseignements. «Accentuer le rôle de la Turquie au printemps 2013 était considéré comme la solution à ses problèmes là-bas […] l’espoir d’Erdogan était d’instiguer un événement qui forcerait les États-Unis à franchir la ligne rouge. Mais Obama n’a pas réagi en mars et en avril.»

Deux sources ont décrit à Hersh un dîner d’affaires durant la visite d’Erdogan à Washington en mai 2013 durant lequel Obama, le ministre des Affaires étrangères John Kerry et le conseiller à la Sécurité nationale Thomas Donilon ont rencontré Erdogan, le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu et le chef du MIT Hakan Fidan. Erdogan a demandé à Obama d’attaquer la Syrie, en lui disant «votre ligne rouge a été franchie». Obama a ensuite pointé Fidan et dit, «Nous savons ce que vous faites avec les radicaux en Syrie.»


Hersh cite un «consultant des renseignements américains» qui décrit un briefing secret à l’attention de Martin Dempsey, président de l’état-major, et du ministre de la Défense Chuck Hagel, préparé avant l’attaque au gaz du 21 août. Ce briefing notait «l’anxiété aiguë» du régime Erdogan à propos des reculs militaires des rebelles syriens et a prévenu que la direction turque sentait «le besoin de faire quelque chose qui précipiterait une réaction militaire américaine».

Durant la période qui a suivi les attaques au gaz, explique la source de Hersh qui faisait partie des services de renseignements, des interceptions de communications et d’autres données soutenaient la suspicion que la Turquie avait organisée l’attaque de Ghouta. «“Nous savons maintenant que c’était une opération secrète planifiée par les gens d’Erdogan pour pousser Obama à franchir la ligne rouge”, a dit la source. “Il fallait qu’ils passent à une attaque au gaz à Damas où à proximité quand les inspecteur de l’ONU” – qui arrivaient à Damas le 18 août pour enquêter sur les précédents usages de gaz – “y seraient. L’objectif était de faire quelque chose de spectaculaire. Nos responsables militaires haut placés se sont vu dire par la DIA et d’autres sources de renseignements que le sarin arrivait par la Turquie – qu’il n’avait pu arriver là qu’avec le soutien des Turcs. Les Turcs ont également fourni l’entraînement pour la production du sarin et sa manipulation.”»

Il y a tout juste une semaine, d’autres renseignements sont venus corroborer le rapport de Hersh. Une vidéo d’une réunion de responsables turcs publiée sur YouTube, avec Fikan, dans laquelle le chef des renseignements suggère que les agents turcs devraient monter une attaque contre une mosquée en Syrie pour fournir un prétexte à une invasion turque du pays.

Ce rapport de Hersh est son second exposé long en quatre mois sur l’attaque au gaz à Damas qui a été faussement présentée. Les deux articles ont été publiés dans ce journal britannique parce qu’aucun grand journal ou magazine américain ne veut publier d’articles de ce journaliste qui a obtenu le prix Pulitzer.

Depuis son reportage sur le massacre de My Lai au Vietnam pour le New York Times, Hersh s’est spécialisé dans le développement de sources dans l’appareil militaire et des services de renseignements américains, fréquemment celles qui ont des divergences politiques avec le gouvernement en place à Washington. Hersh a quitté le Times pour Newsday et a ensuite écrit pour leNew Yorker pendant de nombreuses années.

Le New Yorker et le Washington Post ont tout deux refusé de publier son premier article sur l’attaque au gaz à Ghouta, qui imputait l’attaque aux rebelles syriens du Front Al-Nusra, forçant Hersh à trouver un éditeur britannique pour son rapport. La presse américaine a été largement silencieuse sur celui-ci et a pour le moment tait cette dernière révélation.

Patrick Martin



Article original, WSWS, paru le 7 avril 2014

http://www.mondialisation.ca/nouvel-expose-de-seymour-hersh-la-turquie-a-organisee-des-attaques-au-gaz-pour-provoquer-une-guerre-des-etats-unis-contre-la-syrie/5377163
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MessagePosté le: 15 Avr 2014 17:31    Sujet du message: Répondre en citant

Puis rajoutons le discours de Dr Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies que BFM TV passe en boucle au nom de la communauté internationale !!! Smile Smile

Citation:
Syrie : Une campagne de diffamation orchestrée au sein du Conseil de sécurité de l’ONU


Les gouvernements et la presse des faux « amis de la Syrie » sont certainement satisfaits des déclarations de Mme Navi Pillay devant le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni à huis clos, le 8 avril 2014. Quoi de plus stimulant pour continuer à sereinement lobotomiser le plus grand nombre en accusant le Gouvernement syrien et l’Armée nationale syrienne de tuer le peuple syrien ?



En bref, Madame la haute commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a estimé que « le régime syrien est le principal responsable des exactions commises dans le pays… le Conseil de sécurité de l’ONU doit saisir la Cour Pénale Internationale… les agissements des deux parties ne sont pas comparables… les violations perpétrées par les forces gouvernementales dépassent largement celles des insurgés ! » [1][2]. Autant d’accusations convenues et inchangées de son propre aveu depuis Août 2011, malgré la cruauté de la « partie prétendument insurrectionnelle » qui n’est même plus ignorée par les médias complices, effarés devant tant d’horreurs !

Pour mémoire, voici la traduction de la réponse du Dr Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, aux déclarations de Mme Navi Pillay et aux omissions de Mme Valérie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires, coordonnatrice des secours d’urgence, et chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires !

-----------------------------------------------------

Mesdames et Messieurs,

Madame le Haut-Commissaire aux droits de l’homme vient de terminer son briefing auprès des membres du Conseil de sécurité sur de nombreux sujets, y inclus sur la situation de mon pays, la Syrie.

Vous avez tous entendu ce qu’elle vient de dire, avant de quitter ce podium, de son impression personnelle et de sa propre évaluation de la situation syrienne. Vous l’avez entendue se référer à sa position première adoptée dès Août 2011. C’est ce qu’elle a dit : Août 2011 ! Ce qui correspond à quelques mois après le début de la crise en Syrie [3] ; alors qu’après cela, elle a déclaré qu’il y avait eu violation des droits humains par les deux parties : les forces gouvernementales et les groupes armés terroristes [4]. En soi, cela confirme et corrobore sa lecture biaisée de la situation en Syrie depuis le début.

Il est malheureux que Madame le Haut-Commissaire, qui occupe une fonction aussi importante et sensible au Haut-Commissariat des droits de l’Homme [HCDH], se soit autorisée, d’emblée, à servir d’outil de pression contre le gouvernement syrien. Elle est devenue partie intégrante d’une campagne orchestrée par certains membres influents de ce Conseil pour venir s’exprimer à chaque fois qu’ils l’ont invitée à contribuer à leur politique de pression. Il n’est donc pas étonnant que la France, la Grande Bretagne et les délégations US l’aient conviée, aujourd’hui, pour jouer leur partition contre mon gouvernement.

Il est aussi vraiment déplorable que Madame Amos n’ait pas mentionné devant le Conseil ou devant vous, journalistes accrédités par l’ONU, le problème des terroristes takfiristes sévissant en Syrie. Elle n’a même pas évoqué le fait qu’ils étaient présents par dizaines de milliers, combattant le gouvernement, perpétrant des crimes, massacrant des civils, assassinant des citoyens innocents.

Elle a oublié de signaler quoi que ce soit sur ce qui se passe à Kessab et sur les groupes terroristes affiliés à Al-Nosra, au Front islamiste, et à d’autres groupes terroristes qui sont arrivés en provenance du territoire turc et qui se sont mis à massacrer des civils syriens dans cette région où la plupart des habitants sont d’origine arménienne et où, comme vous le savez, les combats se poursuivent encore.

Elle aurait dû vous éclairer un tant soit peu sur ce grave problème parce qu’il pourrait être la raison d’une violente conflagration régionale et d’une importante escalade militaire. Elle n’a rien dit, non plus, sur l’implication du gouvernement turc derrière les activités terroristes ni à Kessab, ni ailleurs.

L’un d’entre vous l’a interrogée sur la très importante information donnée par M. Seymour Hersh dans son dernier article [5][6] faisant état de « l’implication directe » du gouvernement turc d’Erdogan dans le massacre aux armes chimiques ayant eu lieu dans la Ghouta de Damas le 21 Août de l’année dernière… Mais c’est comme si, cette question ne faisait pas partie de son mandat, lequel consisterait uniquement à coincer le gouvernement syrien et à jouer, elle aussi, sa partition dans cette campagne orchestrée au sein même du Conseil de sécurité, de telle sorte que les dirigeants syriens finissent par être déférés devant le Tribunal Pénal International [TPI], tel que souhaité.

Venant d’une haute responsable du HCDH, cette situation est vraiment terrifiante. Elle agit en irresponsable. Elle va au-delà de son mandat. De plus, elle ne protège pas les droits humains, mais permet à des terroristes takfiristes et à certains gouvernements… saoudien, qatari, turc … de continuer à massacrer la population civile syrienne et de défier le gouvernement, n’importe quel gouvernement au monde, y compris ceux qui sont influents au sein de ce Conseil ou ceux qui se sont profondément impliqués dans les massacres en Syrie.

Tous les gouvernements ont le droit, selon leur Constitution, de défendre l’ordre à l’intérieur de leur frontière pour garantir la sécurité de leur population. Mais, une fois de plus, et en dépit de toutes les informations concernant l’implication du gouvernement turc – aussi bien celles rapportées par M. Seymour Hersh que celles éventées par des enregistrements audio entre le ministre des Affaires étrangères et le chef des services secrets turcs [7] complotant et bluffant l’opinion public par la fabrication d’une opération sous « faux drapeau » devant conduire à l’invasion militaire de la Syrie – Mme Amos a jugé qu’elle n’était pas concernée. Ce n’est pas dans son mandat !

Comme si, elle n’avait jamais entendu parler des milliers et des milliers de terroristes, de différentes nationalités, présents sur le territoire syrien… La majorité de ceux qui ont attaqué Kessab la semaine dernière venaient du Maroc et de la Tunisie. Mais ce n’est pas dans son mandat !

Ce n’est pas dans son mandat car, comme je l’ai dit, son mandat consiste uniquement à répondre positivement aux tentatives de manipulations des membres influents de ce Conseil, de sorte que leur délibération du jour sur la question syrienne aboutisse à préparer le terrain à des projets de résolution, ou autres, pouvant mener le gouvernement syrien devant le TPI. Ses actions sont désormais inféodées et son comportement est irresponsable !


Question : Vous dites que les preuves avancées par Simon Hersh, et celles apparues dans l’enregistrement audio entre responsables turcs, ont été ignorées. Avez-vous adressé des courriers, des explications, ou d’autres documents audio concernant des faits aussi graves, notamment l’utilisation des armes chimiques par l’opposition ?

Nous avons adressé des dizaines de courrier depuis le début des événements, et dernièrement nous en avons adressé une dizaine, au nom de notre gouvernement, concernant et l’enregistrement des conversations téléphoniques entre responsables turcs dont le ministre des Affaires étrangères, et l’agression militaire turque ouvertement menée contre la région de Kessab située près de la frontière syro-turque. Ceci, sans parler de mes réunions et rencontres avec de nombreux ambassadeurs et hauts fonctionnaires des Nations Unies.

Oui, nous avons informé le Secrétaire général par l’intermédiaire de la directrice de son cabinet, et j’ai moi-même informé M. Eliasson ainsi que d’autres hauts responsables aux Nations Unies de la dangereuse escalade et des manipulations du gouvernement turc.

L’article de M. Hersh est d’une grande importance puisque qu’il existe des recoupements avec les données de l’enregistrement issu du bureau du ministre turc des Affaires étrangères ; ce qui confirme absolument la participation du gouvernement turc, d’une part à l’attaque chimique de la population civile le 21 Août 2013, d’autre part à l’escalade militaire et à la fabrication d’une fausse agression syrienne cherchant à pousser le président Obama à intervenir militairement en Syrie, sous prétexte que le gouvernement syrien a dépassé « la ligne rouge ». Ce même article est aussi d’une grande importance parce qu’il indique que le président Obama était au courant des manœuvres du gouvernement turc dont la conduite va à l’encontre de toutes les lois et chartes internationales.


Question : Quelle est la position de votre gouvernement à l’égard de Genève III ou de la pause de Genève II ? Vendredi dernier a lieu une rencontre entre les militaires américains, Chuck Hagel et Martin Dempsey, et le Secrétaire général de l’ONU… que pensez-vous du Conseil de sécurité et de l’ONU ?

Concernant les pourparlers de Genève, nous attendons les initiatives de M. Brahimi. Jusqu’ici, il n’est pas revenu vers Damas et n’a avancé aucune proposition.

Concernant le Conseil de sécurité, nous avons eu à formuler de sérieuses observations… Vous vous rappelez sans doute qu’en 2008 un accord ONU/OTAN [8] a été conclu sans en référer aux États membres et sans consulter l’Assemblée générale des Nations Unies. Nous espérons que le Secrétaire général fera entendre la voix de la sagesse aux responsables militaires à Washington pour refléter la nature même des Nations Unies, fondées pour le règlement pacifique des conflits.

Question : Pensez-vous, comme le Conseil de sécurité, que le règlement du conflit en Syrie ne passe pas par la solution militaire ?

Bien sûr que nous le pensons. Nous l’avons dit à maintes reprises. C’est sur la base de cette conviction que nous avons participé aux pourparlers de Genève. Bien sûr que nous cherchons une solution politique à la crise syrienne menée par les Syriens eux-mêmes, conformément au plan de Kofi Annan et aux résolutions consensuelles du Conseil de sécurité dont la résolution 2118 [9]. Mais il est évident que nous ne pouvons pas y arriver à nous seuls. Nous avons besoin que les parties qui ont autorité sur les groupes terroristes armés exercent sérieusement leur influence pour qu’ils cessent d’envahir notre territoire, de tuer nos civils, et de violer notre souveraineté.

Question : Lorsque vous parlez de combattants étrangers, incluez-vous les Iraniens et ceux du Hezbollah ? Mme Pillay a dit qu’il y avait violations des droits humains de toutes parts, mais que les bombardements aériens et les gazages terrestres entrainaient encore plus de dommages…

En trois ans de crise, Mme Pillay ne s’est jamais rendue en Syrie et parle sans tenir compte de ce qui s’y passe réellement. Elle a négligé tous les rapports émanant des agents onusiens basés à Damas pour ne prêter son attention qu’aux rapports venant de ce qu’elle appelle « les camps de réfugiés syriens », où de nombreux opposants sont présents. Elle manipule et biaise la vérité, utilisant sa fonction pour exercer encore plus de pression sur le gouvernement syrien, ce qui constitue une violation de son mandat et de nos droits en tant qu’État membre. Nous l’avons élue pour nous représenter, non pour travailler sur d’autres agendas !

Question : Monsieur l’Ambassadeur, dois-je comprendre que vous niez toutes les allégations de violation des droits humains du côté gouvernemental ?

Absolument ! Nous l’avons dit et répété. Nous ne l’avons pas simplement nié, mais nous avons déclaré que toutes ces accusations sont fausses et non crédibles. Les membres de la dite « Commission d’enquête indépendante » ne se sont pas rendus sur place. Ils ne savent pas ce qui s’y passe. Ils n’ont pas tenu compte de nos rapports. J’ai adressé, au nom de mon gouvernement, plus de 500 lettres. Ils ne les ont pas lues ! Ils n’ont pas écouté nos déclarations. Ils le font volontairement pour que notre voix ne puissent pas être entendue par la dite « communauté internationale ». Encore une fois, tout cela fait partie d’une campagne orchestrée pour coincer et diaboliser le gouvernement syrien.

Je vous remercie !

Dr Bachar al-Jaafari

Délégué syrien permanent auprès des Nations Unies

08/04/2014

Source : Vidéo shaamnews 100

Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la réunion, à huis clos, du Conseil de sécurité de l’ONU le 8 Avril 2014

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=3vEhWvYl_8E

Texte transcrit et traduit par Mouna Alno-Nakhal pour [url]Mondialisation.ca[/url]



Notes :

[1] Atrocités en Syrie: le régime El-Assad blâmé

http://actualites.ca.msn.com/international/atrocit%C3%A9s-en-syrie-le-r%C3%A9gime-el-assad-bl%C3%A2m%C3%A9

[2] Vidéo : UN / SYRIA UPDATE
[url]
http://www.unmultimedia.org/tv/unifeed/2014/04/un-syria-update-4/[/url]

[3] Syrie : Navi Pillay prévient les autorités que le monde est témoin du carnage

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp/storyF.asp?NewsID=25986&Cr=Syrie&Cr1=#.U0WuqVcufeI

[4] Syrie : “un cauchemar” pour Navi Pillay

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/27/97001-20130527FILWWW00416-syrie-un-cauchemar-pour-navi-pillay.php

[5] Obama, Erdogan, les rebelles syriens et la ligne rouge (London Review of Books)

http://www.legrandsoir.info/obama-erdogan-les-rebelles-syriens-et-la-ligne-rouge-london-review-of-books.html

[6] Nouvel exposé de Seymour Hersh: la Turquie a organisé des attaques au gaz pour provoquer une guerre des États-Unis contre la Syrie

http://www.mondialisation.ca/nouvel-expose-de-seymour-hersh-la-turquie-a-organisee-des-attaques-au-gaz-pour-provoquer-une-guerre-des-etats-unis-contre-la syrie/5377163?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=nouvel-expose- de-seymour-hersh-la-turquie-a-organisee-des-attaques-au-gaz-pour-provoquer-une- guerre-des-etats-unis-contre-la-syrie

[7] La Turquie préparait une opération ‘sous faux drapeau’ pour agresser la Syrie

http://www.mondialisation.ca/la-turquie-preparait-une-operation-sous-faux-drapeau-pour-agresser-la-syrie/5376499

[8] L’accord secret entre l’ONU et l’OTAN

http://www.internationalnews.fr/article-29002022.html

[9] Syrie / ONU : La résolution 2118 passée au crible de la réalité…

http://www.mondialisation.ca/syrie-onu-la-resolution-2118-passee-au-crible-de-la-realite/5352346



Donc, de mémoire, il me semble que les États-Unis non pas signé pour la C.P.I., mais la Turquie... oui.. (peut-être que je me trompe dans tous les sens !!) Smile mais pendant qu'Obama légalise le cannabis, et s'occupe d'Ukraine, il y a des très grandes possibilités que toute l’organisation de malfaiteur de Tayyip Erdogan finisse très très mal !

Sur ce, allons souper et dormons du sommeil du juste ! Smile
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